Au XIIIe siècle, dans la région de Toulouse en proie aux débordements sanglants de l’Inquisition, Alexis, jeune moine, se voit confier un manuscrit par Baruhel, un alchimiste, juste avant sa mort sur le bûcher. Mais ce texte, dont Alexis ignore tout, est convoité par le grand évêque inquisiteur et ses sbires, qui le pourchassent sans relâche, lui et ses amis de rencontre : Verniolle, voleur au grand cœur, évadé de la prison de Pamiers ; Jeanne, la fille de Baruhel et nièce du redoutable évêque ; Anna, sa nourrice, qui se donne du bon temps avec le valet de l’évêque ; Adam de Miraval, jeune astronome, amoureux de Jeanne, et son valet Taleb, au rôle ambigu… Mais quel est le secret de ce livre ? Pourquoi est-il si recherché ?
Une belle écriture pour raconter les aventures du frère Alexis et de ses compagnons. L'histoire est fluide et les dialogues bien construits. J'ai apprécié le ton pétillant et le style d'Henri Gougaud, il entraine le lecteur de rebondissements en rebondissements avec une facilité déconcertante.
En revanche, j'ai été gênée par le peu de description des lieux et en particulier des personnages principaux. Le récit se passe au XIIIe siècle dans la région de Toulouse, mais je n'y ai pas trouvé de portrait spécifique qui permette d'imaginer plus concrètement ce paysage. De la même façon, impossible de savoir comment sont habillés les personnages ni à quoi ils ressemblent, à l'exception de quelques détails saupoudrés ici et là.
Moi qui aime les romans historiques, je me suis sentie un peu frustrée par cet aspect peu descriptif du livre. La confrérie des innocents, en ce sens, s'apparente davantage à une fable inspirée des chansons de geste et des contes du Moyen âge.