Quand s'ouvre le procès Kravtchenko contre les Lettres françaises, le 24 janvier 1949, il apparaît tout de suite que ce procès en diffamation va tourner au procès du régime soviétique et que la question de fond qui est posée là est celle de l'existence de camps de concentration en URSS. Les Lettres françaises appellent des témoins prestigieux qui affirment sous serment qu'il n'y en a pas et qu'il ne saurait y en avoir. On n'a encore entendu parler ni d'Une journée d'Ivan Denissovitch, ni de Soljenitsyne, ni du mot "goulag". Kravtchenko, lui, a fait venir des victimes, des "personnes déplacées". Et parmi ces témoins, une femme, Margarete Buber-Neumann, dont le témoignage produit un effet considérable.
Nina Berberova (qui passe sa dernière année en France) se trouve sur les bancs de la presse. Elle a compris ce qui se joue dans ces débats : non pas le sort de Kravtchenko, auquel elle ne s'intéresse guère, mais... la vérité. Sa stupeur d'émigrée consternée par l'aveuglement des témoins de la défense, sa révolte contre le prestige usurpé d'un pouvoir criminel, et sa détermination à saisir l'occasion du procès pour contribuer, si peu que ce soit, à l'émancipation de l'opinion occidentale, lui inspirent des portraits, de petits commentaires incrustés dans le compte rendu, parfois simplement des sous-titres - mais ils sont acérés comme des fléchettes d'acier. (...)
C'est cela, l'effet Berberova : la rigueur du compte rendu, l'acuité du regard, la nécessité de la justice et l'efficacité du style.
Nina Nikolayevna Berberova was a Russian writer who chronicled the lives of Russian exiles in Paris in her short stories and novels. She visited post-Soviet Russia and died in Philadelphia.
Born in 1901 to an Armenian father and a Russian mother, Nina Berberova was brought up in St Petersburg.[1] She left Russia in 1922 with poet Vladislav Khodasevich (who died in 1939). The couple lived in several European cities before settling in Paris in 1925. There Berberova began publishing short stories for the Russian emigre publications Poslednie Novosti ("The Latest News") and Russkaia Mysl’ ("Russian Thought"). The stories collected in Oblegchenie Uchasti ("The Easing of Fate") and Biiankurskie Prazdniki ("Billancourt Fiestas") were written during this period. She also wrote the first book length biography of composer Peter Ilyich Tchaikovsky in 1936, which was controversial for its openness about his homosexuality. In Paris she was part of a circle of poor but distinguished visiting literary Russian exiles which included Anna Akhmatova, Vladimir Nabokov, Boris Pasternak, Tsvetaeva and Mayakovsky.
After living in Paris for 25 years, Berberova emigrated to the United States in 1950 and became an American citizen in 1959. She began her academic career in 1958 when she was hired to teach Russian at Yale. She continued to write while she was teaching, publishing several povesti (long short stories), critical articles and some poetry. She left Yale in 1963 for Princeton, where she taught until her retirement in 1971. In 1991 Berberova moved from Princeton, New Jersey to Philadelphia.
Berberova’s autobiography, which details her early life and years in France, was written in Russian but published first in English as The Italics are Mine (Harcourt, Brace & World, 1969). The Russian edition, Kursiv Moi, was not published until 1983.
Dove, a buon intenditore, si dimostrava già nel \949 che Stalin era il gemello slavo del germanico Hitler, cui faceva difetto solo la teutonica teknika. Viceversa il mondo comunista o simpatizzante ne esce con le ossa rotte con il senno di poi... un mondo dove la menzogna era la base del credo politico, e ove fior di intellettuali magnificavano le sorti di chi viveva nel Paradiso comunista.... Poveri stolti, ignoranti o peggio complici... se ne raccomanda la lettura per vedere fino a che punto la ideologia possa rovinare l'umanità.... Poi occorre tornare a Vasiliy Grossman - Vita e Destino, o a Todorov, memoria del male tentazione del bene...
Compte rendu beaucoup trop détaillé d'une affaire en justice. Un demandeur d'asile Russe aux États Unis(1944) attaque un journal Français pour diffamation et calomnie après que celui-ci l'accuse d'être un traître et de ne pas avoir écrit lui-même le livre dans lequel il explique sa "défection". Ce que je trouvais intéressant dans le livre n'est pas d'apprendre quoi que ce soit sur les défauts de l'URSS sous Staline (le mot défauts est trop faible) mais de voir comment la période de "post-truth" de l'ère Trump et de l'ère des réseaux sociaux a ses racines dans les états totalitaires. Il n'y a pas de vérité, même pas de vérité juridique; la vérité est ce qui m'arrange à moi.
In 1949 a French communiste magazine attacked In an insulting manner Kravtchenko who had published a book about the repression. In USSR . Kravtchenko took them to court, the case was hotly debated, at the time the French Communist. Party was making 33%! Of the votes.. But Kravtchentko won