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« La beauté, tôt vouée à se défaire ne s'arrête pas à la simple histoire du meurtre de deux jeunes femmes pendant leur sommeil, cette nouvelle joue également un rôle explicatif pour les deux récits qui précèdent, concernant le travail du condamné à perpétuité qu'est l'écrivain et le thème de l'impossibilité d'une relation pure et belle à la réalité. La beauté, tôt vouée à se défaire est une oeuvre rigoureuse qui n'a pas du tout vieilli. Et je crois que si elle n'a pas vieilli, c'est sans doute à cause de la sérénité qui s'en dégage. Je me demande où l'auteur arrive à trouver cette tranquillité artistique. Il a vu la tristesse dans le coeur du criminel Saburo Yamabe, pour qui provoquer la mort, c'était flirter avec la vie, sans pour autant flirter lui-même avec la vie. C'est cette distance, que même une légère ivresse ne permet pas, qui l'a conduit aux Belles endormies et au Bras. »
Yasunari Kawabata (川端 康成) was a Japanese short story writer and novelist whose spare, lyrical, subtly-shaded prose works won him the Nobel Prize for Literature in 1968, the first Japanese author to receive the award. His works have enjoyed broad international appeal and are still widely read today. Nobel Lecture: 1968 http://www.nobelprize.org/nobel_prize...
Deux nouvelles de qualité d’un des plus grands auteurs de la littérature japonaise, qui parvient notamment à nous faire replonger dans l’ambiance des Belles endormies avec la première nouvelle de ce recueil. C’est également un réel plaisir de voir Yukio Mishima commenter les textes de son ami dans la postface. Article : https://comaujapon.wordpress.com/2018...
Que vous aimiez Kawabata ou cherchiez à le découvrir, je ne recommande dans ce recueil que la première nouvelle, « Le bras ». La deuxième ne représentant pas du tout le style poétique habituel de l’auteur et ayant, je l’avoue, fait naître chez moi un vrai sentiment de dégoût.
Le bras
Je l’interprète comme étant une histoire de solitude, celle d’un homme qui rentre chez lui après avoir emprunté le bras d’une jeune femme. On y retrouve un mélange de lyrisme et de surréalisme. Une atmosphère où règnent la mélancolie et le symbolique, le désir aussi.
Déception.
Quant à la deuxième nouvelle, celle au titre si prometteur par sa grâce : « La beauté, tôt vouée à se défaire »… J’ai éprouvé un sentiment de rejet comme cela m'est rarement arrivé lors d’une lecture. J’ai même eu peur de ne plus jamais pouvoir relire Kawabata dont la plume m’a pourtant éblouie tant de fois.
Le narrateur raconte l’assassinat de deux jeunes femmes dont il était le tuteur. Pourtant, ses premières réflexions seront que « c’est complètement fou », ce meurtre, car il ne pourra pas savoir laquelle aurait été la meilleure amante. Avant de continuer à tenter de trouver à qui la faute. Évidemment, celle du meurtrier, arrêté et condamné, n’est que peu analysée. Le narrateur, par des biais cognitifs d’une autre époque, rend coupables les victimes.
Je ne doute pas qu’en écrivant ce personnage à la logique déplacée, morbide, abjecte même, Kawabata avait une intention dans la lignée de ses autres textes (disons que je lui laisse le bénéfice du doute). Seulement, rien de ce qu’il écrit ne m’amène à une conclusion qui serait acceptable. J’ai trouvé cette vulgarité gratuite et c’est en cela qu’elle m’a paru insupportable.
Je dirais que c'est un roman qui ressemble plutôt à un procès verbal où le narrateur est en faite une autree personalité ou une personalité factice inventée par un tueur afin de se décharger de ses choix ce qu'on trouve des nos jours dans les invéstigations des meurtres commis par des tueurs narcissiques dans les points de leurs autojustification, que Mishima qui était quand même, bien borderline dans ses parôles tout autant que dans ses actes, avec sa mysogynie projettée à cause de l'oppression antihomosexuelle, inspirée ironiquement en une grande partie par sa chère armée et structures bien homosociales, se fasse pièger par ce livre et le déclare un example éclatant de la litérature de "mono no aware", alors qu'il ne l'est pas du tout mais qu'il suit les désirs de narration favorables à un narcissique, donc une reconnaisance de validité du fantasme narcissique... et bien tout se retrouve à sa place.
Onirique et perché, dans une sorte de bulle de savon ou de coton d’un poème étrange dans un monde magique dans lequel il ne faut pas se poser trop de questions. Ensemble de deux nouvelles très différentes toutes deux touchantes et un peu tragiques