Ébranlée par la nouvelle de la mort tragique de Sam, désespérée d'avoir à dépendre d'elle-même, Pauline voudrait vivre aux crochets de Jovette, mais cette dernière la somme de se trouver des emplois de servante. D'une maison à l'autre, c'est l'enfer pour elle. Pauline réussit à convaincre sa soeur de la prendre avec elle à Saint-Lin. De là, une autre vie s'amorce: de merveilleuses retrouvailles, un amour, un mariage, une séparation et ce fils dont la belle-mère s'empare...
Je dois dire que j'ai eu un peu de misère à apprécier ma lecture au début, car j'en voulais énormément à Pauline pour la mort de Sam. J'ai donc ressenti une certaine satisfaction quand je voyais que sa vie n'allait pas si bien. Puis, cette joie a laissé place à la compassion et ensuite à la pitié. Il faut le dire, Pauline Pinchaud a vraiment eu une vie de merde! Évidemment, elle ne s'aidait pas, profitait des autres et voulait qu'autrui la fasse vivre, mais il faut dire qu'elle n'a jamais trouvé un bon homme à marier au même titre que Jovette Biron. Son mariage avec Ti-Guy Gaudrin me faisait de la peine... Et que dire de sa belle-mère qui lui a arraché l'amour de son propre fils, Dédé?
Et sinon, une scène m'a particulièrement émue. Qu'à la fin, atteinte de folie, que Pauline ne se souvienne que de Sam et du temps de la butte... Qu'elle répète l'aimer, qu'elle attende qu'il vienne la visiter, ça m'a fait quelque chose. Dans mon coeur, j'aurais souhaité que la lettre de Pauline se rende à l'ermite à temps et que Sam soit toujours vivant. J'aurais aimé que, dans son shack, dictionnaire à la main, regardant la Pinchaud qui se gave de cupcakes aux fraises, Sam vive heureux avec sa Minoune!
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Chaque fois que Pauline Pinchaud s'emblait sur le point de mérité mes sympathies, je ne pouvais pas m'empêcher de re-penser à son histoire dans l'Hermite... et chaque fois mes sympathies pour elle s'évanouissaient.
Elle fut la cause de tellement de malheurs, me disais-je, qu'elle ne faisait bien que mériter ceux qui lui arrivait. Évidemment, ceci m'a empecher d.aimer ce roman autant qu'il pouvait bien le mériter.