"En 1805, Napoléon était un homme. Et même en 1812. À Waterloo aussi, probablement. Ensuite, petit à petit sa composition commence à changer. Il est sans doute déjà moins homme en 1822. Est-il toujours plus homme que femme en 1950, on n'en sait rien, mais aujourd'hui, en 2015, je suis le meilleur Napoléon que vous puissiez trouver. Le fait que je sois une femme à cent pour cent est un détail pour faire braire les imbéciles."
Iegor Andreïevitch Siniavski, dit Iegor Gran, né le 23 décembre 1964 à Moscou, est un écrivain français. Fils de l'écrivain russe Andreï Siniavski, dissident soviétique, arrivé en France à l'âge de dix ans, Iegor Siniavski y grandit. Il fait des études d'ingénieur à l'École centrale de Paris. Il entreprend en parallèle à son travail d'ingénieur une carrière d'écrivain et choisit comme pseudonyme le nom de famille de sa femme, Gran.
Outre le fait que le livre se base sur une idée vu et revu (personnage rationnel en la personne du psychiatre confronté à l'arrivé de l'irrationnel), la prose est plate et pas vraiment adapté à du fantastique. La Russie est un simple prétexte et un amas de clichée (la Baba Yaga) pas très subtile. Je ne suis pas particulièrement friante de littérature militante mais là les passages sur l'hôpital psychiatrique sont vraiment à la limite de l'apologie ce que je trouve vraiment gênant.
L'histoire à été raconté sous d'autre formes maintes et maintes fois. Je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai particulièrement dévoré celle-ci. Je me suis attaché aux personnages et quand ça bascule dans le fantastique, ça ne m'a pas choqué, malgré le bris de style. Ça m'a fait découvrir un nouvel auteur que j'apprécie énormément.
Tres agreable a lire. Le personnage de Pauline B/Napoleon est delicieux! Sa facon de parler des troupes et ses dialogues avec le docteur Day sont tres amusants. Aussi l'originalite de justifier des personnage absurdes comme les ranimes meme si les combats avec les russes de vienen tun peu monotones...