Qui est vraiment Alexis Fjærsten, cette belle jeune femme qui a établi son camp de base à Metz, tombant immédiatement dans le coeur d'Anton ? Pourquoi tue-t-elle sauvagement un inconnu qui lui fait du charme ? Qui lui fait peur au point qu'elle est prête à s'enfuir jusqu'au bout du monde ? Dans un premier roman intense, gorgé d'alcool, de rock et de poésie, Valentine Imhof nous emporte sur les pas d'une héroïne qui s'est placée sous la protection de Loki, le dieu destructeur de la mythologie nordique.
Axel, une héroïne à la Lisbeth Salander, inoubliable par sa force et sa faiblesse. Par son courage et ses terreurs. Par sa douleur, ces cicatrices et ses tatouages. Tu la suis en France et ailleurs de nos jours et pars, dès la deuxième partie, direction la Nouvelle-Orléans à la découverte de son périple passé. Ce moment où elle avait des idées plein la tête et l'envie de se mettre de la musique plein les oreilles. Ce moment où sa vie a basculé... "Par les rafales", c'est un récit jonché de cadavres pas toujours pour la bonne cause. Certains que tu pleures, d'autres que tu aurais toi-même égorgés, mû d'une rage folle face à la cruauté. Ce sont des descriptifs saisissants qui te feront ressentir la douleur, qui pourraient bien glisser des ruisseaux dans tes yeux et titiller tes narines par toute sorte d'odeurs peu ragoûtantes y compris celle du sang. C'est une musique omniprésente qui distille ses notes au détour de chaque chapitre comme pour alléger le ton. C'est des débuts de chapitre fait de mots collés qui te paraîtront, de prime abord, fort étranges mais que tu finiras par comprendre. C'est des scènes d'une rare violence qui glaceront ton échine. C'est la douleur qui vire à l'angoisse, l'angoisse à la peur, la peur à la parano totale, la parano à la fureur, la fureur à la mort. Ce sont des mots. Des phrases que tu relis juste parce que c'est beau. De chapitres qui alourdissent ta douleur et ta peine. Une immersion dans la vase. Des métaphores qui t'étourdissent d'émotion jusqu'au vertige. Ce sont des tatouages comme un livre ouvert. Comme un bouclier. Des mots pour couvrir des cicatrices, pour cacher la douleur. C'est un premier roman déjà tellement abouti qu'il est difficile de croire qu'il s'agit là d'un premier. C'est un récit qui a de similaire à Zippo, son deuxième roman, qu'il démontre que la volonté de tuer peut naître d'une douleur profonde infligée. Une douleur qui se transforme, qui mute tel un virus pour devenir une rage incontrôlable C'est encore une fois, une ambiguïté qui ne te permettra plus de distinguer le bien du mal. C'est un récit qui se lit d'une traite. Rien de difficile à ce niveau-là, tu ne pourras pas t'en sortir. C'est un titre bien trouvé car, ces rafales te feront plier, chanceler, et peut-être même t'incliner ou du moins t'incliner devant le talent de Valentine. Ce qui est le cas pour ma part. C'est l'envie de passer sous la douche une fois cette lecture terminée pour enlever cette odeur de vase... C'est la perfection de bout en bout. Je n'ai qu'un seul problème après cette lecture... Valentine n'a écrit que deux livres et je les ai lus tous les deux... Je fais quoi maintenant ?
Un roman policier violent, gorgé d'alcool et de mélodies rock et blues. Après s'être faite violée et agressée, Alex vrille, se sent traquée, se terre comme une proie. Elle n'hésite plus à tuer lorsqu'elle se sent en danger, s'entoure d'hommes protecteurs et se fait tatouer l'entièreté de son corps. Mais son dernier meurtre envoie la police à ses trousses. Elle s'étiole au fil du roman et ne devient plus que l'ombre d'elle-même.
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2.5/5 Conseillé par le libraire malgré le fait qu'il me tentait pas j'ai voulu sortir de ma zone de confort et j'ai été déçue. C'est très bien écrit, les pages se tournent facilement mais il y a un goût d'inachevé. Et le fait de ne pas m'attacher du tout à Alex n'a pas aidé.