Et si le plus grand danger venait de l’intérieur ?
Après un road-trip à travers les États-Unis, Noah et Ava Seydi sont sur le point de regagner la France. Mais quelques heures avant le départ prévu de La Nouvelle-Orléans, de violentes intempéries clouent soudain tous les avions au sol et les poussent à changer leurs plans. Les jumeaux se rabattent alors sur le seul logement encore disponible en cette période d’Halloween : une vieille maison isolée qui fait froid dans le dos. Ils n’ont pas le choix et font contre mauvaise fortune bon cœur. IIs vont vite s’apercevoir qu’ils n’en sont pas les seuls locataires.
Ce roman m'a plongé dans une ambiance glaçante et angoissante, à l'image de ce qui arrive à nos deux héros, les jumeaux Ava et Noah. En voyage en Louisiane, ils se retrouvent bloqués par un ouragan et trouvent refuge dans une maison. Une maison qui serait hantée... Ava est victime de forte anxiété et prend un traitement pour, alors quand elle commence à voir des fantômes, les nerfs lâchent et nous suivons sa lente descente aux enfers.
Franchement, en lisant ce livre, j'ai TELLEMENT pensé à The Haunting of Hill House de Shirley Jackson ! J'avais tellement eu peur, et été stressée pendant ma lecture ! Tout n'était que suggestion, mais qu'est-ce que ça faisait flipper. Mais ici, l'histoire va s'approfondir autour d'une intrigue différente, et on va en apprendre plus au fur et à mesure. J'ai trouvé le suspense très bien dosé, et même si Ava m'agaçait un peu au début, je me suis parfois reconnue en elle. Je me suis par contre beaucoup attachée à son jumeau Noah, qui m'a beaucoup fait rire et qui est toujours là pour la rassurer.
Il y a quelques passages où j'ai été un peu perdue, parce que ce n'est pas le premier roman dans cet univers ! Eh oui, l'univers créé par l'autrice est bien plus vaste que ça, il y a donc quelques références à d'autres de ses romans - que je n'avais pas pour le coup. En tout cas, bravo, l'autrice maîtrise son ambiance et son sujet sur le bout de la plume.
Un récit haletant, un huit-clos frissonnant, et une écriture à fleur de peau... Ceux qui restent, c'est tout ça à la fois. À travers la voix anxieuse de la narratrice Ava, on hallucine, on voit des ombres bouger au coin de l'oeil, on frissonne et on panique, on n'a droit à aucun répit. L'ambiance est exactement celle qu'on attend d'une maison hantée de Louisiane en pleine apocalypse, terrifiante et mystérieuse à souhait... C'est à la fois un refuge, et un cauchemar, un peu comme ce que nous fait vivre Ava tout au long du roman.