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Ecris la vie

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130 pages, Paperback

Published September 16, 2005

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Abdellatif Laâbi

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Arabic: عبد اللطيف اللعبي

Abdellatif Laâbi is a Moroccan poet, born in 1942 in Fes, Morocco.

Laâbi, then teaching French, founded with other poets the artistic journal Souffles, an important literary review in 1966. It was considered as a meeting point of some poets who felt the emergency of a poetic stand and revival, but which, very quickly, crystallized all Moroccan creative energies: painters, film-makers, men of theatre, researchers and thinkers. It was banned in 1972, but throughout its short life, it opened up to cultures from other countries of the Maghreb and those of the Third World.

Abdellatif Laâbi was imprisoned, tortured and sentenced to ten years in prison for "crimes of opinion" (for his political beliefs and his writings) and served a sentence from 1972-1980. He was, in 1985, forced into exile in France.[2]

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March 12, 2026
Poésie Partisane

J'ai bien aimé ce recueil de poésie par moment ludique, avec ses insers d'enseignes publicitaires, avec ses prises à partie du lecteur ('La page dite blanche', le poème sur les attentats de Madrid en 2004, le poème pour Tahar Djaout, assassiné à Alger en 1993...). Ce qui m'a semblé moins accrocheur, c'est l'hermétisme résolu de certains des poèmes.



Extraits:
'L'œil du dedans ne s'est pas ouvert
Tant s'en faut
Qu'attend-il ?
Les larmes stériles de la douleur
La faillite retentissante de l'amour
Une nouvelle guerre qui arrachera de l'âme la dernière, mais vraiment dernière
des illusions
ou la découverte d'une planète
enfin peuplée
comme la nôtre ?'



'Les signes sont là
et vous passez
revêtus
de la même tunique
des passions délavées
Ruines de l'âme
comme vous me semblez belles
dans ce crépuscule
qui dit son nom'



'Ô mon ami
dors bien
tu en as besoin
car tu as travaillé dur
en honnête homme
Avant de partir
tu as laissé ton bureau propre
bien rangé
Tu as éteint les lumières
et puis en sortant
tu as regardé le ciel
son bleu presque douloureux
[...]'
[écrit à la mémoire de Tahar Djaout, assassiné en 1993 à Alger]



'nous pensons à toi Florence
en espérant qu'un œil s'ouvre dans notre cœur
et nous révèle
ce que nous ne savons plus voir :
nos gestes quotidiens de petits prédateurs
qui rarement s'ignorent
la couleur du mensonge étalé sur toute la palette des discours
la cassure irrémédiable de notre planète
pour mieux séparer
les élus des laissés-pour-compte
la toile solide
de l'araignée de l'indifférence'
[à Florence Aubenas]



[...] La couleur
est celle d'une colonne de poussière par grand vent
L'odeur
des relents de suaire et de prison
De quelle contrée aride des idées vient-il
en se crépuscule du sens et de la raison ?
Le bannir ?
Je veux bien
à condition de réhabiliter
la face humaine
à l'endroit du déni
et de l'humiliation
envers et contre tous les voiles.'


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