Dans le Chiapas, au sud du Mexique, vivent, d'un côté, les Indiens tzotziles de San Juan Chamula , de l'autre les ladinos, Blancs de Ciudad Real, dont le riche propriétaire terrien Cifuentes, qui opprime les Indiens, usant même d'un "droit de viol" sur les jeunes Tzotziles. C'est dans ce contexte d'irréductible opposition entre les deux communautés qu'arrive un jour l'ingénieur Ulloa, animé d'idées progressistes, qui rêve de faire l'éducation politique des Indiens. Mais la "bonne nouvelle" de justice sociale qu'il apporte, dans son idéalisme ignorant de la singularité indienne, est immédiatement détournée par la communauté tzotzile, qui lui donne une ampleur mythique, en l'interprétant comme l'annonce du retour de ses propres dieux. Sous la conduite de Catalina, superbe figure d'ilol, de prophétesse inspirée, les Indiens mettent à mort le curé Manuel et crucifient un enfant indien qui sera, à l'égal du Christ pour les ladinos, leur Grand Sacrifié à eux. Puis, sous la conduite d'Ulloa, ils se soulèvent contre leurs oppresseurs. Inspirée par les rapports entre les Blancs et les Indiens du Chiapas à l'époque de la réforme agraire de la fin des années cinquante, jamais cette double tragédie - religieuse et sociale -, qui est en même temps un grand roman, n'a semblé plus cruellement d'actualité qu'aujourd'hui.
Rosario Castellanos Figueroa (25 May 1925 – 7 August 1974) was a Mexican poet and author. Along with the other members of the Generation of 1950 (the poets who wrote following the Second World War, influenced by César Vallejo and others), she was one of Mexico's most important literary voices in the last century. Throughout her life, she wrote eloquently about issues of cultural and gender oppression, and her work has influenced feminist theory and cultural studies. Though she died young, she opened the door of Mexican literature to women, and left a legacy that still resonates today.
Throughout her career, Castellanos wrote poetry, essays, one major play, and three novels: the semi-autobiographical Balún Canán and Oficio de tinieblas (translated into English as The Book of Lamentations) depicting a Tzotzil indigenous uprising in Chiapas based on one that had occurred in the 19th century. Despite being a ladino – of mestizo, not indigenous descent – Castellanos shows considerable concern and understanding for the plight of indigenous peoples. "Cartas a Ricardo," a collection of her letters to her husband Ricardo Guerra was published after her death as was her third novel, Rito de iniciación. Rosario Castellanos said of the collection of her letters in Cartas a Ricardo that she considered them to be her autobiography. Rito de iniciación is in the bildungsroman tradition about a young woman who discovers her vocation of a writer. Castellanos' poem, "Valium 10," is in the confessional mode, and is a great feminist poem comparable to Sylvia Plath's "Daddy."