Johann Sebastian Bach (1685-1750) : son nom suscite l'admiration, son art provoque l'émerveillement. Le cantor de Leipzig serait ainsi l'" Homère de la musique ", une " cathédrale éternelle " qui " domine les siècles ", voire, selon le mot célèbre de Cioran, le " cinquième évangéliste ". La figure inégalable d'un compositeur tout au service de son art et du Très-Haut. Un miracle, oui, mais aussi un mystère. Son oeuvre, d'une richesse, d'une diversité et d'une ambition inouïes, ne connut pas une grande diffusion à son époque et conserve encore de nombreuses zones d'ombre. Qu'on y songe : une cantate, une seule vraisemblablement, parmi les trois cents composées, fut publiée de son vivant ; près d'une centaine seraient perdues ! S'intéresser à Bach, c'est donc, tout d'abord, rechercher la vérité derrière la légende. Les auteurs de ce Tout Bach ont ainsi eu à coeur de revenir aux sources et d'expliquer les contextes. Découvrir et prendre la (dé)mesure de l'auteur de la Passion selon saint Matthieu , c'est également accepter d'explorer un univers aux limites proprement infinies – et l'on ne pense pas seulement à toutes les personnes qu'il a côtoyées, à tous les interprètes, à tous les musiciens, philosophes ou exégètes qui ont contribué à sa fortune posthume. Pour peu que l'on renonce d'emblée à une ambition d'exhaustivité qui tiendrait de la gageure – historiens et musicologues, inlassablement, font état de nouvelles découvertes –, un dictionnaire, dans lequel il est aussi agréable de se perdre que de se retrouver, nous a paru la forme la plus appropriée pour cerner la dimension du mythe comme de l'homme, de l'oeuvre comme de sa portée. Cet ouvrage aux quelque 800 notices se veut donc une manière d'état des lieux, une porte d'entrée dans l'univers de Bach et une façon de partager ce qu'il avait de plus précieux, sa joie. Bertrand Dermoncourt.
A few years ago, a cultural magazine titrated: Bach, the man which is on first-name terms addressed (in french tutoyer is easier) as God. Difficult to better define the proximity between Bach and the transcendence. Thus a dictionary on Jean-Sebastien: 800 items, all is there. All? I'm in doubt. It's impossible to all describe. For me one interesting point is the relation between Bach and mathemetics and especially guematry. When you listen to Bach, you hear the contrepoint. This musical articulation regular like breath. The patterns develops in hypnotic volutes which roll up between them. Listen to "der kunst der fugue" in the version Jordi Savall or Akadémie für alte music Berlin. In guematry, by the value of the BACH letters, the sum is 14. 1 + 4, 1 is for God, 4 is 2x2, 2 is for human. 28 is very present in the nomber of partition. We need 28 musicians for the concertos brandbourgeois. Why the mass in si, the last one is a catholic mass in its structure... Many enigms... Listen to Bach is not only listening music.
PS Rinaldo Alessandrini is a young and brilliant italian baroc director. With his orchestra, concerto italiano, he had recorded Bach but also many italian baroc music especially unknown opera of Vivaldi.
Written in French. An essential book for any music lover who reads French well! A wonderful dictionary relating to all aspects of Bach, his life and music.