Le 4 janvier 1960, Albert Camus quitte Lourmarin. Il doit rejoindre Paris par le train, mais se laisse convaincre par son éditeur, Michel Gallimard, de faire le voyage en voiture. Il n'arrivera jamais à destination. Sur une longue ligne droite, la voiture fait une embardée ; Camus est tué sur le coup. Dans sa sacoche, on retrouve le manuscrit du Premier Homme, en cours d'écriture, et son ticket de train non utilisé. Dans ce récit, José Lenzini retrace les derniers jours de la vie d'Albert Camus roulant vers Paris, cette capitale devenue hostile.
Né à Sétif, journaliste et enseignant, José Lenzini est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages touchant à l’Algérie, dont trois consacrés à Albert Camus, qui est pour lui un sujet de prédilection et de travail depuis plus de vingt ans.
Il est émouvant d'entrer dans la peau d'Albert Camus le temps de quelques heures avant sa fin tragique. José Lenzini tente de nous faire vivre Camus, l'homme. L'homme simple, généreux, facétieux, humble, blessé, angoissé, mélancolique, haï par une horde de détracteurs d'une bassesse intellectuelle sans nom, mais profondément aimé par ses proches et par tous qui ont su se reconnaître en lui à travers son oeuvre. Camus, l'humaniste. Camus, le juste. Camus, parti trop tôt, trop vite, absurdité injuste.
La postface jette la lumière sur le contexte social et politique de l'époque où Camus a trouvé la mort.