Un livre facile d'accès et complet sur les quatre grandes questions de la Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ? Que m'est-il permis d'espérer ? Qu'est-ce que l'homme ?
Que puis-je connaître ?
Que dois-je faire ?
Que m'est-il permis d'espérer ?
Qu'est-ce que l'homme ?
Kant affirmait que ces quatre questions permettaient de couvrir presque tout le champ de la philosophie.
• La première renvoie à la théorie de la connaissance. Elle peut se comprendre comme la recherche d'une vérité ultime, d'une méthode pour bien penser ou encore comme une école du doute.
• La deuxième question renvoie au sens que l'on donne à sa vie : le trouve-t-on dans le bonheur, l'accomplissement de choses ou le désir de faire le bien ?
• La troisième question pose la question du salut. Elle conduit les uns à s'interroger sur l'existence d'un salut éternel, d'autres à l'espoir d'une vie meilleure.
• Enfin, déclarait Kant à la fin de sa vie, une dernière question : " Qu'est-ce que l'homme ? " pouvait intégrer les questions précédentes. Car cette quatrième question invitait à réfléchir sur la condition humaine.
Ces quatre questions vont nous servir de guide pour explorer les méandres de 2 500 ans de philosophie. Chaque question est une porte d'entrée qui mène à plusieurs réponses possibles. Chaque réponse est illustrée par un auteur de référence, une théorie ou une école de pensée canonique.
On écoutera donc les différents discours philosophiques avec bienveillance, sans parti pris, mais sans esprit servile. On n'hésitera pas à les pousser dans leur retranchement, souligner leurs faiblesses ainsi que les absences, en les taquinant au passage. Car rien ne devrait être plus étranger à l'esprit philosophique que l'esprit dogmatique.
Ainsi chacun pourra faire son propre chemin et suivre sa propre voie.
Le projet est invitant et la structure y convient bien : parcourir la philosophie à l’aide de quatre grandes questions proposées par Kant (Que puis-je connaître ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer ? Qu’est-ce que l’humain ?) Malheureusement, avec un projet aussi ambitieux jumelé avec le souci de brièveté, cela en fait un parcours trop superficiel pour en apprécier les leçons. Il y a de bons passages et on saura certainement y apprendre quelques trucs (j’ai bien aimé la place faite aux animaux lors de la section sur l’anthropologie philosophique – cela va trop souvent à sens unique dans d’autres traités philosophiques). En même temps, le livre contient des erreurs (par exemple, quelle étrange réfutation de l’ataraxie !), se perd parfois en anecdotes inintéressantes, et comme dit précédemment, le tout demeure très schématique.