St Jean Chrysostome est né à Antioche entre 344 et 349. Il a été archevêque de Constantinople et l’un des pères de l’église. Son éloquence est à l’origine de son épithète grecque de χρυσόστομος (chrysóstomos), qui signifie littéralement « à la bouche d’or ». L’anaphore qui constitue le cœur de la plus célébrée des Divines Liturgies dans les Églises orthodoxes lui est attribuée. Sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à la mort. Vers les années 369-372, St Jean Chrysostome s’intéressant plus qu’à toute autre chose à l’Écriture sainte, demande le baptême, après avoir rencontré l’évêque Mélèce. Antioche étant alors un centre théologique important, St Jean devient l’élève de Diodore de Tarse, maître incontesté de l’époque. C’est auprès de ce grand exégète qu’il devient sensible au sens littéral des textes sacrés, se méfiant quelque peu des interprétations allégorisantes de l’école théologique d’Alexandrie. Aimant particulièrement l’évangile de saint Matthieu et les épîtres de St Paul, il ne cessera de les relire jusqu’à sa mort. À la fois saint, père de l’Église orthodoxe, docteur de l’Église catholique romaine et de l’Église copte, Jean Chrysostome est fêté le 13 novembre, le 27 janvier (translation de ses reliques), le 30 janvier (fête des Trois Hiérarques) dans l’Église orthodoxe, le 13 septembre dans l’Église catholique. Cette édition, issue des textes de la traduction de 1864, propose les 39 premières homélies de St Jean Chrysostome sur l’Évangile de St Matthieu.