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Omaha Beach : Un oratorio

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Dans le cimetière américain d'une petite ville de Normandie, bien des années après le débarque ment allié, une famille venue d'Amérique se rend pour la première fois sur la tombe de deux des siens morts à vingt ans avant même d'avoir foulé le sable d'Omaha Beach.

Ici, les morts ne reposent pas en paix.

À l'heure où les soldats américains et canadiens répondent encore à l'appel de la guerre et-meurent au loin, les plages de Normandie continuent à nous hanter.

128 pages, Paperback

First published May 1, 2008

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About the author

Catherine Mavrikakis

43 books79 followers
Catherine Mavrikakis est née le 7 janvier 1961 à Chicago, d’une mère française et d’un père grec qui a grandi en Algérie. Elle a partagé son enfance entre Ville d’Anjou, Montréal-Nord, Villers-Bocage en Normandie et Bay City (Michigan) et a été élevée avec son plus jeune frère par le poste de télévision auprès duquel elle dormait. Elle a subi une éducation stricte dans un lycée français à l’ “étranger” où elle a appris beaucoup de choses, dont l’injustice. En 1979, elle choisit vraiment Montréal, où elle fait des études de littérature et une dépression, qui la conduira à de longues années de psychanalyse. Il lui en restera toujours quelque chose…
Pendant dix ans elle a enseigné à l’Université de Concordia où elle était heureuse. Mais tout à dégénéré dans le monde après le 11 septembre. Elle s’est donc retrouvée en 2003 à l’Université de Montréal, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour écrire:
Depuis 2000, elle a publié quatre romans : Deuils cannibales et mélancoliques (Trois, 2000), Ça va aller (Léméac, 2002), Fleurs de crachat (Leméac, 2005), Le ciel de Bay City, (Héliotrope, 2008) et une pièce de théâtre Omaha Beach (Héliotrope, 2008). Elle a écrit un essai-fiction sur la maternité avec Martine Delvaux: Ventriloquies (Leméac, 2003) et rédigé un essai: Condamner à mort. Les meurtres et la loi à l’écran (PUM, 2005). Elle anime une émission “Rêvez pour moi” sur Radio-Spirale où les invités doivent parler de leurs rêves, ce qu’ils ne font pas toujours de bonne grâce.

Elle fait du yoga et de la méditation. Sa pose préférée est savasana. Elle a une fille de presque huit ans, un mari assez rustre, des amies roumaines, un filleul adorable et bavard et deux marraines extraordinaires pour sa fille. C’est pourquoi elle partage une devise avec les Républicains, des Conservateurs et les Grecs: Vive la Famille!

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Profile Image for Ariane Brosseau.
255 reviews118 followers
August 20, 2016
Comme mon exemplaire de Harry Potter et l'Ordre du Phénix était trop énorme pour être traîné dans le train et le métro, je devais opter pour une lecture du type «transportable» et je me suis dit : «Pourquoi ne pas en profiter pour faire plus ample connaissance avec Catherine Mavrikakis?» (qui sera ma professeure de FRA 2707 Pratique des genres, dans moins de deux semaines).

Si j'ai seulement accordé 2 étoiles à cet oratorio, ce n'est pas parce que c'est mauvais (qui suis-je pour juger une docteure en littérature?), simplement parce qu'en plaçant mon curseur au-dessus de celles-ci, c'est la description de la deuxième étoile qui allait le mieux avec mon état d'esprit, une fois ma lecture achevée. «It was ok.»

De par sa forme théâtrale, son personnage de pythie et son lyrisme, Omaha Beach me rappelait un peu trop les tragédies grecques. À mon avis, la douleur des personnages était beaucoup trop intense pour être crédible. Comment pleurer des morts que nous n'avons pas connus, simplement parce qu'ils sont morts? Je lisais Phyllis et voyait Phèdre.

L'avertissement avant le texte prend tout son sens après la lecture: «Cet oratorio ne se veut en rien réaliste. Tout peut y frôler le ridicule. L'effet d'étrangeté y permettra le tragique.» Au début, je croyais qu'elle manquait de confiance en son œuvre, mais elle avait raison. J'aurais même dit «Tout flirte avec le ridicule.»

Mais s'il y a bien quelque chose que Catherine Mavrikakis a compris, et qu'elle exprime merveilleusement, c'est l'effet détraquant des mères sur leurs enfants. Et je l'aime pour ça.
«Vous n'avez jamais songé combien les fils rêvent de quitter leur mère. Combien souvent, ils sont prêts à mourir, pour échapper à ces mères terribles qui les adulent, les encensent, les dévorent, les bouffent tout entiers. [...] Nous étions heureux de quitter votre aile protectrice, trop protectrice, sous laquelle nous étouffions. [...] Il faut tant de force aux enfants pour vivre quelque chose qui soit vraiment à eux.» (p.118)

C'est ce que je retiens de ma lecture, de cette auteure: des mots durs, des mots cruels, mais des mots vrais.
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