Il est de ces livres qui nous marquent et qu’on ne peut classer dans la catégorie “J’ai aimé” ou “Je n’ai pas aimé”.
Le narrateur, Nico, s’est révélé être un homme auquel il est facile de s’identifier. Au-delà de ces études et de son groupe de musique, c’est aussi et surtout un personnage qui doute de lui, des autres et de l’avenir. À l’âge où les études se terminent et où chacun emprunte sa propre route, les doutes sont monnaie courante. Et c’est d’ailleurs la beauté de ce roman : il n’y a pas que Nico qui doute, mais nous avons aussi tous ces personnages qui avancent dans leur vie à tâtons. Parmi les doutes les plus violents, il y a tous ceux qui se rattachent à l’amour. On l’interroge, on tente de le définir sans pour autant parvenir à quelque chose de convenable. Loin des romances dans lesquels tout semble tracé, ici le trait est brouillon, parfois même effacé. Et c’est beau, c’est agréable à découvrir, car à chaque ligne, on est surpris par la situation.
Je découvre l’écriture de Jérôme Attal avec ce roman et je n’en suis pas déçue du tout, sa plume nous emmène avec une certaine mélancolie dans un monde réaliste qui fascine. Ce roman est comme une fresque contemporaine dans lequel on accepte, ou non, de se laisser emporter.