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Libres dans leur tête
Romain arrive en prison. Les choses n'auraient jamais dû en arriver là, mais une vieille femme est morte... et il doit payer. Il va partager sa cellule avec Laurent, inculpé pour l'homicide d'un dealer. En même temps qu'ils vont apprendre à se connaître, les deux garçons vont découvrir ensemble les codes de l'univers carcéral. De façon surprenante, c'est dans cet environnement hostile et fermé qu'ils vont aussi réussir à nouer des liens d'amour et d'amitié. Réflexion sur la culpabilité, la liberté, la solidarité et le sens de la vie, Libres dans leur tête est un émouvant huis-clos et un édifiant récit d'apprentissage.
158 pages, Paperback
Published August 6, 2019
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Community Reviews
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
July 17, 2025
Libres dans leur tête
Seuls ensemble, est ce qui m'est venu en tête souvent dans ma lecture.
On voit souvent le côté caïd des prisons, mais ça ne représente pas tous les détenus. Certains, comme Romain ou Laurent, ont été inculpés pour des erreurs de parcours. Ils doivent faire leur temps comme le système exige. Cela pèse sur leur mental. Avec peu d'options pour passer le temps, il se réfugient dans la lecture, l'écriture et l'art. Une facette méconnue et plus improbable des détenus habituellement représentés.
Ils développent une amitié avec ses hauts et ses bas. Leur cercle s'agrandit avec Serge, un personnage si réaliste et touchant. Leur quotidien n'est pas rose, mais il ne semble pas aussi gris que Laurent le nomme dans ses poèmes.
Ce roman montre l'importance de l'amitié, à tous les âges et à tous les stades de la vie. L'amitié est un besoin essentiel tout comme se nourrir. L'amitié est une sorte de sécurité surtout pour eux, dans le milieu carcéral.
Le style d'écriture quand à lui est unique. À travers des très courts chapitres et peu de dialogue, nous suivons la reconstruction des cœurs de Romain et Laurent.
J'apprécie beaucoup les livres qui présentent des personnages masculins mais non pas moins sensibles. Merci de m'avoir permis de vivre quelques heures avec eux @stephaniecastillosoler
Seuls ensemble, est ce qui m'est venu en tête souvent dans ma lecture.
On voit souvent le côté caïd des prisons, mais ça ne représente pas tous les détenus. Certains, comme Romain ou Laurent, ont été inculpés pour des erreurs de parcours. Ils doivent faire leur temps comme le système exige. Cela pèse sur leur mental. Avec peu d'options pour passer le temps, il se réfugient dans la lecture, l'écriture et l'art. Une facette méconnue et plus improbable des détenus habituellement représentés.
Ils développent une amitié avec ses hauts et ses bas. Leur cercle s'agrandit avec Serge, un personnage si réaliste et touchant. Leur quotidien n'est pas rose, mais il ne semble pas aussi gris que Laurent le nomme dans ses poèmes.
Ce roman montre l'importance de l'amitié, à tous les âges et à tous les stades de la vie. L'amitié est un besoin essentiel tout comme se nourrir. L'amitié est une sorte de sécurité surtout pour eux, dans le milieu carcéral.
Le style d'écriture quand à lui est unique. À travers des très courts chapitres et peu de dialogue, nous suivons la reconstruction des cœurs de Romain et Laurent.
J'apprécie beaucoup les livres qui présentent des personnages masculins mais non pas moins sensibles. Merci de m'avoir permis de vivre quelques heures avec eux @stephaniecastillosoler
September 4, 2021
j'ai tout de suite été séduite par la couverture et le titre. J'aime les coquelicots, leur vie éphémère. Le résumé a fini de faire le travail et m'a intéressée. Le sujet surtout. J’ai très rarement lu des romans avec la prison comme toile de fond, et j'avais envie de voir ce que l'autrice avait construit comme histoire dans des lieux si difficiles à vivre. Elle a eu l’idée de ce thème suite à sa participation à un concours de nouvelles organisé par Librinova ayant comme sujet « L'enfer, c’est les autres » avec l'obligation que l’historien se passe en huis-clos. Tous les ingrédients de cette histoire correspondent à ces consignes.
Je ne vais pas trop revenir sur l’histoire en elle-même, car c’est un format court, 150 pages à peu près sur ma liseuse, je ne voudrais surtout pas vous gâcher l'effet de surprise instauré par l'autrice.
On fait donc la connaissance de Romain et Laurent, deux jeunes hommes dont la vie a mis des embûches sur leur chemin. Romain arrive en prison, il va partager la cellule de Laurent, du même âge que lui. Tous les deux sont là suite à des erreurs de parcours qu'ils auraient pu éviter. La vie n'a pas été tendre avec eux, ils ont tous les deux eu une enfance difficile, avec une image parentale défaillante. Difficile de se construire une vie d'adulte avec de tels bagages. Romain et Laurent font vite connaissance et se racontent leur parcours. Ils se trouvent alors plein de points communs. Laurent va vite se prendre d'affection pour Romain et va vouloir l'aider, surtout à se revaloriser. Laurent aime lire, il lit tout ce qui peut y avoir à la bibliothèque de la prison. C’est pour lui un bon moyen de s’évader, comme je le comprends…. Romain a quitté l’école tôt, et ne se trouve aucune passion, mais Laurent n'est pas de cet avis et va trouver un talent caché chez son ami, et il l'aidera alors à l’exploiter.
J'ai beaucoup aimé suivre ces deux hommes. Je dois bien avouer que j'avais une certaine appréhension au début de ma lecture, car généralement, dans les films ou livres dans le milieu de la prison, on nous montre des gros durs, qui font peur, tatoués, musclés, vous voyez le genre. Et j'ai grandement apprécié qu'ici, ce ne soit pas le cas, et qu'on est plutôt des héros sensibles, très humains, des hommes plus ordinaires, qui ressemblent à monsieur tout le monde. Même si je me doute bien que vivre dans de tels lieux, endurcit les personnes, j'ai aimé que Romain et Julien ne soient pas des gros durs. Il faut aussi montrer des personnes comme eux.
Chacun d'eux a fait des fautes, on ne se retrouve pas en prison pour rien. Mais ils les assument, ils reconnaissent les avoir faites et essaient de tirer des leçons et de retourner dans le droit chemin. Romain est beaucoup plus écorché que Laurent, avec des cicatrices plus dures à cicatriser. Grâce à la lecture, Laurent trouve un moyen de penser à autre chose, à s’évader par la pensée, et c’est tellement important quand on est enfermés dans une petite pièce. C’est alors que l'on comprend et voit toute la signification du titre, Laurent est libre dans sa tête, par son imagination, par les voyages que lui font faire les livres. Il va inculquer cette notion à Romain avec son talent caché. Je ne veux pas vous dire ce que c’est pour que vous le découvriez vous-mêmes, mais cela va ouvrir plein d'horizons à Romain, lui redonner de l'espoir en sa vie future. J'ai beaucoup aimé ces très beaux messages qui amènent beaucoup de positivité. Oui, on peut faire des erreurs, des mauvais gestes, mais rien n'est perdu pour autant, il est toujours possible d'avancer et de se remettre dans le droit chemin.
Les personnages secondaires sont aussi très importants et apportent beaucoup à Laurent et Romain. Il y a Serge, détenu comme eux, Manon, la sœur de Laurent, Clémentine, avec qui Laurent entretient une correspondance, il y a les parents adoptifs de Romain, il y a Lucas…des personnes extérieures à la prison mais qui aident énormément les deux hommes, et vont leur permettre de se reconstruire grâce à tout l'amour qu'ils leur portent. L'autrice a mis énormément de positivité et d'espoir dans cette histoire, c’est une formidable leçon de vie. Certains lecteurs trouveront peut-être trop de bons sentiments, mais pourquoi, comme je le disais plus haut montrer toujours ce qui ne va pas, être toujours dans la noirceur, pour une fois, un peu de bonnes choses et d'optimisme, ça fait du bien....surtout qu'il y a quand même une petite part sombre avec les actes des hommes…
J’ai lu ce roman très facilement, une fois commencé, il m'a été très difficile de quitter ma liseuse et les personnages. J'avais envie de savoir ce qui allait leur arriver, comment ils allaient s'en sortir, etc.. j'ai trouvé l'histoire très addictive. En plus, le style très fluide de l'autrice aide à lire sans problèmes. Elle décrit bien les sentiments, les lieux. Elle a fait un travail en amont pour que tout soit réel, les condamnations, les jugements, les noms, on sent qu'elle s'est renseignée et qu'elle connait son sujet.
Son choix narratif à la troisième personne du singulier permet de garder une certaine distance avec les personnages et de ne pas se prendre les émotions trop vivement. Je suis d'habitude plus sensible à une narration à la première personne pour mieux ressentir les sentiments et me fondre dans les personnages, mais elle aurait été malvenue ici je trouve. Le choix qu'a fait ici l'autrice est plutôt judicieux. Elle est tellement bien arrivée à dépeindre les sentiments et les personnages que j'ai réussi à tout ressentir. Elle a réussi à les rendre tellement réels, que j'ai eu l’impression de quitter des amis quand j'ai refermé le livre.
Je pense que vous l'aurez compris en lisant cet avis où j'ai encore papoté, je me suis régalée avec cette histoire. C’est un premier roman pour Stéphanie Castillo-Soler, et je trouve que c’est une réussite. Je vais la suivre avec grand plaisir, et je serai au rendez-vous de son prochain roman. J’ai en plus trouvé que rien ne manquait à ce livre. Le souci avec les nouvelles, c’est que, parfois, on a l’impression que ce n'est pas abouti, qu'il manque de profondeur ou d’éléments. Et là pas du tout. L'autrice a bien tout exploité, les faits, les sentiments, rien ne manque, l’histoire est complète. La fin termine très bien l'histoire, la boucle est bouclée comme on dit. Peut-être les retrouverons-nous plus tard, dans leur vie. Ce serait une bonne idée de voir comment ils ont évoluer, ce qu'ils sont devenus et ce que leurs années en prison ont eu comme conséquence.
Je ne peux bien sûr que vous conseiller ce roman, pour l’originalité du sujet, pour tout ce qu'il véhicule comme messages sur la vie, et tout simplement pour découvrir la plume et l’écriture de Stéphanie Castillo-Soler, une autrice à lire et à suivre.
Je ne vais pas trop revenir sur l’histoire en elle-même, car c’est un format court, 150 pages à peu près sur ma liseuse, je ne voudrais surtout pas vous gâcher l'effet de surprise instauré par l'autrice.
On fait donc la connaissance de Romain et Laurent, deux jeunes hommes dont la vie a mis des embûches sur leur chemin. Romain arrive en prison, il va partager la cellule de Laurent, du même âge que lui. Tous les deux sont là suite à des erreurs de parcours qu'ils auraient pu éviter. La vie n'a pas été tendre avec eux, ils ont tous les deux eu une enfance difficile, avec une image parentale défaillante. Difficile de se construire une vie d'adulte avec de tels bagages. Romain et Laurent font vite connaissance et se racontent leur parcours. Ils se trouvent alors plein de points communs. Laurent va vite se prendre d'affection pour Romain et va vouloir l'aider, surtout à se revaloriser. Laurent aime lire, il lit tout ce qui peut y avoir à la bibliothèque de la prison. C’est pour lui un bon moyen de s’évader, comme je le comprends…. Romain a quitté l’école tôt, et ne se trouve aucune passion, mais Laurent n'est pas de cet avis et va trouver un talent caché chez son ami, et il l'aidera alors à l’exploiter.
J'ai beaucoup aimé suivre ces deux hommes. Je dois bien avouer que j'avais une certaine appréhension au début de ma lecture, car généralement, dans les films ou livres dans le milieu de la prison, on nous montre des gros durs, qui font peur, tatoués, musclés, vous voyez le genre. Et j'ai grandement apprécié qu'ici, ce ne soit pas le cas, et qu'on est plutôt des héros sensibles, très humains, des hommes plus ordinaires, qui ressemblent à monsieur tout le monde. Même si je me doute bien que vivre dans de tels lieux, endurcit les personnes, j'ai aimé que Romain et Julien ne soient pas des gros durs. Il faut aussi montrer des personnes comme eux.
Chacun d'eux a fait des fautes, on ne se retrouve pas en prison pour rien. Mais ils les assument, ils reconnaissent les avoir faites et essaient de tirer des leçons et de retourner dans le droit chemin. Romain est beaucoup plus écorché que Laurent, avec des cicatrices plus dures à cicatriser. Grâce à la lecture, Laurent trouve un moyen de penser à autre chose, à s’évader par la pensée, et c’est tellement important quand on est enfermés dans une petite pièce. C’est alors que l'on comprend et voit toute la signification du titre, Laurent est libre dans sa tête, par son imagination, par les voyages que lui font faire les livres. Il va inculquer cette notion à Romain avec son talent caché. Je ne veux pas vous dire ce que c’est pour que vous le découvriez vous-mêmes, mais cela va ouvrir plein d'horizons à Romain, lui redonner de l'espoir en sa vie future. J'ai beaucoup aimé ces très beaux messages qui amènent beaucoup de positivité. Oui, on peut faire des erreurs, des mauvais gestes, mais rien n'est perdu pour autant, il est toujours possible d'avancer et de se remettre dans le droit chemin.
Les personnages secondaires sont aussi très importants et apportent beaucoup à Laurent et Romain. Il y a Serge, détenu comme eux, Manon, la sœur de Laurent, Clémentine, avec qui Laurent entretient une correspondance, il y a les parents adoptifs de Romain, il y a Lucas…des personnes extérieures à la prison mais qui aident énormément les deux hommes, et vont leur permettre de se reconstruire grâce à tout l'amour qu'ils leur portent. L'autrice a mis énormément de positivité et d'espoir dans cette histoire, c’est une formidable leçon de vie. Certains lecteurs trouveront peut-être trop de bons sentiments, mais pourquoi, comme je le disais plus haut montrer toujours ce qui ne va pas, être toujours dans la noirceur, pour une fois, un peu de bonnes choses et d'optimisme, ça fait du bien....surtout qu'il y a quand même une petite part sombre avec les actes des hommes…
J’ai lu ce roman très facilement, une fois commencé, il m'a été très difficile de quitter ma liseuse et les personnages. J'avais envie de savoir ce qui allait leur arriver, comment ils allaient s'en sortir, etc.. j'ai trouvé l'histoire très addictive. En plus, le style très fluide de l'autrice aide à lire sans problèmes. Elle décrit bien les sentiments, les lieux. Elle a fait un travail en amont pour que tout soit réel, les condamnations, les jugements, les noms, on sent qu'elle s'est renseignée et qu'elle connait son sujet.
Son choix narratif à la troisième personne du singulier permet de garder une certaine distance avec les personnages et de ne pas se prendre les émotions trop vivement. Je suis d'habitude plus sensible à une narration à la première personne pour mieux ressentir les sentiments et me fondre dans les personnages, mais elle aurait été malvenue ici je trouve. Le choix qu'a fait ici l'autrice est plutôt judicieux. Elle est tellement bien arrivée à dépeindre les sentiments et les personnages que j'ai réussi à tout ressentir. Elle a réussi à les rendre tellement réels, que j'ai eu l’impression de quitter des amis quand j'ai refermé le livre.
Je pense que vous l'aurez compris en lisant cet avis où j'ai encore papoté, je me suis régalée avec cette histoire. C’est un premier roman pour Stéphanie Castillo-Soler, et je trouve que c’est une réussite. Je vais la suivre avec grand plaisir, et je serai au rendez-vous de son prochain roman. J’ai en plus trouvé que rien ne manquait à ce livre. Le souci avec les nouvelles, c’est que, parfois, on a l’impression que ce n'est pas abouti, qu'il manque de profondeur ou d’éléments. Et là pas du tout. L'autrice a bien tout exploité, les faits, les sentiments, rien ne manque, l’histoire est complète. La fin termine très bien l'histoire, la boucle est bouclée comme on dit. Peut-être les retrouverons-nous plus tard, dans leur vie. Ce serait une bonne idée de voir comment ils ont évoluer, ce qu'ils sont devenus et ce que leurs années en prison ont eu comme conséquence.
Je ne peux bien sûr que vous conseiller ce roman, pour l’originalité du sujet, pour tout ce qu'il véhicule comme messages sur la vie, et tout simplement pour découvrir la plume et l’écriture de Stéphanie Castillo-Soler, une autrice à lire et à suivre.
September 27, 2020
Coup de cœur ! Une magnifique histoire de résilience, d’amitié et d’amour !
Romain est condamné à six ans de prison dont deux avec sursis suite à un cambriolage qui a mal tourné et entraîné la mort d’une personne âgée. Même s’il n’a pas porté le coup fatal, il se sent aussi coupable que le meurtrier. Laurent est condamné à sept ans de prison suite à une bagarre qui a dégénéré. Il a tué un dealer et la légitime défense n’a pas été retenue, la faute à son manque d’empathie et à son attitude pleine de morgue. Tous deux vont se retrouver dans la même cellule.
Je remercie Stéphanie Castillo-Soler pour m’avoir proposé « Libres dans leur tête » en service presse. Sans cela, je serais passée à côté d’une véritable pépite. J’ai eu un véritable coup de cœur pour l’histoire de ces deux jeunes hommes dont la vie a brutalement basculé. Surtout celle de Laurent : jeune étudiant à qui tout souriait, rien ne le prédisposait a priori à se retrouver en prison. Pour Romain, il était déjà sur une mauvaise pente (fréquentations douteuses et cambriolages) mais il n’a rien d’un assassin.
Très vite je me suis attachée à eux. Ils m’ont fait prendre davantage conscience de tout ce que la vie carcérale a de déshumanisant et surtout de l’effroyable lenteur des jours qui se ressemblent tous plus ou moins, de la promiscuité, du vide des journées, surtout pour ceux qui n’ont pas de goût pour la lecture ou autres activités. Par bonheur pour eux, Laurent adore lire et Romain peindre. Néanmoins les choses n’en sont pas plus faciles pour autant.
J’aime beaucoup le style de l’auteure. Avec des mots simples, beaucoup de pudeur et de délicatesse, elle nous raconte le cheminement de Romain et Laurent, les difficultés qu’ils rencontrent, leurs moments de désespoir mais aussi d’espérance. Avec eux, nous vivons le quotidien de la prison. Et si ce temps d’épreuve finalement les révélait à eux-mêmes et leur apportait l’amitié et l’amour ?
Romain est condamné à six ans de prison dont deux avec sursis suite à un cambriolage qui a mal tourné et entraîné la mort d’une personne âgée. Même s’il n’a pas porté le coup fatal, il se sent aussi coupable que le meurtrier. Laurent est condamné à sept ans de prison suite à une bagarre qui a dégénéré. Il a tué un dealer et la légitime défense n’a pas été retenue, la faute à son manque d’empathie et à son attitude pleine de morgue. Tous deux vont se retrouver dans la même cellule.
Je remercie Stéphanie Castillo-Soler pour m’avoir proposé « Libres dans leur tête » en service presse. Sans cela, je serais passée à côté d’une véritable pépite. J’ai eu un véritable coup de cœur pour l’histoire de ces deux jeunes hommes dont la vie a brutalement basculé. Surtout celle de Laurent : jeune étudiant à qui tout souriait, rien ne le prédisposait a priori à se retrouver en prison. Pour Romain, il était déjà sur une mauvaise pente (fréquentations douteuses et cambriolages) mais il n’a rien d’un assassin.
Très vite je me suis attachée à eux. Ils m’ont fait prendre davantage conscience de tout ce que la vie carcérale a de déshumanisant et surtout de l’effroyable lenteur des jours qui se ressemblent tous plus ou moins, de la promiscuité, du vide des journées, surtout pour ceux qui n’ont pas de goût pour la lecture ou autres activités. Par bonheur pour eux, Laurent adore lire et Romain peindre. Néanmoins les choses n’en sont pas plus faciles pour autant.
J’aime beaucoup le style de l’auteure. Avec des mots simples, beaucoup de pudeur et de délicatesse, elle nous raconte le cheminement de Romain et Laurent, les difficultés qu’ils rencontrent, leurs moments de désespoir mais aussi d’espérance. Avec eux, nous vivons le quotidien de la prison. Et si ce temps d’épreuve finalement les révélait à eux-mêmes et leur apportait l’amitié et l’amour ?
February 25, 2024
Romain est un jeune homme qui n'a pas eu une enfance facile. Abandonné à la naissance par sa mère il est passé de famille d'accueil en famille d'accueil sans pouvoir se poser. Jusqu'au jour où il arrive chez Marinette et Fred, l'ado trouve enfin un foyer stable et du réconfort. Malheureusement il y trouve aussi des mauvaises fréquentations qui vont l'embarquer dans une sale histoire.
Laurent est également un jeune homme, lui aussi a été abandonné par sa mère. Son père l'a élevé avec sa nouvelle compagne dans le luxe mais sans amour. Le seul lien qu'il entretient est avec sa demi-soeur qu'il se fait un devoir de protéger. Il a un avenir prometteur mais malheureusement en voulant sauver sa soeur des griffes d'un dealer il commet l'irréparable.
Les deux hommes se retrouvent dans la même cellule. Venant de deux mondes complètement différents le dialogue est difficile.
Vont-ils tisser des liens ? Auront-ils changé quand à la fin de leur peine ?
La couverture est simple mais quand on lit le livre elle représente quelque chose de vraiment important. Étant en liberté nous ne nous rendons pas compte de ce que peut représenter cette fleur qui pousse sur le béton pour un prisonnier. Le titre évoque les deux hommes que nous suivons dans ce roman. L'histoire est extrêmement touchante et percutante. Nous découvrons deux hommes incarcérés qui sont complètement perdus. L'auteure réussit à nous faire passer les sentiments des personnages comme si nous étions à leur place. Ils vont se découvrir eux-mêmes, se rendre compte qu'ils ne prenaient pas la bonne voie. Une prise de conscience malheureuse dans ces circonstances mais tellement importante pour leur avenir. Une plume délicate qui nous fait passer un beau message, il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Nous pouvons découvrir de belles personnes même si elles ne sont pas de notre "classe sociale".
Un roman court mais intense émotionnellement que je ne peux que conseiller.
Laurent est également un jeune homme, lui aussi a été abandonné par sa mère. Son père l'a élevé avec sa nouvelle compagne dans le luxe mais sans amour. Le seul lien qu'il entretient est avec sa demi-soeur qu'il se fait un devoir de protéger. Il a un avenir prometteur mais malheureusement en voulant sauver sa soeur des griffes d'un dealer il commet l'irréparable.
Les deux hommes se retrouvent dans la même cellule. Venant de deux mondes complètement différents le dialogue est difficile.
Vont-ils tisser des liens ? Auront-ils changé quand à la fin de leur peine ?
La couverture est simple mais quand on lit le livre elle représente quelque chose de vraiment important. Étant en liberté nous ne nous rendons pas compte de ce que peut représenter cette fleur qui pousse sur le béton pour un prisonnier. Le titre évoque les deux hommes que nous suivons dans ce roman. L'histoire est extrêmement touchante et percutante. Nous découvrons deux hommes incarcérés qui sont complètement perdus. L'auteure réussit à nous faire passer les sentiments des personnages comme si nous étions à leur place. Ils vont se découvrir eux-mêmes, se rendre compte qu'ils ne prenaient pas la bonne voie. Une prise de conscience malheureuse dans ces circonstances mais tellement importante pour leur avenir. Une plume délicate qui nous fait passer un beau message, il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Nous pouvons découvrir de belles personnes même si elles ne sont pas de notre "classe sociale".
Un roman court mais intense émotionnellement que je ne peux que conseiller.
May 4, 2026
L'histoire
Deux jeunes hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, Romain, à l'enfance chaotique et Laurent, issu d'un milieu aisé, avec un avenir tout tracé.
Tous deux sont incarcérés et vont partager la même cellule. Après des débuts compliqués, dans cet endroit fermé, impersonnel, où règne la promiscuité, ils vont s'apprivoiser, apprendre à se connaître et créer des liens, avec des hauts et des bas.
Mon avis
J'ai ouvert ce roman avec une certaine appréhension. Une histoire dans le milieu carcéral, je redoutais trop de noirceur. Mais j'aime les défis et les découvertes et j'ai beaucoup apprécié cette dernière.
Ce n'est pas cet aspect sombre que fait ressortir l'auteure, mais au contraire, le côté humain, les sentiments. La plume immersive et délicate nous offre un récit poignant, que j'ai eu du mal à lâcher.
Les deux principaux protagonistes sont loin d'être des tueurs sanguinaires ou des bandits de grands chemins. On comprend que le vécu d'une personne, ou simplement se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, peut bouleverser complètement son destin !
Nous suivons deux jeunes détenus que tout oppose, dont les routes n'auraient jamais dû se croiser. Dans ce milieu fermé, en privation de liberté, en-dehors du temps, les ressentis sont exacerbés et peuvent parfois transformer le quotidien, offrir une lueur d'espoir et au final donner naissance à de belles histoires.
Un récit en huis clos d'une grande sensibilité, superbement écrit, qui parle de poésie, d'art, de résilience, d'amitié et d'amour, auquel on ne peut rester indifférent.
Une réflexion également sur l'attitude des proches lorsque tout s'effondre...
Je ne peux que vous le recommander.
Deux jeunes hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer, Romain, à l'enfance chaotique et Laurent, issu d'un milieu aisé, avec un avenir tout tracé.
Tous deux sont incarcérés et vont partager la même cellule. Après des débuts compliqués, dans cet endroit fermé, impersonnel, où règne la promiscuité, ils vont s'apprivoiser, apprendre à se connaître et créer des liens, avec des hauts et des bas.
Mon avis
J'ai ouvert ce roman avec une certaine appréhension. Une histoire dans le milieu carcéral, je redoutais trop de noirceur. Mais j'aime les défis et les découvertes et j'ai beaucoup apprécié cette dernière.
Ce n'est pas cet aspect sombre que fait ressortir l'auteure, mais au contraire, le côté humain, les sentiments. La plume immersive et délicate nous offre un récit poignant, que j'ai eu du mal à lâcher.
Les deux principaux protagonistes sont loin d'être des tueurs sanguinaires ou des bandits de grands chemins. On comprend que le vécu d'une personne, ou simplement se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, peut bouleverser complètement son destin !
Nous suivons deux jeunes détenus que tout oppose, dont les routes n'auraient jamais dû se croiser. Dans ce milieu fermé, en privation de liberté, en-dehors du temps, les ressentis sont exacerbés et peuvent parfois transformer le quotidien, offrir une lueur d'espoir et au final donner naissance à de belles histoires.
Un récit en huis clos d'une grande sensibilité, superbement écrit, qui parle de poésie, d'art, de résilience, d'amitié et d'amour, auquel on ne peut rester indifférent.
Une réflexion également sur l'attitude des proches lorsque tout s'effondre...
Je ne peux que vous le recommander.
August 24, 2022
Il y a quelques années déjà que j'ai lu plusieurs livres sur le milieu carcéral français. Aussi, je peux affirmer qu'un solide travail de documentation doit être à l'origine de ce roman, dont le ton me semble très juste et les éléments d'encrage pertinents. Il fait bien évidemment la part belle à un certain optimisme et foi en la nature humaine.
La lecture y est envisagée comme moyen d'évasion, tout comme le dessin ou la correspondance avec les proches et des bénévoles : « Les livres sont porteurs de rêves, de messages, d’évasion. Ils permettent de chasser l’ennui, comblent le vide, procurent aux détenus un ersatz de liberté. » (p. 94)
L'explication du titre vient page 112 : « La finalité n’est pas seulement la création d’une œuvre d’art. La finalité est de procurer un petit espace de liberté, redorer l’image ternie que les détenus ont d’eux-mêmes, leur redonner envie d’avancer, leur montrer qu’ils sont encore des hommes doués d’une force créatrice, libres dans leur tête »
Les mots sordide, promiscuité, « agressivité latente », « l'insupportable réalité », indicible, « terrible expérience », détresse, suicide même sont bien présents également.
En filigrane une réflexion des plus subtiles sur la notion de pardon, entre autre celui qu'accorde Romain à sa jeune mère qui l'a abandonné. Cette phrase retentira longtemps encore en mon esprit : « Faut-il des drames pour prendre conscience de la précarité de la vie et de la liberté, faut-il des drames pour apprendre à pardonner ? » (p. 44)
Et puis il y a ces adorables sonnets (p. 129, 135, 149 et 152).
La lecture y est envisagée comme moyen d'évasion, tout comme le dessin ou la correspondance avec les proches et des bénévoles : « Les livres sont porteurs de rêves, de messages, d’évasion. Ils permettent de chasser l’ennui, comblent le vide, procurent aux détenus un ersatz de liberté. » (p. 94)
L'explication du titre vient page 112 : « La finalité n’est pas seulement la création d’une œuvre d’art. La finalité est de procurer un petit espace de liberté, redorer l’image ternie que les détenus ont d’eux-mêmes, leur redonner envie d’avancer, leur montrer qu’ils sont encore des hommes doués d’une force créatrice, libres dans leur tête »
Les mots sordide, promiscuité, « agressivité latente », « l'insupportable réalité », indicible, « terrible expérience », détresse, suicide même sont bien présents également.
En filigrane une réflexion des plus subtiles sur la notion de pardon, entre autre celui qu'accorde Romain à sa jeune mère qui l'a abandonné. Cette phrase retentira longtemps encore en mon esprit : « Faut-il des drames pour prendre conscience de la précarité de la vie et de la liberté, faut-il des drames pour apprendre à pardonner ? » (p. 44)
Et puis il y a ces adorables sonnets (p. 129, 135, 149 et 152).
January 28, 2024
🌹 Libre dans leur tête – Stéphanie
Pour cette lecture, j’étais curieuse de découvrir les codes de l’univers carcéral. Nous suivons l’histoire de Romain, un jeune homme qui a vécu en foyer et en famille d’accueil jusqu’à trouver la bonne auprès de Fred et Marinette. Cependant, il s’est laissé embarquer dans une histoire qui a mal tourné, une vieille dame est morte. Il doit purger sa peine. Il partage sa cellule avec Laurent qui est inculpé pour l’homicide d’un dealer afin de protéger un proche. Ils vont apprendre à se connaître et nous allons découvrir leurs états d’âme. Romain s’évade par le dessin qui permet aussi d’égayer la cellule. Leur distraction commune est la lecture, car « les livres sont porteurs de rêves, de message, d’évasion ». A la bibliothèque, ils rencontrent Serge, un homme plus âgé qui c’est défendu contre des individus qui sont entrés chez lui par effraction.
L’autrice réussit parfaitement à nous immerger dans l’ambiance particulière de la prison. À travers cet environnement hostile et fermé, elle nous fait partager des réflexions sur la culpabilité, la liberté et la solidarité. Je me suis rapidement attachée aux deux jeunes en voie de reconstruction. D’autant plus que l’auteure a choisi d’orienter son roman sur le côté humain plutôt que celui de la violence.
Ce roman est une belle découverte pour moi. Sa plume est fluide et nous donne envie de connaître leur vie post condamnation.
Pour cette lecture, j’étais curieuse de découvrir les codes de l’univers carcéral. Nous suivons l’histoire de Romain, un jeune homme qui a vécu en foyer et en famille d’accueil jusqu’à trouver la bonne auprès de Fred et Marinette. Cependant, il s’est laissé embarquer dans une histoire qui a mal tourné, une vieille dame est morte. Il doit purger sa peine. Il partage sa cellule avec Laurent qui est inculpé pour l’homicide d’un dealer afin de protéger un proche. Ils vont apprendre à se connaître et nous allons découvrir leurs états d’âme. Romain s’évade par le dessin qui permet aussi d’égayer la cellule. Leur distraction commune est la lecture, car « les livres sont porteurs de rêves, de message, d’évasion ». A la bibliothèque, ils rencontrent Serge, un homme plus âgé qui c’est défendu contre des individus qui sont entrés chez lui par effraction.
L’autrice réussit parfaitement à nous immerger dans l’ambiance particulière de la prison. À travers cet environnement hostile et fermé, elle nous fait partager des réflexions sur la culpabilité, la liberté et la solidarité. Je me suis rapidement attachée aux deux jeunes en voie de reconstruction. D’autant plus que l’auteure a choisi d’orienter son roman sur le côté humain plutôt que celui de la violence.
Ce roman est une belle découverte pour moi. Sa plume est fluide et nous donne envie de connaître leur vie post condamnation.
August 14, 2022
3,5 ⭐️
Un livre assez court. Il nous raconte la misère de la prison. Il nous raconte l'histoire de deux hommes qui grandissent, murissent en prison
Un livre assez court. Il nous raconte la misère de la prison. Il nous raconte l'histoire de deux hommes qui grandissent, murissent en prison
September 27, 2023
Pour l’absente, “Maman’, comme j’aimerais te dire souvent ce mot. L’ai-je prononcé ailleurs que dans mes rêves ? Ton image disparaît lorsque la nuit s'achève. Tu as claqué la porte, je n'étais qu’un marmot.
Les mots résonnent encore… J'ai beaucoup aimé la finesse de ce livre, le choix et l'apaisement des mots dans ce monde de brute, carcérale.
On applaudit de suite les recherches, le travail acharné de l’autrice, une documentation organisée.
Même si le roman, la fiction, ou cette nouvelle avec les 159 pages, commence avec un héros déchu, Romain et en prison, il y a tout de même une belle histoire émouvante et transparente entre deux hommes qui se lient d'amitié au fur et à mesure des pages, ou tout oppose ou presque.
Stéphanie m’a transporté dans un univers carcéral où je n’imaginais pas découvrir autant de richesse.
Les murs des prisons sont souvent synonymes de duretés, de dangereux, de noir, de vulgarité, et je découvre avec les mots de l’autrice, une émotion qui m’a littéralement embarqué dans un univers de solidarité, amical, et d’avenir.
Quand on veut, on peut ! Si tous les ingrédients sont bien mixés entre eux, avec une petite touche d'écoute et de cœur, c’est un premier choix d'épices de paix que je viens de finaliser en fermant le livre Libres dans leur tête.
Les mots résonnent encore… J'ai beaucoup aimé la finesse de ce livre, le choix et l'apaisement des mots dans ce monde de brute, carcérale.
On applaudit de suite les recherches, le travail acharné de l’autrice, une documentation organisée.
Même si le roman, la fiction, ou cette nouvelle avec les 159 pages, commence avec un héros déchu, Romain et en prison, il y a tout de même une belle histoire émouvante et transparente entre deux hommes qui se lient d'amitié au fur et à mesure des pages, ou tout oppose ou presque.
Stéphanie m’a transporté dans un univers carcéral où je n’imaginais pas découvrir autant de richesse.
Les murs des prisons sont souvent synonymes de duretés, de dangereux, de noir, de vulgarité, et je découvre avec les mots de l’autrice, une émotion qui m’a littéralement embarqué dans un univers de solidarité, amical, et d’avenir.
Quand on veut, on peut ! Si tous les ingrédients sont bien mixés entre eux, avec une petite touche d'écoute et de cœur, c’est un premier choix d'épices de paix que je viens de finaliser en fermant le livre Libres dans leur tête.
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