" Quand on aime les femmes libres, il ne faut pas les épouser. " Victimes d'une panne de train, un ex-auteur à succès et un étudiant, réunis bien malgré eux, échouent dans un manoir vermoulu du Cotentin. Leur cohabitation s'annonce houleuse, mais la découverte d'une correspondance soigneusement dissimulée depuis plus d'un siècle va tout changer. Son auteur : un illustre écrivain français. Pourquoi cacher ces lettres et quel mystère entoure la jeune femme séquestrée dont il est question ? À la poursuite d'un secret criminel datant du Second Empire, nos deux détectives improvisés remonteront le temps à travers les vestiges des combats de 1871 pour élucider l'énigme de la recluse...
Un premier polar élu parmi 200 manuscrits anonymes. 13 jurés qui représentent chacun un maillon essentiel de toute investigation judiciaire. Un prix littéraire pour le genre le plus populaire de France.
Excellent premier roman. L'écriture est fluide et agréable. Les traits d'humour sont fort sympatiques, et la description des relations entre Anatole et Etienne touchante et amusante. L'énigme est solide, bien documentée, et bien structurée, et à la fin un certain passage est un sacré tour de force d'écriture. J'espère que l'auteur a de nouvelles aventures de recherche littéraires en réserve pour Anatole et Etienne, Cassandre et co!
Ce roman policier est très original car il se concentre sur une enquête, non pas criminelle, mais d'un intérêt historique, littéraire, patrimonial et même familial, ce qui lui confère un fort point positif.
D'abord, les personnages principaux sont le soleil et la lune : nous avons le jeune homme, peu expérimenté, peureux, tête en l'air mais toujours prêt à rendre service ; et d'un autre côté, nous avons le géant grisonnant, calme et doté d'une belle sagacité bien qu'un peu misanthrope et insensible. Ceci nous donne un binôme très agréable à suivre, car même s'ils sont de caractères opposés, ils vont former malgré eux une belle et bonne équipe, ce qui ne manquera pas de créer quelques petites répliques et situations assez amusantes.
Ensuite, par rapport au schéma narratif : je ne m'attendais pas à ce que le véritable "antagoniste" si je puis dire, soit Clamorgan. À aucun moment, je ne l'ai soupçonné, surtout qu'il est arrivé en dernier à la soirée d'Anne. L'autrice nous pousse à croire que c'est Darnley, le Lord qui essaie un peu de se rapprocher d'Anne, afin de peut-être lui dérober les indices permettant de trouver la Septième Diabolique, mais non. Et même pendant tout le récit, rien ne nous indique l'identité du coupable, sauf quand Anne se fait retenir prisonnière. De même lorsque la grille du tunnel se referme sur Étienne, nous ne savons ni ne pouvons trouver l'antagoniste qui sabote la quête des protagonistes. De plus, il faut dire que l'enquête ne s'éparpille pas, on suit vraiment le point de vue d'Étienne et Anatole - ainsi qu'Anne durant sa séquestration - et l'autrice a très bien raccordé ces deux points de vue, notamment où Anne retrouve ses compagnons derrière la porte de la maison durant son évasion. Donc, au niveau de l'intrigue, chapeau ! On progresse vraiment en même temps que les deux personnages principaux, nous sommes à leurs côtés et le récit ne nous donne pas la possibilité de déduire à l'avance le méchant de l'histoire, bien que "méchant" ne soit finalement pas le meilleur terme une fois l'œuvre lue, tout est relatif. Ainsi, cela nous garde a cœur de l’incompréhension et nous maintient en haleine.
Autre point, qui pour moi est le plus important : le travail de recherche et d'adaptation de l'autrice. Il me semble avoir compris que Mme Weick est passionnée de Jules Barbey d'Aurevilly, et du XIXème en général et je pense qu'elle a toute la légitimité, les droits, de le revendiquer. Parce que je n'ose imaginer le nombre d'heures passées à rechercher les noms, les dates, les noms des lieux, les personnages, les événements, les actions, la description des décors notamment les châteaux et le village de Valognes. Et après avoir récolté toutes les informations, le temps passé à tisser les fils de l'intrigue fictive, en restant le plus proche possible de la réalité historique et biographique de Jules Barbey d'Aurevilly. Et je sais combien c'est difficile, car il faut faire des choix, des conciliabules, il faut parfois complètement changer une partie du récit, et parfois cela perturbe tout le scénario que l'on avait imaginé. Je parle en connaissance de cause, j'en ai moi-même fait les frais. Voilà pourquoi je salue bien bas ce casse-tête immense auquel Mme Weick a dû faire face et qu'elle a - si je puis me permettre malgré que je ne sois pas du tout spécialiste du Second Empire et encore moins de la vie d'Aurevilly - si bien remodelé pour nouer son intrigue.
Je finirai en disant que ce livre fut pour moi une belle découverte, qui change beaucoup de ce que j'ai pour habitude de lire, et où l'autrice a su brillamment me plonger dans l'ambiance de la Normandie autant que dans celle du Second Empire, aux côtés de personnages attachants, notamment grâce à un style d’écriture fluide, soutenu, teinté de descriptions qui n’ont rien à envier à personne. Ce fut un régal.
Pour un premier roman, Mme Weick commence en grande pompe !
Valognes- Cotentin : Anatole Derck, écrivain la cinquantaine voyage dans le cadre d’un échange « une journée avec un auteur » avec Etienne étudiant à bord d’un train quand celui-ci s’arrête brusquement en pleine campagne. Anatole décide alors d’en profiter pour descendre de celui-ci et d’aller à pied jusqu’au village de Valognes qu’il n’a pas revu depuis 27 ans.
Malheureusement pour Anatole, son périple, qui ne devait durer qu’une journée va se prolonger quand celui-ci se retrouve immobiliser suite à une malheureuse chute. Etienne décide de rester avec celui-ci comme « aidant ».
Commence alors pour eux une enquête sur les traces d’un manuscrit disparu qui révélerait un terrible secret…
Des secrets cachés, de la haine, du ressentiment, ou comment des non-dits peuvent provoquer un drame.
Une lecture assez mitigée. Impossible de m’attacher aux personnages ni principaux et encore moins secondaire. Une multitude d’informations complètement inutiles qui ne font pas avancer l’histoire. La fin a été pour moi assez décevante, je ne vous dirais pas pourquoi par peur de ne dévoiler une partie de l’intrigue. Un livre lu et aussitôt oublié…
Que dire dire? L'idée est bonne, le thème également, mais je n'ai pas réussi à accrocher. Les personnages m'ont laissée absolument indifférente, je n'en ai trouvé aucun d'attachant. Deux parties qui semblent être 2 romans complètement indépendants l'un de l'autre pour se rejoindre mais entre temps j'avais oublié le début. J'ai eu beau essayer de m'accrocher, je n'ai pas réussi à le finir. Dommage, l'auteure semble être passée à côté du sujet.
Personnages très attachant, surtout le duo principal ! Mystère prenant et de très bons rebondissements même si certains passages étaient un peu trop lents et moue à mon goût, rendant la lecture plus longue. En tant que passionné d'histoire j'ai beaucoup adoré l'intrigue même si mes connaissances en grands de la littérature française reste plutôt basique. On remerciera Anatole d'être aussi maladroit dans des escaliers qu'il est aigri.