Grégoire est à deux doigts de ne plus jamais sortir de sa chambre. Tout, plutôt que retourner au lycée où un camarade de vestiaires s’est moqué de la taille de son sexe. L’adolescent en est à présent persuadé : sa vie est fichue, il finira seul – et sans doute puceau. Il se plonge dans le seul plaisir qu’il lui reste : l’écriture. Max Egrogire et Chloé Rembrandt, ses personnages de fanfiction, lui font oublier sa détresse. Mais leurs aventures imaginaires attirent l’attention. À travers une étrange correspondance qui se tisse alors, Grégoire va découvrir que désir et plaisir sont peut-être moins liés à son anatomie qu’il ne le croyait…
J'ai entendu parler de ce roman lorsqu'il a été censuré, et, évidemment, j'ai été curieuse de le lire.
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Ce livre n'est pas un livre jeunesse. Il s'adresse à des adolescent·e·s qui se posent des questions sur la sexualité, le sexe, le corps, le plaisir. Il y a de grandes chances qu'il ne parlera pas à ni même n'intéressera un autre lectorat.
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On suit l'histoire de Grégoire, un lycéen, qui ne veut plus jamais retourner au lycée après qu'un de ses camarades de classe, Antoine, se soit moqué de la taille de son pénis dans les vestiaires. Depuis, il ne cesse de se moquer, de sortir des blagues toutes plus mauvaises les unes que les autres, et Grégoire ne le supporte tellement plus qu'il décide qu'il va arrêter le lycée.
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Ce roman contient effectivement des scènes de sexe avec des descriptions très crues, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais ces scènes ne m'ont pas « choquée » dans le sens où elles n'impliquent pas physiquement le personnage principal, Grégoire, un lycéen ; ces scènes sont celles que lui-même écrit, dans ses propres fanfictions, ce sont ses fantasmes.
De plus, Grégoire partage, par mail, ses écrits avec quelqu'un, qui lui fait des retours, lui laisse des critiques, le fait réfléchir, d'une certaine manière, à ce qu'il écrit. Et c'est ce que j'ai trouvé vraiment intéressant par rapport à ces scènes-là.
Sa première histoire érotique met en scène un rapport non consenti, et le ou la correspondant·e de Grégoire lui fait remarquer que c'est problématique. J'ai trouvé que ce sont les retours que cette personne lui fait qui sont vraiment intéressants, et permettent de se poser des questions.
Ce n'est que mon avis, bien sûr, mais je tenais à indiquer que contrairement à ce dont il a été accusé, ce roman n'est pas un roman pornographique qui tente d'être vendu à de jeune lecteurs.
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D'ailleurs, tout le roman ne tourne pas qu'autour de ces scènes.
La vraie histoire, selon moi, est centrée sur le harcèlement que subit Grégoire, ses réactions, ses sentiments, et surtout sa peur de retourner au lycée, car il sait qu'Antoine se remettra à l'attaquer dès qu'il en aura l'occasion.
J'ai trouvé géniale la façon dont Manu Causse parle de la peur de retourner au lycée qui grandit de plus en plus, prend de plus en plus d'ampleur, au point que Grégoire essaie de se faire passer pour malade pour ne pas avoir à y retourner.
J'ai aussi adoré les dialogues entre Grégoire et ses parents ; ses parents psy, hyper-présents, toujours sur son dos, au point d'être lourds et insupportables.
Et, sans spoiler plus je l'espère, j'ai vraiment aimé la discussion qu'il a avec son père à la fin.
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C'était un bon livre selon moi. Je ne suis pas une lectrice de romans érotiques donc ces scènes-là ne m'ont pas spécialement plu, mais j'ai vraiment aimé toute la partie sur le harcèlement, le complexe, la peur du lycée ; c'est réaliste, et malheureusement aussi réel.
Pas un coup de cœur, mais tout de même une bonne lecture, que je recommanderais volontiers à quelqu'un qui se cherche, se pose des questions, etc.
3e lecture chez l’ardeur. Il va un peu moins loin que les précédents que j’ai lu (pas en terme d’erotisme mais plus de questions sociales), mais il s’en dégage une belle fraicheur.
J’ai beaucoup aimé lire Grégoire entant que personnage et que jeune auteur, ses doutes, son évolution. Le texte amène à une lecture douce et bienveillante des personnages, c’était délicat.
Les passages érotiques sont explicites et les échanges entre les personnages auteur-relecteur.ice permettent de déconstruire tout ce qui cloche de façon hyper simple.
Voilà un livre que j'ai lu suite à son interdiction à un public mineur, j'ai voulu me faire ma propre idée et voir ce qu'il pouvait y avoir de choquant pour des jeunes de l'âge du personnage, soit 15 ans. A mon avis : rien. J'ai beaucoup aimé le début qui parle un peu de harcèlement et beaucoup de questionnements d'un ado en pleine puberté qui n'accepte pas les changements de son corps et s'inquiète de la taille de son sexe. C'est dit avec des mots simples et naturels, d'une manière très juste, et je me suis dit que beaucoup de garçons qui grandissent dans l'idée d'une certaine virilité pourraient s'y reconnaitre, et aussi que c'était utile que des filles, qui se posent beaucoup de questions sur leur corps, sachent que les garçons s'en posent aussi. Ce problème tourne un peu à l'obsession, et même s'il y a une raison liée au harcèlement, il y a quand même je pense un problème (masturbation excessive) qui n'est pas vraiment résolu. Les scènes de sexe à proprement parler sont toutes fictionnelles, imaginées dans la fanfiction écrite par Greg. Certes elles sont crues, mais dans un style assez particulier dû à l'univers de la fanfiction, avec des clichés et un petit côté irréaliste, donc en fait, rien de porno. Elles ont le mérite d'être finalement tournées vers le plaisir féminin. J'ai moins accroché à ces passages, surtout parce que je trouve un peu irréaliste qu'un ado écrive ainsi, de même que pour la correspondance par mail avec son étrange destinataire. La fin est ouverte et c'est dommage, car on devine que certaines choses sont résolues mais sans en être sûr et sans tout savoir sur tous les problèmes. Le mystère autour du destinataire des mails s'épaissit en fin de roman et pose de nouveaux problèmes qui ne sont pas relevés par l'auteur : le fait de correspondre avec un.e inconnu.e qui n'est peut-être pas de notre âge. Bref, autant je ne comprends pas l'interdiction du roman à des mineurs (un simple avertissement suffit sur la couverture), autant je n'ai pas trouvé ce roman parfait, même s'il a le mérite d'aborder des points très importants : le harcèlement, les blessures qu'engendrent quelques phrases méchantes, quelques rires bêtes, l'injonction à la virilité, la réduction de la relation d'amour à un acte sexuel, même si ce dernier point aurait pu être plus abordé.
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Greg est un lycéen ordinaire, qui vit dans une famille aimante, plutôt stricte sur l’éducation, l’usage d’Internet par exemple y est drastiquement contrôlé. Alors quand Greg est harcelé par ses camarades dans les vestiaires, identifié comme celui qui a une toute petite b*te, c’est le début d’une phobie scolaire et d’un complexe qui devient envahissant. Greg s’évade sur les forums d’écriture, et se libère le jour où un.e certain.e Kika remarque ses textes, il se met à écrire frénétiquement de la fantasy médiévale érotique, et sa correspondance va autant désinhiber sa sexualité que le réconforter sur cette histoire de taille.
Autant j’aime la collection L’ardeur et sa ligne éditoriale, autant là je ne suis pas fan de ce roman, qui plus que de l’érotisme, dans sa partie « écriture en ligne par Greg » prend des allures de mauvais roman porno tout droit inspiré des films du même qualificatif. Si j’ai apprécié tout ce qui a trait à l’adolescence, la relation aux parents, les fantasmes, la masturbation, le traitement du harcèlement, le dialogue ou sa difficulté avec sa famille, j’ai trouvé bien pauvre et excessive la porn*graphie littéraire. Peut-être parce que je ne suis pas un garçon de quinze ans ?
Bref, un bon point pour la collection, un bémol pour ce titre, loin d’être mon préféré.
Vous noterez la mise en garde de l’éditeur en 4eme de couverture, qui a subtilement changé son avertissement en y ajoutant récemment 2 mots finaux : « Certaines scènes explicites peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Ou pas. » ;-)
Il s'agit de ma troisième lecture de la collection L'ardeur des éditions Thierry Magnier. Je les remercie pour cette lecture que j'ai pu faire via la plateforme NetGalley.
Le sujet principal abordé dans ce roman ne me concerne pas personnellement. Je ne me rendais pas compte de tout ce qu'entraînaient l'adolescence et ses changements chez la gente masculine. J'ai trouvé que Manu Causse traitait ces thématiques avec justesse et délicatesse. Les complexes liés au corps et à la sexualité concernent tout le monde et sont désamorcés avec humour.
La relation entre Grégoire et ses parents était intéressante. Ils sont extrêmement protecteurs et la communication devient de plus en plus difficile avec leur fils adolescent.
Toutefois, malgré ces quelques points intéressants, ma lecture ne m'a pas autant embarquée que je l'aurais voulu. J'aurais aimé que l'auteur apporte plus de solutions au problème du protagoniste principal.
Il y a également beaucoup de longueurs. Cela casse le rythme. La fin ne m'a pas surprise mais j'en attendais plus. La coupure est un peu trop abrupte à mon goût.
La collection L'ardeur reste une valeur sûre à mes yeux. Ce roman saura peut-être rassurer les jeunes adolescents sur leurs complexes et la sexualité.
- les thèmes intéressants dont certains sont souvent peu abordés par et pour les garçons : le dénigrement de son corps quand on est un garçon, les maladies intimes (ici l'épididymite, dont je n'avais jamais entendu parler), le harcèlement scolaire, le non-désir d'avoir des rapports sexuels, l'homosexualité et l'homophobie à l'école, être sensible, tomber amoureux etc.
- l'importance apportée à décrire l'impact de la pornographie et du regarde des autres sur sa propre vision de son corps (réelle ou imaginée)
- les scènes de sexe (qui n'apparaissent seulement lors des passages écrits sous forme de fanfictions). J'apprécie l'éclectisme de la collection l'Ardeur, où chaque auteur choisit d'aborder le thème de la (non-)sexualité à sa façon. De tous ceux que j'ai lu, celui-là est le plus explicite, le moins poétique. J'ai aimé les choix de Manu Causse (qui lui a causé d'être censuré par la suite), où les scènes de sexe ne sont pas suggérées mais complètement décrites, avec des mots crus et sensuels. Les adolescents ont aussi droits à de l'érotisme, s'ils le souhaitent, et ces scènes le permettent.
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- l'écriture, que j'ai trouvé un peu infantilisante pour l'âge visée du roman (utiliser le mot "zizi" plusieurs fois pour un ado de 15 ans, ça reste tendu).
- les passages écrits en fanfic, j'ai laissé ça derrière moi il y a 10 ans, c'est pas pour rien 😭 !
- l'intrigue en général, assez répétitive et creuse, qui ne permettait pas que le livre soit aussi long.
Der französische Innenminister hat den Verkauf dieses Buches an Minderjährige verboten. Natürlich hat das, wie immer in solchen Fällen, den Verkauf desselben Buches angekurbelt, nach neuesten Angaben um mehr als 670 %. Daher merke, angehender Schreiberling: Es gibt eben nichts Besseres als ein Verbot, um schlagartig berühmt zu werden (und um sich nebenbei eine goldene Nase zu verdienen).
Gut, ein verbotenes Buch ist nicht unbedingt ein gutes Buch. Manu Causse ist Französischlehrer in einem Provinzgymnasium, und man kann davon ausgehen, dass er seine Schäfchen gut beobachtet hat und ihnen gut zugehört hat. Herausgekommen ist eine moralinfreie Geschichte, leicht zu lesen, leicht zu verstehen, also insgesamt sehr kunstfertig. Sie richtet sich natürlich an Jugendliche, und wie die ganze Reihe ("L'Ardeur") bietet sie ihnen Sexgeschichten als wesentlich gesündere Alternative zu den Pornovideos, die die sich den ganzen Tag reinziehen. Denn mit 15 denkt man an nichts anderes. Deshalb einige sehr explizite Szenen. Deshalb das Verbot. Ergo, wie heisst es noch gleich auf gut Englisch? "Honni soit qui mal y pense."
Ce n’est vraiment pas mon genre littéraire habituel mais j’ai voulu découvrir pourquoi ce livre avait fait l’objet d’un espèce de scandale en l’interdisant à la vente aux -18 ans. Franchement après l’avoir lu je reste dans l’incompréhension de cette décision.
Bref, c’était une histoire intéressante avec une immersion dans l’esprit d’un adolescent en pleine découverte de sa sexualité dans un cadre bienveillant et qui fait face à du harcèlement. Des thématiques très importantes d’être évoquées avec justesse comme dans ce livre. En revanche l’histoire qu’il écrivait avec Chloé est devenue un peu trop dénuée de sens pour moi et m’a échappé.
Un peu déçue par ce roman, dont on ne comprend pas bien quel est le propos - pour moi il n'y a pas vraiment de lien entre le complexe de Greg et sa passion pour l'écriture. Les scènes explicites en deviennent inutiles et la fin est assez dérangeante (un ado qui va rencontrer en vrai un.e inconnu.e d'Internet sans prévenir personne). Je salue le projet des éditions Thierry Magnier mais j'ai trouvé Queen Kong nettement plus percutant.
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Un roman d'utilité publique car il déconstruit la pornographie et apporte un regard très sain sur les relations sexuelles et les fantasmes. Le personnage principal évolue très positivement dans son regard sur lui même et dans la sexualité en général grâce à son correspondant anonyme. Le livre encourage également la communication ado/parents et dénonce le harcèlement tout en y proposant des solutions constructives. J'ai adoré.
Un ado harcelé à cause de la taille de son sexe qui se réfugie dans une relation épistolaire sur internet en créant des histoires érotiques. Intéressant de pouvoir connaître un peu ce qui se passe dans la tête d'un garçon, les problématiques qu'ils peuvent avoir au niveau de leur sexualité. J'apprécie la fin ouverte.
Mais pardon????? Cette fin ?! Beh nan mais quel intérêt ? Le pitch était si bien, mais si peu exploité, on avait que la fan fiction, qui franchement était un peu bateau, je suis hyper déçue Aussi gros problème : le fait qu'il parle potentiellement à un•e adulte ?!! Non pardon, mais non Note :13/30
J’accroche vraiment pas avec le style d’écriture mais je pense surtout ne pas être la cible car sinon l’histoire avait l’air intéressante et importante, mais pour un public plus jeune.
J’ai beaucoup aimé ce livre. Des thématiques très intéressantes sur la sexualité adolescente et notre rapport au corps durant l’adolescence. Malgré j’avoue que je reste quelque peu sur ma faim.
Un peu déçue de ce titre. Pourtant le sujet abordé est primordial mais pas très enthousiasmée par les personnages, l'histoire. C'est important, il a le mérite d'exister.
Je voulais lire ce roman pour ado pour comprendre la censure du gouvernement. Je l'ai lu, je n'ai pas compris le scandale autour de ce bouquin et je me suis ennuyée à pas mal d'endroits.