Le quartier Saint-Sauveur a connu toutes les catastrophes : séismes, inondations, pluies de grenouilles… Béni par l’apparition de la Vierge, c’est aussi le lieu d’amours dévorantes et d’indéfectibles amitiés nouées dans une enclave ouvrière baignant dans une solidarité râpeuse. Puis viennent les disparitions. Des gens et des choses sont happés par le hasard. Cette vague d’évaporations passe, comme les autres calamités, mais Saint-Sauveur n’échappe ni à la marche du temps ni à l’amnésie collective. À travers ces drames et ces prodiges naviguent Jacob et Pénélope, deux adolescents qui tentent de s’accrocher à leur monde en dissolution à la fin des années soixante-dix. De l’autre côté de l’histoire, cinquante ans plus tard, une Dame en vert et un Cowboy solitaire recollent les fragments de leurs longues existences pour en faire quelque chose de beau, de durable. Chronique de quartier, romance de voisinage, Une odeur d’avalanche détricote les petits et les grands miracles, les cataclysmes et les joies qui font et défont les communautés. Un texte d’une rare douceur, réconfortant comme une réunion de famille, qui nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour croire à la magie.
Né à Québec en 1977, Charles Quimper tenta d’abord de se faire pêcheur de homard avant de réaliser qu’il était atteint d’un mal de mer insurmontable. Il devint alors installateur de piscines hors terre et vendeur de fermetures éclair, avant de devenir libraire puis collaborateur à plusieurs revues et magazines. Marée montante est son premier roman, et Tout explose son premier recueil de poésie.
Proposition originale dont la vedette principale est le quartier Saint-Sauveur, à Québec. Étant d'une paroisse avoisinante, les références géographiques, historiques et anecdotiques m'étaient tout à fait familières. Du moins, les vraies références!
En plus de la chronique d'une publication paroissiale, deux histoires sont racontées en parallèle. Le lecteur cherche le lien entre les trois propositions (offertes avec des polices de caractères différentes), puis, il ne le cherche plus. À quoi bon? Les personnages sont attachants. Les intrigues sont originales et surprenantes. L'amour est au rendez-vous. La fantaisie y est aussi parfois chavirante. Lorsqu'elle l'est trop: Bof! On accepte l'écart. Les mots sont si beaux, De la musique. Plus tard, le lien recherché initialement se pointe subtilement.
Courte lecture, dont l'appréciation croissait à mesure qu'avançait la lecture. Je le dis de nouveau: Ce qu'il écrit bien, Charles Quimper.
Ce qui m’a le plus marqué à propos de ce livre est l’histoire d’amour prise entre deux époques, qui est à la fois touchante et passionnée. La preuve que l’amour retrouvera toujours son chemin malgré les périples de la vie.
Avec ce livre, l'auteur fait un hommage au quartier à Québec dans lequel il habite : St-Sauveur.
Le récit est découpé en trois parties qui alternent et reviennent de une à l'autre. Je trouve généralement que cette façon de faire casse le rythme mais cette fois, j'ai trouvé ça très réussi grâce aux coupures de journal local et de lettres découvertes par celui que l'on suit, le nouveau venu dans le quartier que les habitants ont surnommé Cowboy. Des personnages et un quartier qui garderont leur aura de mystère et c'est ce qui fait le charme de ce roman.
La plume a un petit je-ne-sais-quoi qui me plaît et qui sonne comme de la poésie, même quand ça en n'est pas.
Well written, j'aime bien l'aspect poétique et genre valse du livre. Par contre il n'y avait pas beaucoup d'histoire et pas beaucoup de développement de personnages so. Mais c'est sweet à lire, après il se passe rien
C'est l'histoire de Jacob et Pénélope, c'est aussi celle de Cowboy et de la Dame en vert, mais c'est surtout l'histoire d'un quartier de la Ville de Québec.
Je me suis lancée dans cette lecture sans rien en savoir, par intuition et attrait pour le titre et la sublime couverture, qui d'ailleurs rend très bien justice au roman, par sa beauté et son étrangeté. Il n'y a pas réellement d'intrigue, on suit plutôt des personnages, et l'histoire du quartier de Saint Sauveur au Quebec, lieu mystérieux qui m'a fascinée et donné envie de m'y rendre, quand bien même je sais très bien que le récit qui en est fait est fictif.
Le personnage principale est Jacob, un jeune garçon attachant et très autonome, ses chapitres sont écrit à la première personne du singulier. Il y a Pénélope, une jeune fille rousse de son âge, puis dans des passages moins contextualisés, on suit Cowboy et la Dame en Vert, individus entre deux âges que la vie a âprement façonnés.
Ce que j'aime dans ce livre, c'est l'écriture très particulière de l'auteur, la narration fluide et poétique, qui fait éclater des images fortes dans l'esprit du lecteur. J'ai trouvé sa plume très belle, et si je voulais rassembler des citations pour garder un souvenir de tous les passages que j'ai trouvé fabuleux et sublimement écrits, je recopierais simplement l'ensemble du roman.
Il y a du fantastique dans cette histoire, de la magie, religieuse en premier lieu, avec la place très importante de l'apparition de la Vierge Marie près d'une grotte, et puis des éléments très étranges, des disparitions, un chien qui prend régulièrement feu. Ce que j'ai aimé cette lecture qui m'a transportés dans un monde réelle mais imaginaire, étrange et sublimé !
On n'a pas toutes les réponses, beaucoup de choses restent non élucidés, non expliquées, mais si ça peut être frustrant, ça ajoute aussi au mystère qui englobe "Une odeur d'avalanche". Un belle découverte !
J’ai passé un agréable moment de lecture en acceptant la proposition de cet univers au réalisme magique campé dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, où trois trames narratives se déploient en parallèle et en mystère, parfois en s’entrecroisant. (J’y ai d’ailleurs vu une parenté avec «Saint-Jambe» d’Alice Guéricolas-Gagné (VLB), qui se déroulait dans un quartier de la Basse-Ville, lu et apprécié il y a deux ans.) Au passé ou au présent, on y côtoie un cowboy, une dame en vert, deux adolescents, le code morse, des batraciens qui pleuvent, beaucoup d’oiseaux, des gens qui disparaissent dans des crevasses, les chroniques d’Adjutor Leroux dans le journal local. J’avais adoré «Marée montante», le bouleversant, poétique et très émouvant roman précédent de Charles Quimper, qui aurait difficilement pu nous amener autant ailleurs avec ce deuxième roman.
3,5/5 On suit à des époques différentes l'histoire de deux couples. Tout d'abord dans les années 1970, on fait la connaissance de deux adolescents, Pénélope et Jacob. À notre époque, on retrouve celui qu'on surnomme le Cowboy qui rencontrera la Dame en Vert. Ces récits sont entrecoupés de chroniques du journal La pie de St-Sauveur qui racontent plusieurs événements et catastrophes qui se sont passés dans le quartier St-Sauveur de Québec.
J'ai bien apprécié ce court récit, la plume de l'auteur est superbe! L'histoire du e Cowboy et la Dame en Vert m'a touchée alors que j'ai un peu moins accrochée à l'histoire de Pénélope et Jacob. J'ai bien aimé aussi découvrir le quartier St-Sauveur qui fait partie intégrante de ce livre. Une belle lecture qui fait différent!
Il y a quelque chose du merveilleux et de la grande histoire d'amour. Ce roman en trois époques est tout à fait magnifique. C'est comme s'envelopper d'une chaude couverture au retour d'une balade au coeur de l'hiver. Juste du doux et du beau #feelgoodstory
Quelle belle surprise que ce livre! J’ai adoré l’alternance du présent, du passé et des chroniques de journal. Un texte sublime, où chaque phrase est travaillée et à sa place.
Un livre un peu décousu, dont la structure m'a plutôt deplu. Cependant, je me dois de souligner la plume exceptionnelle de Quimper et sa mise en scène magnifique du quartier Saint-Sauveur!