C’est un cimetière. Où Chloé tente d’écrire un livre de vengeance, un livre qui pourrait tuer. Sa cible, c’est la grand-mère, femme dénuée d’empathie, qui lui a révélé par le biais d’une tierce personne un secret de famille. De ces secrets qui dévastent et ruinent l’identité. Apparaît Théophile, un personnage étrange, grand habitué des lieux. À ses côtés Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé.
Entrelaçant quête personnelle et voix des disparus, Dans ma maison sous terre est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse.
Chloé Delaume, de son vrai nom Nathalie Dalain, née à Versailles le 10 mars 1973, est une écrivaine et éditrice française. Elle est également performeuse, musicienne, chanteuse, de manière plus anecdotique. Son œuvre littéraire, pour l'essentiel autobiographique, est centrée sur la pratique de la littérature expérimentale et la problématique de l'autofiction.
La famille, la littérature, la mort : abattons joyeusement le premier, sa faute est d'avoir troublé le deuxième quand bien même il fait déjà partie du dernier.
« Je suis la plaie de ma famille. Je refuse de cicatriser. » P.87
« La littérature est devenue le territoire du commerce et du divertissement. Rappeler qu’elle est, et avant tout, une arme semble nécessaire en ce moment. » P.118
« Ce sont ainsi les morts qui ont le dernier mot. » Post-scriptum
Al fin encuentro un texto de este siglo que quiera hacer daño. La premisa es esta: una mujer de 35 años ve atrás al mayor trauma de su vida, el feminicidio de su madre perpetrado por su padre. Un padre que además -aprende ella- no es su verdadero progenitor. El odio acumulado del hecho y no solo del hecho, sino de los años de secretos recae sobre la única figura de su familia que siempre ha sabido todo, su abuela. Una abuela que sobrevive anciana y olvidada, pero cuya nieta -la voz narrativa- quiere asesinar con todo su ímpetu. Me encanta, ya hacía falta un texto que realmente quisiera destruir, asesinar. Genuinamente estoy sorprendido de que una autoficción haya logrado esto y no se quedara en los berrinches autocomplacientes y victimistas propios del género. Sin embargo sí los tiene y por eso le dejo 4 estrellas. Aún así, ya solo por la experimentación genérica y las imágenes de tortura y muerte propias de los Cantos de Maldoror siento que vale mucho la pena leerlo. Buena autora Chloé Delaume.