Quand Alexandre Jardin avait publié Fanfan, voici quinze ans, il avait mis en scène un héros, Alexandre, qui, craignant d’user son amour pour Fanfan, n’en finissait pas de faire durer les commencements et de prolonger interminablement des marivaudages charmants mais vains. A l’évidence, ce romantisme avait échoué puisque Alexandre et Fanfan s’étaient séparés à la fin du roman… Or, voici l’acte II de leur belle histoire : « quinze ans après », donc, Fanfan et Alexandre se retrouvent, à la suite des manigances de deux personnages secondaires, un éditeur et un producteur, qui ont tout intérêt à exploiter, au cinéma et dans l’édition, les produits de ces retrouvailles. Pourtant, les deux héros ont bien changé : Fanfan, échaudée par deux mariages ratés, ne veut plus s’engager dans quelque aventure conjugale ; à l’inverse, Alexandre s’est converti à l’idée que l’amour – et même le mariage – peut être une exaltation de chaque jour, de chaque heure, à condition d’être doué pour « l’enchantement casanier ». A partir de ce double proramme affectif, Fanfan et Alexandre vont donc réinventer leur couple. Y parviendront-ils ? A quel prix ? Jusqu’à quand ? En tout cas, c’est sur ce thème que brode avec brio un Alexandre Jardin en grande forme. A son couple fétiche, il adjoint des seconds rôles, notamment une certaine Faustine, nymphomane et cruelle. Fanfan, Acte II devrait permettre aux nostalgiques de l’Acte I de retrouver leurs héros – et d’appprendre à mûrir, sinon à vieillir – en leur compagnie.
Alexandre Jardin, né le 14 avril 1965 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et un cinéaste français.
Il est le fils de Pascal Jardin, écrivain et scénariste et le petit-fils de Jean Jardin (1904-1976), homme politique, éminence grise de Pierre Laval. Il a 2 frères et une demi sœur. Il se marie à l'âge de 23 ans et a cinq enfants.
Il écrit à 20 ans son premier roman, intitulé Bille en tête (1985) (prix du 1er Roman en 1986). Il obtient en 1986 son diplôme de Sciences po. Il est réalisateur de plusieurs films dont Bille en tête ou Fanfan, mais a aussi été, à l'époque chroniqueur au Figaro.
En 1988 il reçoit le prix Fémina pour son livre : Le Zèbre. Ouvrage qui sera adapté au cinéma par Jean Poiret en 1992 (avec Thierry Lhermitte dans le rôle principal).
Il a été chroniqueur littéraire pour Canal+ dans l'émission Nulle part ailleurs (avec Philippe Gildas et Antoine de Caunes).
En tant qu'écrivain, ses principaux thèmes sont l'amour à la Feydeau et la pédagogie. Il aborde la peur de la monotonie et le regain de la première flamme amoureuse. Une particularité remarquée, des enfants émerveillés sont souvent mis en scène.
En 1999, il est à l'origine de la création de l'association « Lire et faire lire » avec le journaliste Pascal Guénée.
En 2002, il poursuit son engagement associatif avec la création de l'association Mille Mots pour laquelle des bénévoles retraités interviennent en prison. Il est également parrain de l'association Unis-Cité qui propose un service civil volontaire aux jeunes âgés entre 18 et 25 ans.
En 2004 il écrit une série d'ouvrages destinés aux adolescents, Les Coloriés.
Il publie le 1er avril 2008, Chaque femme est un roman, une série de portraits de femmes.
Son dernier roman, Quinze ans après, sort en Octobre 2009 chez les Éditions Grasset.[
J’ai préféré le premier, mais finalement, tout est bien qui finit bien dans celui-ci aussi, et j’ai beaucoup aimé la morale de l’histoire: « s’aimer tous les jours pour toujours ». J’ai adoré suivre l’évolution du personnage d’Alexandre, qui passe d’un jeune homme complètement fasciné par les prémices de l’amour, terrorisé à l’idée que ça disparaisse, à un homme plus confiant et posé, qui veut tout simplement savourer le quotidien. J’adorerais qu’il y ait une adaptation cinématographique de la suite, avec Sophie Marceau aussi!🫶🏻
Mon premier livre de cet auteur … et le dernier . Agaçant , sans intérêt, des personnages horripilants au plus haut point. Je ne l’ai fini que parce que j’ai un mal fou à abandonner un livre. Mais en survolant pas mal de paragraphes .
Pourquoi ça ne m’a pas plu ? Ce livre semble mêler deux genres : l’autobiographie et la fiction. Et l’autobiographie ce n’est vraiment pas mon genre, sauf quand l’auteur a quelque chose d’intéressant à dire. Cependant je ne connais pas assez Monsieur Alexandre Jardin pour me trouver passionnée par ses [faux ?] problèmes de cœur. Ne pas avoir lu le premier tome n’est pas un problème, il m’a semblé que les 50-60 premières pages ne faisaient que résumer le précédent ouvrage. De plus les personnages m’ont agacée au plus haut point. Alexandre est exaspérant. Je ne trouve pas d’autre mot. Je ne suis pourtant pas sans cœur d’habitude. J’aime beaucoup les histoires d’amour et je compatis lorsqu’elles sont impossibles que ce soit temporaire ou pas, mais là il ne m’a fait ni chaud ni froid. Fanfan, la femme dont il est toujours follement amoureux, est insipide, du moins dans la partie que j’ai lue. Ou plutôt, elle n’est pas assez présente. Il me semble que c’est tout de même le personnage le plus important (elle est dans le titre et tout le temps dans les pensées d’Alexandre, bref elle est au centre de l’attention) et on lui accorde un rôle insignifiant. Enfin, Faustine, une pâle copie de Mme de Merteuil des Liaisons dangereuses. Elle ne lui arrive même pas à la cheville et elle est exécrable. C’est simple, à chaque passage parlant d’elle j’avais tout simplement envie de refermer mon livre ou de sauter le passage. C’est un personnage détestable, très réussi sur ce point ! Je ne parlerai pas des personnages secondaires, que je n’ai pas eu le temps de connaitre et de comprendre. Le tout desservi par un style pompeux et lourd, loin d’être fluide. Il est impossible de se laisser porter par le flot des mots et je trouve ça très dommageable.
Je tiens tout de même à dire que la couverture est sublime, c’est d’ailleurs ce qui m’a attiré avant tout. Je pense aussi que j’ai mal compris le résumé. Je m’attendais vraiment à une lecture plus légère, à y trouver même de l’humour. [Il y en a peut-être dans la seconde moitié qui sait !] Ce n’était peut-être pas le bon moment pour moi de lire ce livre, je n’ai sans doute pas l’expérience de la vie nécessaire. Malheureusement rien ne m’a retenue.
En conclusion, un livre que je ne recommande pas forcément à tout le monde. L’histoire ne m’a pas intéressée, les personnages m’ont paru bien fades et le style n’a rien arrangé. Peut-être qu’une relecture d’ici quelques années changera ma perception des choses … affaire à suivre donc.
Difficile de se replonger dans le vieil univers d'A. Jardin après la lecture de "Des gens très bien". Si clairement ce dernier livre marquait une cassure d'avec son ancien style, celle-ci m'est apparue d'autant plus évidente lors de ma tentative de me replonger dans l'univers de Fanfan. Si Fanfan était à l'époque rafraichissant, j'ai trouvé "Quinze ans après" un tant soit peu redondant. Pas mauvais, mais pas excellent non plus.
I don’t wanna be ruining Fanfan ending by talking about Quinze ans après. One thing to say is that it was a less-exciting read. It felt like a repetition and failed to re-create the first excitement of Fanfan.