Man nennt sie "Die Streunerin". Sie lebt auf den Dächern von Paris, unter den Brücken der Seine, auf geheimnisumwitterten Friedhöfen. Lou ist wild und unberechenbar. Wenn sie liebt, liebt sie bedingungslos und leidenschaftlich. Wer sie verletzt, dem verzeiht sie nie. Und sie ist ständig auf der Flucht, sprengt immer wieder ihre goldenen Käfige und sucht im Dschungel der Großstadt verzweifelt und wild entschlossen nach der einen, der ganz großen Liebe. Sie ist eine Katze - und sie ist eine Frau.
Remo Forlani a un style d’écriture très vivant, bien à lui, qui passe très bien sur des textes courts (comme celui du livre illustré “Du bon usage des chats”) mais devient rapidement assez soûlant dans un roman.
Assez soûlants également sont les a priori sociologiques de l’auteur, que l’on imagine volontiers abonné du quotidien Libération, tant le cœur de cible est similaire même s’il est bidon : clochards généreux, balayeurs maliens rigolards, psychanalyste lesbienne, artiste sans le sou hébergeant un zoo dans son salon, ces deux derniers habitant dans de vraies maisons en plein Paris, hein. Le bête salarié , cadre moyen vivant en appartement a aussi droit à un chapitre ; on comprend vite que Remo Forlani n’aime pas ces gens-là, qu’il laisse à Houellebecq.
Bref, lisez plutôt la série Felidae de l’écrivain allemand Akif Pirinçci : le héros (Francis) est aussi un chat mais c’est bien plus rigolo.
Le livre est plein d’humour, de tendresse, de joies et de drames. Forlani se met dans la peau d’une chatte qui raconte sa vie de chatte de gouttière, ses rencontres, ses mésaventures, ses amours félines et humaines. Le style familier colle au personnage coquin de chatte parisienne, de chatte de ville. Tout ami des chats s’est au moins une fois demandé ce que pouvait bien pensait son compagnon félin, et après avoir lu Gouttière, on ne peut qu’être encore plus attentif à nos bestioles. Avec une fin digne de Lucie la chatte névrosée, ce livre est un pur régal, tout en nuances, émouvant mais pas larmoyant. Merveilleux.