Paul Hasselbank vient d'apprendre qu'il est gravement malade. Son désir ultime: revoir une dernière fois Anna, la femme de sa vie, partie vivre au Canada. Sur les traces de son amour perdu, il croise la route de Floyd Paterson, un bûcheron vivant redus dans les bois. Entre ces hommes blessés se noue une complicité aussi puissante qu'inattendue...
Jean-Paul Dubois (b. 1950) is a French journalist and author. He is the author of several novels and travel pieces, and reports for Le Nouvel Observateur. His novel, Une vie française, published in French in 2004 and in English in 2007, is a saga of the French baby boom generation, from the idealism of the 1960s to the consumerism of the 1990s. The French version of the novel won the Prix Femina. He won the Prix Goncourt in 2019 for Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon ("All Men Do Not Inhabit This World in the Same Way"), a novel told from the perspective of a prisoner looking back on life.
Un abîme de perplexité. Ni plus ni moins, ce livre m'a plongé dans un abîme de perplexité. Mais que s'est-il passé M. Dubois? Un p'ti coup de fatigue sans doute? La prose n'est ni bonne ni mauvaise, on se laisse porter même si certaines tournures de phrases sont...heum...disont "particulières". Peu importe, je ne suis pas écrivain, juste lecteur. Cependant, niveau intrigue j'ai trouvé cela un peu fumeux, un poil tiré par les cheveux. Donc un homme malade (Hasselbank) se lance dans un périple (assez limité puisqu'il prend juste l'avion jusqu'au Canada) pour retrouver la femme qu'il a (mal) aimé et se retrouve piteusement "coincé" dans un huis-clos temporaire avec le dernier amant (Patterson) en date de la dite femme. M'ouais... En revanche, le sous-texte est intéressant. Je me pose encore des questions sur la manière dont il faut interpréter le livre. La chasse (ou plus les chasses, celle que l'homme livre à l'animal et celle que l'homme livre à ses semblables), le goût de la violence, la part bestiale de la nature humaine, leur insignifiance, l'incommunicabilité homme/femme qui frôle l'absurde. Là, oui, il y a de la matière. La fin prend totalement de court. Personnellement, je l'ai trouvé vaine, facile, décevante. Pourquoi? C'est la grande question qui élude tout le bénéfice que l'on aurait pu tirer de "Hommes entre eux". Pourquoi une fin pareille pour cette histoire-là? Pourquoi j'ai l'impression qu'elle est comme inachevée? Jean-Paul, il faut vraiment qu'on parle.
If you want to write a novel about how all awful all people, and especially all men, apparently are, do you really need to force the reader to spend all their time with said awful people? This novel was not badly written, per se. Its biggest flaw is never getting to the interesting parts. Such as: why did Anna leave and what kind of a person is she? (She never even speaks!!) What happened between the hunter and his family? And, glaring plothole: what disease does the main character even suffer from? Other random note #1: it's not cute to have all clocks show '03:33'. Teenage writers know better than to use that cliché. Other random note #2: how nice to have another work of fiction in which all women solely exist to have sex with. Other random note #3: the only sympathetic characters are service employees.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Paul Hasselbank, Toulousain de 56 ans, « affligé d’un mal têtu qui peu à peu l’éloignait de la rive commune », aimerait revoir une dernière fois sa femme Anna partie un beau matin sans crier gare , vers le Canada s’il en croit sa dernière lettre. Le voici donc à North Bay, Ontario, en plein hiver canadien. Il y rencontre deux hommes qui ont connu Anna dont Floyd Paterson, homme des bois solitaire, chasseur à l’arc à poulies, le dernier à avoir partagé la vie d’Anna, dans sa maison de bois peinte en rouge au bord d’un lac gelé. C’est la qu’une terrible tempête de blizzard , les coupant totalement du monde, va obliger les deux hommes à cohabiter pendant trois jours.
Mon 8e Dubois et donc mon 8e Paul , puisque c’est toujours le nom du héros chez Dubois ! Cette fois il est confronté aux paysages glacés du Grand Nord canadien, à la tempête qui isole, oppresse et fait ressortir la part animale qui sommeille en nous : « Ceux qui vivent ici le savent. Les tempêtes nous prennent tout ce qu’on a. Notre énergie, nos forces. C’est inexplicable. Elles nous obligent à nous réfugier en nous-mêmes, à vivre sur nos réserves. Elles inquiètent les forts et dévastent les faibles.[…]Je crois qu’il ne faut jamais regarder trop longtemps en soi. C’est là que se trouve notre pire visage, celui que nous essayons de dissimuler pendant toute une vie »
Un roman assez cinématographique, avec des personnages hauts en couleurs et une atmosphère oppressante, entre les délires de Paul et la violence animale de Floyd. Moins emballée pourtant par cette histoire, longue à démarrer et à la fin abrupte et dans laquelle je n’ai pas retrouvé la dérision et l’humour caustique qui émaillent d’habitude les romans de Dubois.
Le nord canadien. De la violence, de l'animalité, de la sauvagerie pour le monde civilisé. La recherche d'un "homme civilisé" de la femme qui l'a quitté quelques années plus tôt. Il y a de la matière, parfois très intéressante mais ou est le fil rouge? L'incohérence d'un homme malade ne justifie pas tout....
Niet slecht, interessante karakters, goeie plot, en Dubois kiest toch enkele verrassende onderwerpkeuzes - een ultimate fighting-wedstrijd, een Canadese blizzard, de roes van de jacht. Kort boekje dus helaas zijn deze onderwerpen niet echt diep uitgewerkt maar ze bleven wel hangen. Nog zo één: het hart van een moordenaar dat klopt in de borst van een ander, wat doet dat met een mens...?