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Coeurs multicolores

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Aux confins de la Prusse et des Pays baltes, en Livonie, au tournant du XIX° et du XX° siècle, le vieux comte Hamilkar Wandl-Dux reçoit son ami le professeur et sa famille au milieu d’une cour de jeunes gens joyeux et plus ou moins amoureux de sa jeune et jolie fille, Billy, âgée de dix-sept ans seulement. Le plus empressé est sans doute le cousin Boris, un aristocrate polonais, qui parvient à convaincre la jeune fille de s’évader du château pour le suivre dans un grand amour. Mais, la belle comprend vite que son amoureux s’abîme dans un romantisme exacerbé et mortifère qui pourrait les conduire à jouer une nouvelle version de la scène funeste interprétée à Mayerling quelques années auparavant par Rodolphe et Marie. Elle parvient à s’échapper et à rejoindre le château où elle doit affronter sa famille et les conséquences de ses actes.

128 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 1908

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Profile Image for Karīna Janova-Jannava.
227 reviews13 followers
December 27, 2024
Aizkustinoši skaista vasaras glezniņa iz kādas Kurzemes lauku muižas dzīves. It kā nekas nenotiek. Un tomēr tur neredzami vārās emocijas, notiek iemīlēšanās vētras un goda aizsāvēšanas zibeņi. Visa darbība norisinās ārā - muižas dārzā, parkā, laukā, mežā, laivā vizinoties pa dīķi, saulē, lietū un negaisā, spožā dienā un mēnesnīcas naktī. Dabai un tās dažādībai šai stāstā viennozīmīgi piešķirta galvenā loma. Keizerlinks rada ar vārdiem un tas, ko viņš rada, ir gleznas.

“Augļudārzā zemeņu dobes, ērkšķogu un jāņogu krūmi pelēki mirdzēja rasā, no sakņudārza plūsmoja spēcīga garšaugu smarža, un uz grantētajiem celiņiem tupēja aizsapņojušies krupji” (65)

Deviņas desmitdaļas no tā, kas ienāk sirdī un galvā, pieklājīgs cilvēks patur pie sevis (41)

Grāfam Hamilkāram allaž bija sakrāta viela grāmatām, ko gribēja rakstīt citi. Viņš pats nekad nebija uzrakstījis nevienu. “Es nekad nespēju izšķirties,” viņš mēdza sacīt, “kuru no savām grāmatām lai rakstu, un tāpēc netapa neviena” (8)

Vai jūs domājat, ka “būt skaistai” - tas ir ērti? Skaistums sarežģī likteni, uzliek atbildību un, galvenais - traucē mūsu pilnveidam. Iztēlojieties, profesot, ka esat ļoti skaists. Ar katru cilvēku, ko sastopat, jūsu seja veido saikni, iedarbojas uz viņu, uzmācas viņam, uzrunā viņu, visviens, vai jūs pats to gribat vai ne. Skaistums ir pastāvīga nepieklājība. (14)
Profile Image for Céline.
683 reviews39 followers
February 4, 2021
J'ai eu beaucoup de mal avec cette petite histoire, pour l'instant la moins sympathique des oeuvres de château. C'est maladie suicidaire par chagrin d'amour était incompréhensible à mes yeux. De plus, il est textuellement dit, page 307, "Être malheureux signifie chez vous ne pas être à la page, ne pas être comme il faut." Donc pourquoi agir de la sorte pour Billy ? Pourquoi aller à sa perte ?
Page 314, "Cette jeune fille est mortellement amoureuse de moi, passait à l'époque pour un signe de mauvais goût." ou encore à la même page, "Mon cher, l'interrompit le comte, l'emploi du mot suicide en tant que formule de rhétorique est, dans l'intérêt du bon goût, fortement déconseillé."

Je regrette aussi qu'on n'aie pas compris d'avantage le divorce de Lisa avec le prince Katakasianopulos, si elle a toujours un chagrin d'amour à son égard. Qu'est-ce qui n'a pas marché ?

Pendant tout le roman, il y avait aussi la notion de vie, mort et rêve qui s'entrelaçaient, page 310-311, "La mort, cher professeur, disait-il, la mort échappe à notre compréhension parce que nous cherchons à lui appliquer les critères de la vie. C'est la même chose avec le rêve. Si vous l'abordez avec les critères de l'état de veille, il restera pour vous à jamais inextricable." Tout simplement magnifique.
À la page 328, nous retrouvons cette notion de rêve, "Le rêve dit le professeur, est pour nous une réalité au même titre que les autres." (...) "Lorsque, sortant du sommeil, je considère mon rêve avec les yeux grands ouverts, il me paraît aussitôt irréel ; il faut dire que nos yeux, durant l'éveil, ne sont pas réglés sur le rêve. Et puis, n'est-ce pas le sort de toutes nos expériences ?"

Au moins, il y a quelques passages amusants, page 306 : "La douceur liquoreuse des yeux polonais donne un ivresse malsaine et nous venons juste de cuver le vin grec."

Quelques jolies citations qui m'ont plu :
- p. 304 : "À nos âges, nous aimons être entourés de beauté et de jeunesse, c'est nous qui exigeons que la jeunesse soit belle. (...) La beauté complique la destinée, impose des responsabilités et avant tout, elle dérange notre isolement. Imaginez, professeur, que vous soyez très beau. Votre physionomie, que vous le vouliez ou non, va établir un lien avec chaque être rencontré, elle va lui faire de l'effet, s'imposer à lui, lui parler. Être beau est une constante indiscrétion, comment cela pourrait-il être agréable ?"
- p. 305 : "Eh oui, dit le professeur, ma femme me prouve à toute occasion que le temps est subjectif. Elle a son temps à elle !"
- p. 326 : "Devoir s'éloigner d'un si grand bonheur après l'avoir frôlé de si près est mortel."
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