Si le premier tome brillait par son apologie du viol et son scénario inexistant, on est sur un concentré encore pire dans ce tome.
Jordan et Cindy sont les nouveaux héros sans saveurs de ce tome qui se passe grosso modo 25 ans après le premier. D’un côté nous avons Jordan, fils de Rayan, entouré de ses deux frères aux noms en -an que j’ai oublié. De l’autre Cindy, religieuse au courant de l’existence des démons, qui aimerait se renseigner là dessus mais dont les parents refusent. Le premier est une copie aussi inintéressante que son père : champion du même jeu vidéo, parle exactement comme lui, il évoque l’influence humaine de sa mère, elle est inexistante. Comme son père, il se résume à ses muscles, son agressivité, et sa froideur « polaire ». Le plan faire une parjure de Cindy en la faisant aimer le sexe avec lui, démon, alors qu’elle est croyante et se préserve pour le mariage.
Maintenant, Cindy, la seule chose positive à son propos est qu’elle a porté plainte pour viol, visiblement consciente de ce qui lui est arrivé. Elle s’entoure d’une écharpe de sainteté à dire qu’elle n’est personne pour juger et pourtant elle passe son temps à ça. Sur son amie qui l’accompagne (dont le nom a déjà quitté ma mémoire), sur les gens qui l’entourent. Et mon dieu mais quelle cruche. Elle sait que le démon existe, que le contexte est tendu, elle se fait plusieurs fois la réflexion que Jordan et ses frères ont des auras mauvaises, que des événements qui ne devraient pas arriver se passent autour d’eux. Mais non, madame est choquée à la révélation. Pire, elle trouve ça plus impardonnable ça que de l’avoir violé en gangbang à trois avec ses frères et l’avoir forcé à sucer son amie (je n’évoquerai pas cette scène surréaliste et mal écrite).
Le scénario c’est très simple, c’est le même que le premier. Les noms sont interchangeables, on a un homme mauvais entouré de ses deux acolytes sans personnalités et évolution, avec la jeune femme blonde naïve, sans saveur. Elle obtient un travail grâce à lui, il y a les viols et le retour dans les bras de monsieur en lui pardonnant tout, le scandale Paris Game Week (oui oui le même), la trahison « de trop », le retour du monsieur vers la demoiselle en phase de trahison, le même plot twist du virus, la mort de l’héroïne par le héros (ne chipotons pas) pour la réincarnation sous une autre forme qui lui permet de vivre le grand amour avec son violeur.
La qualité d’écriture est mauvaise, les mêmes tournures de phrase se répètent inlassablement, les billes à la place des yeux, j’en peux plus.
Mais de qui se moque-t-on ? Et le pompon sur la Garonne, c’est quand même que le bouquin est même pas fini. Hé ouais, les pauvres intrigues installées ne sont pas clôturées. Pire, un dernier élément de scénario est balancé à l’arraché à la fin du livre et c’est la fin. L’autrice dû elle-même « oui je sais j’ai pas clôturé les intrigues mais j’en ai fini avec eux. Je laisse ouvert au cas où je veux faire un spin off qui se passe pendant l’´invasion vampire (oui non cherchez pas). » Mais ? mais ? Mais non en fait ! Retournez sur des événements ellipsés ne t’empêchent pas de fermer les maigres portes scenaristiques ouvertes. Et surtout pas de lâcher un élément qui sous entend une suite alors que tu balances derrière que c’est vraiment la fin.
Bref, a fuir, c’est aussi problématique que le premier livre mais avec une qualité d’écriture encore plus pauvre.