Les Simart-Duteil ont marqué votre enfance. Leur nom si français, leur maison flanquée d’une tourelle – comme dans les contes –, leur allure bon chic bon genre ont imprimé sur le papier glacé de votre mémoire l’image d’une famille parfaite.
Un jour, pourtant, vous les retrouvez à la page des faits divers, reclus dans un manoir normand aux volets fermés. Les souvenirs remontent et, par écran interposé, vous plongez dans la généalogie d’un huis clos.
Paul, Clothilde, Samuel ont été des enfants rois. Leur père, magnat des autoroutes au Moyen-Orient, leur mère, Italienne flamboyante, leur ont tout donné. Quand un frère caché écrit de Syrie pour réclamer sa part de l’héritage, la façade se lézarde. Les failles intimes se réveillent.
Paul, dont la notoriété d’influenceur politique commence à exploser, décide de prendre en main le salut de son clan. Une lutte pour la survie de la cellule familiale se met en branle. Et l’« étranger » a beau montrer patte blanche… il n’est pas le bienvenu.
Une fable qui porte un regard d’une grande finesse sur le climat social et la peur de l’autre.
Née en 1977 à Varsovie, Kinga Wyrzykowska émigre en France enfant, durant l’état de siège dans son pays. Patte blanche est son premier roman.
Un livre très prenant sur le pouvoir des mots. Une famille huppée qui perd le fil de la réalité. Des personnages qui croient et veulent faire le bien. Une famille qui donne froid dans le dos. Attention, les dialogues sont intégrés au texte, il faut aimer jongler avec les idées.
On suit une famille bourgeoise. On est plus particulièrement dans la tête de Paul, l'aîné de la famille. A 18 ans, il a quitté sa famille et il revient. Pas fan de l'écriture mais on est pris dans l'histoire. Une sorte de thriller psychologique.