La Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l'église, une fillette supplie le prêtre de l'aider : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s'appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots... la fillette s'enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n'acceptera jamais de rival...
" On s'accroche à ce roman comme à une furieuse envie de vivre. René Manzor prouve en signant ce récit qu'il est de la trempe des plus grands auteurs de thrillers anglo-saxons. " Le Figaro littéraire
Je n'ai pas du tout aimé. L'intrigue est abracadabrante et on n'y croît pas une seconde. Entre les détails qui tuent (ça se passe aux États-Unis mais on se vouvoie ou tutoie), les dialogues qui sonnent faux et un style affreux où l'auteur utilise des guillemets dès qu' il ne trouve pas le mot juste, j'ai peiné à finir.
On se retrouve aujourd’hui avec Les âmes rivales, de René Manzor. J’ai découvert cet auteur en 2014 avec Celui dont le nom n’est plus, un thriller mené tambour battant que j’avais beaucoup aimé et qui m'avait donné envie de découvrir d’autres livres de Manzor. C'est à cette époque que Les âmes rivales a rejoint ma PAL, où il s'est blotti pendant quelques années. Il en sort aujourd’hui à l’occasion d’une lecture commune avec ma complice du week-end, Stellade.
Tout débute avec Cassandre, dont on fait connaissance au début de l’adolescence alors qu’elle vient se confesser auprès du Père Arthur. Elle se dit sous l’emprise d’un homme que personne d’autre qu’elle ne voit et elle est de toute évidence terrifiée. Désarçonné, le prêtre ne sait pas très bien comment l’aider alors il ne fait rien. Quelques années plus tard, on retrouve Cassandre sur le point de se suicider. Thomas, professeur de philosophie et lui-même père d’une adolescente de treize ans, l’en empêche in extremis. C’est le début d’une dramatique histoire d’amour…
Cependant, ne vous attendez pas à de la romance, même s’il y en a un peu dans Les âmes rivales ! Non, il y sera plus question d’un shaman amérindien, de réincarnation ou encore de possession... Une histoire assez ambitieuse qui se déroule à toute vitesse, sûrement un peu trop vite d’ailleurs. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue et ses nombreux rebondissements, certains événements avaient une fâcheuse tendance à sortir de nulle part : Thomas qui tombe amoureux fou d’un claquement de doigts ; Cassandre, muette depuis six mois, qui confie soudain son histoire abracadabrante à un total étranger, etc. …
Le genre de choses qui facilitent le travail de l’auteur, mais qui font aussi tiquer le lecteur. Sans gâcher tout à fait la lecture, disons que cela enlève une part de crédibilité à l’ensemble et c’est un peu dommage. Malgré tout, j’ai bien aimé le personnage de Thomas, soumis au surnaturel et dont les croyances évoluent dans le temps, son amour pour sa fille, sa détermination. J’ai également apprécié que l’auteur nous révèle l’histoire de Jahal ce qui, faute de nous le rendre sympathique, nous rend néanmoins son attitude intelligible. Et puis René Manzor va au bout des choses dans le dénouement et j’ai aimé ce courage sans manichéisme.
En bref, un premier roman avec beaucoup de potentiel mais aussi tous les défauts que l’on peut attendre d’une première fois. Une intrigue mystérieuse, un rythme très soutenu entrecoupé de retournements de situation et des personnages plutôt attachants, mais aussi quelques facilités qui font perdre en crédibilité et donnent l’impression que tout ça est un peu tiré par les cheveux. Cela se lit très facilement, mais j’ai bien peur d’oublier cette histoire très vite !
Sur le papier, ce livre avait tout pour, non pas me déplaire, mais, nuance, ne pas me plaire (eh bah oui, il ne manquerait plus que ce soit la faute de l’auteur si, à la base, je ne suis pas friande, mais alors pas du tout, de romans de ce genre, et, par « genre », j’entends des histoires mêlant phénomènes surnaturels, mysticisme et autres choses du… genre). Pourquoi l’avoir lu alors ? Parce que la lecture, c’est aussi le plaisir de se lancer des défis et sortir de sa zone de confort. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas un coup de cœur (il ne faut quand même pas pousser la cartésienne que je suis dans les grigris) mais j’ai A.DO.RÉ ! Maintenant, il va falloir que je parvienne à vous en parler, voyons donc comment je manzor (et il n’y a que moi que ce jeu de mots fait rire, n’est-ce pas ?).
Nous sommes en 1975 (ouf ! je n’étais pas encore née), à La Nouvelle-Orléans (forcément). Une fillette pas plus haute que trois pommes (des poires et des scoubidoubi-ou ah) prie (je ne pouvais choisir de meilleur verbe, vous allez voir) un prêtre (alors, vous avez vu ?) de lui venir en aide : un homme, qu’elle est la seule à voir (en tout cas, elle, oui, pour répondre à ma question), ne cesse de la harceler, allant jusqu’à l’empêcher de se rapprocher de qui que ce soit. Peut-il la délivrer du Mal ? L’homme à la chasuble, qui est un peu comme une cape de super héros, a beau essayer de la rassurer, rien n’y fait, il ne peut pas la sauver. Dix ans plus tard, la fillette, devenue femme, est toujours hantée par cet être fantasmagorique qui affirme être son âme sœur. Le jour où Cassandre tombe amoureuse, d’un autre, la situation dégénère.
Quoi ? Parce qu’en plus il y a une histoire d’amour ? Et oui ! Et quelle histoire !
René Manzor est la preuve vivante qu’il ne faut jamais dire jamais.
Il est parvenu à me faire lire ce roman d’une seule traite, désireuse que j’étais de découvrir ce qui allait se passer et ce, malgré (mais aussi surtout) un retournement de situation, au tout début du récit, qui aurait pu réfréner mes ardeurs. Il y a du suspens, il y a des frissons, il y a des frémissements, il y a des soubresauts, il y a des tressaillements, il y a de l’émoi, il y a de l’émotion.
Bref, ce fut le (mon) premier, mais ce ne sera certainement pas le dernier !...
Ce livre a été bien agréable à lire. Si le début fait songer à du Musso ou du Levy, cette histoire fantaisiste (ou pas tant que ça, qui sait) m'a laissé une larme d'émotions à la fin. Oui, j'ai bien usé du pluriel, et je me garderais bien de donner ici la fin de ce livre.
J'ai laissé tomber à la moitié. Et c'est rare que je ne termine pas un livre. Style balourd, personnages en carton, surnaturel tuant tout enjeu, car tout est possible.