Entre réalité et présage, Le sort de Fille nous plonge dans les zones d'ombre de la conscience humaine. Prisonniers d'eux-mêmes, les personnages portent le poids de blessures jamais cicatrisées. D'une écriture lucide et incisive, chacune de ces sept nouvelles laisse percevoir que c'est à coup de deuils qu'on se construit, et ce même dans l'univers parfait de la culture.Prix Adrienne-Choquette 2006Finaliste au Prix littéraire des collégiensFinaliste au Prix du Gouverneur généralFinaliste au Prix de la ville de Montréal
« J’ai passé mes doigts sur les ventouses d’un poulpe qu’on a sculpté sur le pied du bénitier et au fil de rêveries, le Moyen Âge de nouveau s’est imposé, le Moyen Âge ou quelque autre temps béni où la parole était magique. Il suffisait de raconter le miracle d’un saint pour voir le miracle se répéter. Les grippes se guérissaient avec des récits de guérison. L’amour s’appelait avec un poème. J’aurais été roi et maître dans un monde comme celui-là. » Page 110.
7 nouvelles différentes, mais similaire à la fois. J’aurais du le lire de manière plus découpée (1 nouvelle à la fois). Je l’ai trouvé un peu décousu et en surface, je n’ai pas compris la morale de chaque nouvelle.
Une écriture magnifique, soignée et musicale, jamais en lourdeur ou en prétention. Le contraste entre les références littéraires et le milieu banlieusard est réussi. Une intéressante réflexion sur la famille, l'initiation, l'adolescence, sans toutefois être prosaïque ou moralisatrice. Certaines nouvelles n'ont pas 'cliqué', mais il y a définitivement quelque chose de spécial dans cette œuvre.