Illustres en leur temps, nombre de femmes sont tombées dans l'oubli sans raison apparente. Comprendre les causes et les modalités de cette invisibilisation qui n'atteint jamais la notoriété masculine, telle est l'ambition de ce livre.
À travers ving portraits de femmes d'exception qu'il ramène à la vie, il questionne cette stratégie, toujours à l'oeuvre, et sa fonction dans la perpétuation des assignations de genre. Ainsi se révèle le détournement de la notion même d'exception, dès lors qu'elle est attribuée à "la femme" postulée des siècles durant faible, fragile, inapte à créer et à agir dans la sphère publique. L'ouvrage décèle trois mode d'évitement: l'exceptionnalité féminine pathologisée; l'amputation mémoreille; et enfin l'instrumentalisation pour renforcer la règle du genre. La raison première de cet oubli mémoriel reste assurément le refus de l'égalité entre les sexes.
Très bon livre qui donne un aperçu de femmes remarquables mais méconnues. Les portraits dressés sont pertinents sans se perdre en détails inutiles ou conjectures. Je trouve cependant dommage que les raisons de l'oubli n'aient pas été plus développées (avec pourquoi pas une ouverture sur la situation contemporaine de la perpétuation de la mémoire).
Paulette Nardal, Sophie Germain, Cléo de Mérode ou encore Madeleine Pelletier... autant de noms qui ne résonnent pas assez et qui devraient orner nos rues et nos écoles. Ce livre entrouvre la porte de l’historiographie féminine et de la mémoire des femmes.
Un livre utile pour comprendre la stratégie mise en œuvre pour effacer le nom de femmes libres, féministes, politiques, scientifiques de l'histoire. On découvre ainsi de nouveaux portraits peu connus de la mémoire des femmes tels Marguerite Thibert, Lumina Sophie et bien d'autres encore que j'ai été heureuse de découvrir. J'ai appréciée aussi que l'historienne nous laisse la bibliographie pour chacune d'elles, un bon moyen d'approfondir le sujet par soi-même.