Son unique obsession était la peinture : elle était son souffle, son sang. Quand Nicolas de Staël (1914-1955) se donna la mort, à quarante et un ans, il laissait plus de mille tableaux, autant de dessins, et l'énigme d'une vie menée au galop. Insolent et généreux, Staël savait masquer sous le rire les failles d'une enfance brisée par la révolution russe de 1917 et les rigueurs d'un exil polonais. La reconnaissance arriva des États-Unis, alors qu'il avait trente-neuf ans. Trop tôt ou trop tard : il s'était déjà réfugié en Provence, écrasé de gloire, fraternisant avec René Char, brûlant sa vie. Sa morale tenait en quelques mots : " Il faut travailler beaucoup, une tonne de passion et cent grammes de patience. " Voici la chevauchée de ce prince foudroyé.
Cette biographie très fouillée, et contenant citations et témoignages multiples, ne cesse de captiver l’attention car Greilsamer, journaliste au Monde, est un auteur expérimenté et passionné par son sujet.
Et il y a de quoi. Si Nicolas de Staël vient d’une famille aristocratique russe dont l’origine commence au IXème siècle en Allemagne, son titre the noblesse est la peinture, toujours la peinture.
Pour elle, il s’adonne, s’abandonne, expérimente, commençant par le figuratif, puis explorant l’abstrait, revenant ensuite au figuratif qui ne cessera jamais vraiment d’être un peu abstrait. Même lorsqu’il est non-figuratif, il y a un corps à corps avec ses gouaches et ses huiles qu’il traite comme une chair abondante, ajoutant couches, épaisseur et couleur, dont ce rouge qu’il invente.
S’il a des relations, amitiés de poètes, peintres célèbres (dont Braque) et marchands de tableaux qui l’encouragent et qu’il entretient ou néglige à sa guise ; s’il se marie et a des enfants, la peinture est son unique maitresse. Vivant dans la plus grande pauvreté, il parvient toujours à obtenir pinceaux, térébenthine, et toujours ces pots de peinture qu’il étale sur la toile avec ses couteaux et sans la moindre économie.
Staël est un maitre de l’espace. Ses paysages marins recherchent l’infini. On le retrouve enfermé dans une tour abandonnée ---près de cette mer qu’il décrit sur la toile comme un poète --- devenue son dernier studio alors qu’il est maintenant riche et célèbre. Il a tout, excepté l’amour de cette femme qui l’obsède. Ou peut-être a-t-il tout et n’a-t-il plus rien à dire lorsqu’il se donne la mort, car la peinture de cet idéaliste et innovateur reste avant tout une quête.
I had expected more of this biography of the painter Nicolas De Stael. This is the type of book where the reader is provided with more information about the subject's ancestors in the 16th century, than about his formative years. Lots of adjectives, little hard data. Lots of quotations about Art and Painting from Nicolas de Stael and his artistic friends, but I suspect they were carefully selected to contribute to the myth of the tormented artist.
There were too many threads that were left unconnected, for me. He spent several years in Brussels, being fostered/hosted by friends of his late mother, to the point that he called them "maman" and "papa" - yet these folks suddenly disappear from the story. Did he break with them completely over his choice of career? How do we reconcile the image of the devoted husband with that of a man who remarries within a few weeks after his first companion's death? And what, exactly, was the nature of the fracas over his work being figurative vs. abstract?
Un tres beau livre, une belle vie, plein de passion…He lived a rich and interesting life, just far too short. The book presents the difficulties for the artist to grow and evolve once some success and recognition have been earned…
Trop génial, toute la vie de Nicolas de Staël mais raconte en mode roman donc super simple à lire, très très stylé de le lire en suivant un peu de quelles œuvres on parle pour bien resituer tt ses bails j’ai adoré