Plus de 250 récits brefs, qui relèvent du fantastique, de la science-fiction, de l'humour noir, de l'absurde. Un univers délirant qui bouscule les règles du quotidien : le temps et l'espace se modifient sans cesse, les objets vivent, les corps se transforment, les êtres disparaissent, les chemins ne mènent nulle part, les objets ont d'étranges réactions, les miroirs reflètent des ombres, les squelettes s'animent, les trains ne s'arrêtent plus.. La version intégrale des Contes glacés , pour provoquer frissons et sueurs froides..
Jacques Sternberg a été une lecture marquante, très tôt, vers 11, 12 ans, grâce à un professeur belge, amateur d'humour noir. Certains contes, tels que celui sur l'absence d'histoire, ou celui sur les chats, restent vivaces vingt ans après! Il m'a démontré qu'on peut laisser une impression indélébile au lecteur en quelques lignes. Bien sûr, selon les sensibilités, une histoire marquera plus qu'une autre. Sternberg est un maître de la forme courte. Il a créé un genre indéfinissable: serait-ce du surréalisme? de la SF? du fantastique? du récit noir? des contes cruels ? Un peu de tout cela à la fois !
J'avais flashé il y a de cela des années sur le texte "Le Rien", c'est bien des années plus tard que je découvre enfin le recueil dont il est tiré. Très déçue par le début de ce recueil ("Le Rien" est au final, à mes yeux, son meilleur texte), la seconde moitié, qui comporte un peu plus de fantastique, de sf et d'humour m'a nettement plus plu.