Adam Gesbeau, en proie à un délire schizophrènique, guette l''ombre à travers la fenêtre de sa cellule, et tente d''échapper au regard du père et à l''appel de Dieu. L''espace et le temps s''abolissent, les personnages se dédoublent pour dépeindre une fresque où seuls les fous sont sains d''esprit. Qui est cette vieille clocharde qui s''offre à tous sur un banc de Port-au-Prince ? Et ce président, pantin dangereux de sa folie destructive ? Et ces têtes coupées, ces masques que ce même président collectionne pour endosser des identités plus supportables ? Et combien de fois peut-on tuer un homme ? Cette dérive haletante que les personnages de Gary Victor subissent sans un seul instant de répit nous touche au plus profond de nous-mêmes. Serions-nous tous devenus fous ?« Fable délirante et poignante sur le statut de l''écrivain haïtien à Port-au-Prince aujourd''hui... »Magazine Littéraire« Dans ses romans, Gary Victor tricote des histoires fantastiques, à la Edgar Allan Poe. Ses livres se lisent comme des contes qui dérapent entre fantastique, culture vaudoue et sorcellerie. Des histoires délicieusement disjonctées, toujours sur la crête entre le réel et l''imaginaire... »Télérama
Gary Victor (born 9 July 1958 in Port-au-Prince), is a Haitian writer, playwright, and scriptwriter for television and radio. His radio sketches and uncompromising tone of his television series on the manners of the Haitian bourgeoisie, did not fail to make daily waves on the air. He also served as the General Secretary of the Senate of Haiti from 1996 to 2000.
(from Wikipedia)
Romancier, scénariste et journaliste, Gary Victor est né en 1958 à Port-au-Prince. Ses ouvrages sont publiés en France, au Canada et en Haïti. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont le Prix du livre insulaire à Ouessant (2003), le Prix RFO du livre (2004). Il est l’auteur d’une œuvre originale acclamée en Haïti.
Il a publié chez Mémoire d’encrier Chroniques d’un leader haïtien comme il faut. Les meilleures d’Albert Buron (récits, 2006), Treize nouvelles vaudou (nouvelles, 2007), Maudite éducation (roman, 2012, en lice pour le Prix Médicis), Collier de débris (récit post-séisme, 2013). Il a dirigé l’ouvrage collectif Je ne savais pas que la vie serait si longue après la mort (nouvelles, 2012) issu d’ateliers d’écriture qu’il a animés et a participé au collectif Haïti-Québec Bonjour voisine (2013, sous la direction de Marie Hélène Poitras).
Son dernier ouvrage paru chez Mémoire d’encrier est Cures et châtiments, qui s’inscrit dans le cycle des polars vaudou, après Saison de porcs (2010) et Soro (2011) mettant en vedette l’inspecteur Dieuswalwe Azémar.
Bon, voilà, en général j'aime beaucoup ce que fait Gary Victor. Dans pas mal de ses oeuvres, nous avons une histoire plutôt mystérieuse, parfois policière couplée avec des séquences fantastiques matérialisant les rites vaudou donnant au livre une formidable impression d'exotisme.
Là, ces deux éléments sont là mais un troisième vient s'y adjoindre : la schizophrénie du personnages principal qui ajoute encore a l'aspect délirant du livre : le héros se croit lui-même mais s'imagine aussi être son ennemi ce qui rend la trame incompréhensible. Il s'agit d'une suite de scènes plus ou moins oniriques sans lien apparent entre elles. C'est vrai que la prose de Victor est très élégante, agréable à lire, mais là, cela ne suffit pas. Rendez-nous des intrigues soignées comme des Les cloches de la Brésilienne et Le sang et la mer !!