Une vieille femme, réputée pour être une sorcière, fait croire à un roi féroce et superstitieux que son destin est lié à celui d'un de ses sujets, Aïrolo, un voleur épris de liberté. Fanfaron et rebelle, Aïrolo est à la fois héroïque et bouffon : «Le prince est la médaille, et je suis le revers». La rencontre de ces deux êtres que tout oppose produit une comédie carnavalesque, drôle, touchante et profonde, où la plus grande liberté se met au service d’un amour heureux mais menacé.
Cette histoire fait partie de la collection de pièces de théâtre publiées sous le titre Théâtre en liberté.
After Napoleon III seized power in 1851, French writer Victor Marie Hugo went into exile and in 1870 returned to France; his novels include The Hunchback of Notre Dame (1831) and Les Misérables (1862).
This poet, playwright, novelist, dramatist, essayist, visual artist, statesman, and perhaps the most influential, important exponent of the Romantic movement in France, campaigned for human rights. People in France regard him as one of greatest poets of that country and know him better abroad.
Mangeront-ils est une pièce écrite en parallèle du roman l'Homme qui rit. L'un est un chef d'œuvre, l'autre une calamité. Aïrolo, personnage bouffonesque hugolien voit son destin lié à celui d'un roi cruel et tyrannique le jour où il sauve une étrange sorcière centenaire et lui permet d'avoir une jolie mort sur un lit de mousse et d'herbe. J'imagine qu'à cent ans on est moins regardant. La vieille sauve ainsi la vie du voleur Aïrolo (tu m'étonnes qu'avec un nom pareil on finisse par voler du pain...) en affirmant, avant de crever, ce qui dure des plombes, au roi, qu'il vivra autant de temps qu'Aïrolo vivra. Le roi se montre ainsi fort doux, comme un agneau avec l'autre con qui grimpe aux arbres rien que pour narguer le tyran. L'intrigue est également composée d'une histoire d'amour entre Lord Slada et Lady Janet (aucun effort pour les noms, sérieux) qui ne se nourrissent que d'amour. La pièce s'intitule donc "mangeront-ils" en rapport à ces deux amants qui ont le cœur empli d'amour mais l'estomac vide, face au cœur vide du roi qui aime se remplir la panse.
« […] Mon rêve Commence dans le ciel et dans vos bras s’achève, Je monte quand je viens de l’empyrée à vous, Et je ne suis jamais si haut qu’à vos genoux. »
magnifique pièce, un de mes textes préférés d’Hugo sans hésitation ! un bel hommage à The Tempest de Shakespeare, tout en y ajoutant juste ce qu’il faut de grotesque, de sublime—d’hugolien.
On retrouve tous les thèmes chers à Hugo (l'amour passionnel, le tyrannisme, le banni, etc..), dans une pièce dynamique, drôle, en rimes faites d'alexandrins, très inspirée. Du grand art ! Mérite d'être lue, rien que pour le titre de la pièce !