Le meurtre du grand roi a eu lieu. C’est le sujet d’Agamemnon, la première pièce de la trilogie d’Eschyle que depuis vingt-cinq siècles nous appelons l’Orestie. Lui succèdent les deux pièces réunies dans ce volume, les Choéphores, ou « Les Verseuses de libations », et Les Euménides ou « Les Bienveillantes ». L’une célèbre la vengeance rituelle d’un meurtre horrible par une exécution scandaleuse, qui demande à son tour une purification : deux enfants tuent leur mère, une reine, et son concubin. Les libations répétées, offrandes ou sacrifices, ne se concilieront pas les morts. L’autre conduit au lent ralliement des puissances souterraines qui défendent les victimes des crimes de sang. L’unité des deux pièces apparaît dans le fait qu’elles appartiennent toutes deux aux suites et aux lourdes conséquences d’un désastre primordial : pourtant elles ont chacune un monde à elle, l’un humain, l’autre divin : elles sont jouables conjointement ou séparément. Leur traduction a pu donner dans le passé des chefs-d’œuvre de pompe ou d’éloquence, mais jamais sans doute la lecture brute des mots et de la métaphore grecque n’a aspiré aussi intensément à rencontrer le théâtre et son ouverture à la modernité, sur le terrain de la langue étrangère. L’alliance se cherche entre le déchiffrement patient de la lettre et l’oralité éclatante de la performance.
Cette trilogie théâtrale met en scène l'invention de la justice humaine. Un père, Agamemnon, sacrifie sa fille, Iphigénie ; la mère, Clytemnestre, tue son mari pour se venger ; le fils, Oreste, tue sa mère, ainsi chaque crime est puni par un autre crime. La justice se confond avec la vengeance et plane sur cette famille comme une malédiction. Et la malédiction ne s'arrête pas, puisque Oreste est poursuivi sans relâche par les Erinyes, de vieilles déesses qu'on pourrait associer aux remords. Oreste supplie Athéna de l'aider, celle-ci décide de remettre son sort entre les mains d'un jury populaire. Ce tribunal ne tranche pas vraiment la question et vote à moitié pour sa culpabilité et à moitié pour son acquittement. Mais Athéna prend parti pour Oreste qui est finalement acquitté et, pour calmer les Erinyes, furieuses de ce jugement, elle leur propose de devenir des déesses honorées dans sa cité : les Bienveillantes. Deux ou trois choses m'ont particulièrement interpellées. D'abord, la première pièce de cette trilogie commence avec le retour victorieux d'Agamemnon de la guerre de Troie. Il est présenté comme un héros et le sacrifice d'Iphigénie appartient au passé. Clytemnestre joue le mauvais rôle, non seulement elle assassine le héros, mais en plus elle nous est présentée comme fourbe, elle a trompé son mari et usurpé le pouvoir. Toutes ces astuces rendent le matricide d'Oreste beaucoup plus acceptable pour le spectateur. L'intervention d'Athéna met fin au cycle du crime et la justice qu'elle instaure parait sage, mais elle reste une déesse et cette justice n'a d'autre fondement que son autorité. Une déesse qui est autant une reine qu'un Dieu. D'ailleurs, au bout du compte, c'est elle qui acquitte Oreste, pas les hommes.
eu não gosto do estilo; ou está mal traduzido. Não sei, é sempre uma desilusão para mim ler estas tragédias gregas. Nas coéforas, Orestes fingindo-se estrangeiro regressa Argos onde mata a mãe Clitemnestra e seu amante Egisto, em vingança de estes terem morto o seu pai Agamémnon. As euménides. A cena primeiro é em delfos e depois em atenas. em resumo é o julgamento de Orestes por ter morto a mãe Clitemnestra, assentando a sua defesa no facto de se tratar de uma legítima vingança de clitemnestra e egisto terem morto agamémnon pai de orestes. Em atenas, a nova Deusa, Palas atena é mais compassiva e acho que os atenienses até perdoam a orestes.
J'ai adoré la fatalité de l'histoire, le fait que le fils doit tuer sa mère pour venger son père et qui se fait ensuite poursuivre par les Érinyes, car il a commis un matricide.
Par contre, la longueur des notes de bas de page sont trop conséquentes par rapport au texte en lui-même et cela apporte une lourdeur indésirable.
Les reviews des différents textes ont été rédigés avec chaque ouvrage en conséquence.