Václav Havel was a Czech playwright, essayist, poet, dissident and politician. He was the tenth and last President of Czechoslovakia (1989–92) and the first President of the Czech Republic (1993–2003). He wrote over twenty plays and numerous non-fiction works, translated internationally. He received the US Presidential Medal of Freedom, the Philadelphia Liberty Medal, the Order of Canada, the freedom medal of the Four Freedoms Award, and the Ambassador of Conscience Award. He was also voted 4th in Prospect Magazine's 2005 global poll of the world's top 100 intellectuals. He was a founding signatory of the Prague Declaration on European Conscience and Communism.
Beginning in the 1960s, his work turned to focus on the politics of Czechoslovakia. After the Prague Spring, he became increasingly active. In 1977, his involvement with the human rights manifesto 'Charter 77' brought him international fame as the leader of the opposition in Czechoslovakia; it also led to his imprisonment. The 1989 "Velvet Revolution" launched Havel into the presidency. In this role he led Czechoslovakia and later the Czech Republic to multi-party democracy. His thirteen years in office saw radical change in his nation, including its split with Slovakia, which Havel opposed, its accession into NATO and start of the negotiations for membership in the European Union, which was attained in 2004.
Havel traite principalement des formes de dissidence au pouvoir soviétique en Tchécoslovaquie. Il joue lui-même un rôle important dans la chute du régime, notamment par l'écho de sa courageuse Lettre ouverte à Gustáv Husák. Il est donc aux premières loges de l'opposition et livre des réflexions nourries d'une expérience authentique et non pas simplement théorique. Son interprétation du printemps de Prague et des espoirs déçus de la population, sa mise en valeur des efforts souterrains pour faire émerger des formes de solidarité nouvelles sont intéressantes et pertinentes, bien que parfois vagues et d'apparence naïve ou idéaliste (vivre dans la vérité, être dans l'authenticité... oui, mais concrètement ?). Il faut néanmoins garder en tête qu'il n'est pas un acteur neutre, et jouera un éminent rôle politique (président intérimaire de la Tchécoslovaquie, puis premier président de la République Tchèque après sa séparation d'avec la Slovaquie). En particulier, il se montre extrêmement pro-occidental en terme de politique international (favorable au bombardement de la Yougoslavie, soutien à l'invasion de l'Irak, et généralement acquis à la politique néo-conservatrice américaine). Beaucoup de dissidents soviétiques sont d'ailleurs soupçonnés de liens avec la CIA (financement, publication, etc.). Ses écrits semblent appeler à une conciliation possible, à un compromis souhaitable entre paradigmes socialistes et capitalistes, avec le bien de l'ensemble de la société pour moteur. Et pourtant, concrètement, son anti-communisme le pousse dans les bras d'un américanisme sans discernement et instaure l'impitoyable règne du marché néo-libéral. Ainsi, sa politique a fortement contribué à la montée des inégalités en république tchèque, notamment par la mise en oeuvre de privatisations massives. En conclusion, beaucoup de choses intéressantes à tirer de l'expérience tchèque, malgré une forme d'hypocrisie intellectuelle qui, partant de jolis discours sur la vie authentique et la liberté humaine, aboutissent concrètement, une fois de plus, à une forme de néo-libéralisme outrancier.