Comment l’avocate Gisèle Halimi, née en Tunisie en 1927, a-t-elle réussi à mettre l’émancipation des femmes au cœur de ses combats… et à les gagner?
Avocate de la cause des femmes, Gisèle Halimi est la grande stratège du mouvement féministe. Organisatrice de procès très médiatiques, elle sait transformer le tribunal en tribune pour mieux conquérir l’opinion et obtenir de nouveaux droits, garantis par la loi. Rebelle, « avocate irrespectueuse », elle est une femme qui a dit non. Non à la colonisation, au patriarcat, aux traditions, à la domination des femmes. De la défense des indépendantistes à l’IVG et la criminalisation du viol, Gisèle Halimi a initié et accompagné la plus grande révolution sociale et culturelle du second XX e siècle. Disparue depuis 2020, ses mots résonnent encore avec justesse : « Ne vous résignez jamais ! »
La collection « A la plage » chez Dunod est une collection de biographies de grands hommes et femmes célèbres, qui prend le parti de la vulgarisation scientifique, historique, politique, etc. Gisèle Halimi est née en juillet 1927 en Tunisie, sous le nom de Zeïza Taïeb. Gisèle est son deuxième prénom, qu’elle utilisera rapidement pour son travail, et Halimi le nom de son premier époux, nom qu’elle gardera même après son divorce. Si l’on connait assez bien le parcours professionnel et politique de Gisèle Halimi depuis les années 1980, je connaissais mal son engagement initial dès sa jeunesse et ses grands procès antérieurs, en Algérie notamment, procès de la torture. Grande défenseure des droits des femmes et de l’avortement, son rôle dans ce domaine passa souvent au second plan derrière le nom de Simone Veil. De même Gisèle Halimi œuvra beaucoup pour la parité en politique.
Cette biographie simple, brève et chronologique n’apprendra sans doute pas grand-chose à ceux qui connaissent déjà bien sa figure politique mais permettra aux autres de s’informer sans prise de tête, le texte étant très accessible, c’est bien le principe de « A la plage », la série qu’on lit « dans un transat ». Une valeur sûre pour ceux qui cherchent une vulgarisation facile mais sérieuse, et qui ne manqueront pas peut-être de se tourner vers d’autres titres. Ça manque un peu de peps (et de critique, le tout se veut plutôt hagiographique), mais ça fait le job.