L’humanité s’est depuis longtemps dispersée dans les étoiles et un gigantesque empire galactique rassemble le peuple des hommes. Mais un jour, un monde reculé est anéanti par une puissance inconnue, un mystérieux Adversaire qui pourrait bien précipiter l’humanité vers son crépuscule. À l’aube de ce cataclysme, Tjasse est sur le point de tout perdre, Czar Santo, truculent détective de la cité orbitale est contacté par un puissant client et Giana Miracle, soldate des Forces de la Communauté, est chargée de mater une révolte populaire. À priori, rien ne les rassemble. Pourtant, leurs destins vont inexorablement s’entremêler à celui de l’humanité tout entière, cette humanité née sur la Terre originelle, dont les chants et les poèmes résonnent encore et forgent la légende des siècles.
Amoureux de l'Afrique et des voyages en général, Olivier Bérenval a travaillé dans l’aide internationale au développement et la finance. Ianos, son premier roman remarqué est l’aboutissement de son expérience professionnelle particulièrement riche et d'une réflexion poussée sur les futurs possibles de notre monde. Il rend hommage à ses auteurs de pré Wilson, Baxter, Silverberg, Heinlein, mais il crée surtout une nouvelle voie dans le panorama de la SF francophone.
En conclusion, je dirais tout ça pour ça! J'ai des sentiments mitigés par rapport à ce livre. Tout emballé que je suis par la richesse de l'univers qui nous est décrit et par son histoire, je suis déçu par une intrigue digne d'une série Z. J'ai l'impression d'avoir regardé un film en audio description ou la narration donne la priorité au décor sur les personnages, des personnages brinqueballés d'un décor à l'autre sans vraiment de raison si ce n'est que l'on sent le plaisir de l'auteur à décrire ces mondes, à créer cet univers. Finalement, ma plus grosse déception vient du caractère trop humain d'un adversaire que l'on décrit avec insistance comme non humain. Mais comment inverser ce rapport quand l'auteur est lui même humain? Un jour, dans le cadre d'écriture de scénario pour un jeu de rôle, l'on m'a dit que j'étais trop humaniste pour représenter une civilisation extra terrestre crédible, peut-être en est-il de même pour Olivier Bérenval? Ce n'est sûrement pas un défaut, juste un biais dans l'écriture qui ici nuit à la crédibilité de l'adversaire.
Bon, je n’ai honnêtement pas grand chose à dire de ce livre … Si ce n’est que je suis assez déçue. J’avais adoré Ianos, le premier livre que j’ai pu lire de l’auteur. Je l’avais trouvé subtil, intéressant, les thèmes abordés étaient clairement recherchés et j’avais pris beaucoup de plaisir à me plonger dans son univers. Autant dire que je n’ai pas du tout retrouvé cette impression avec Nemrod. Déjà, le livre est long, et lent. J’ai l’impression que l’auteur a voulu faire rentrer tous les détails qu’il avait dans sa tête dans son histoire, et ça laisse une impression de fouillis, de trop, de bla-bla. Il y a énormément de détails, mais paradoxalement, j’ai trouvé la plupart des personnages extrêmement plats, et je n’ai pas pris plaisir à suivre leurs aventures. Ca, et les horribles scènes de sexe lesbien tout droit sorti du cerveau d’un homme hétérosexuel … Bah.
J’ai hâte de voir les prochains projets de l’auteur, mais pour ce qui est de celui-ci, je le laisserai gentiment de côté.