Format large (21,59 x 27,94 cm) deux colonnes sur papier crème . Cette édition comprend le texte intégral d' Obermann avec les préfaces de Sainte-Beuve et de Georges Sand et l'ensemble des notes de l'édition originale. Faire l’apologie de l’inaction alors que l’Europe est prise dans le tourbillon de la Révolution et des guerres napoléoniennes, tel est le paradoxe qu’ Obermann offre à ses lecteurs. Durant le premier Empire, ils sont peu nombreux. Une fois le tourbillon passé, le jeune Sainte-Beuve, né en 1804 à la parution d’ Obermann , fait ses premiers pas de critique littéraire. Il regarde autour de lui, observe les nouveaux auteurs et constate une admiration quasi générale pour Obermann . En 1832, il en rend compte dans la Revue de Paris . Obermann y est jugé plus romantique que le René de Chateaubriand. Senancour sort de l’ombre. Il est le trait d’union entre Jean-Jacques Rousseau et le XIXe siècle, l’auteur d’un roman parfait , un socle du mouvement romantique naissant. Pour le plaisir d’une lecture en contexte, la présente édition réunit les notes des éditions originales, les deux lettres ajoutées en 1863 et les préfaces de Sainte-Beuve (1833) et de George Sand (1863).