L'adolescente qui prend la parole dans ces pages meuble de ses rêves les grands espaces de la banlieue parisienne.. Elle dévoile son quotidien comme si elle vivait une épopée tragi-comique : le combat avec son corps, sa famille, son école, ses amis... et ses rêves d'ascension sociale, pour atteindre l'excellence de l'autre côté du périph.. Riche de ses désirs comme de ses failles, rendue forte par le piège douloureux de l'intégration puis de l'initiation, elle offre une vision singulièrement drôle, attachante et charnelle d'une cité chargée d'histoires..
Maryam Madjidi is a French-Iranian writer. She was born in Tehran in 1980, and moved with her family to France at the age of six. Her parents were communists and had been forced into exile following the Iranian revolution. She studied literature at Sorbonne University and taught French in both Beijing and Istanbul.
Her debut novel Marx et la poupée (2017) was published to widespread acclaim, receiving the Goncourt prize for first novel as well as the Ouest-France Etonnants Voyageurs novel prize. She is currently working on her second novel.
3,5 J'ai bien aimé l'humour de cette jeune iranienne nous racontant son enfance et son adolescente, sans fard, qui cherche de manière presque comique à s'intégrer. Ce livre est positif car même si Maryam n'a pas tout à fait comblé tous ses rêves, elle trouve sa place et réussit à s'accepter, "à s'aimer encore". On ressent bien les difficultés et que sa bonne volonté ne suffit pas toujours à les surmonter mais ce n'est jamais moralisateur.
De l’auteure, j’avais aimé Marx et la poupée sur l’exil. Ce second roman aborde un sujet plus classique : l’adolescence en banlieue parisienne.
Le premier tiers du roman décrit la vie pas si facile d’une jeune fille maghrébine pauvre : problème de cheveux, de peau, pas de combinaison de ski, le regard des garçons et les moqueries.
Sans oublier les profs désabusés : l’école occupe une bonne partie du temps.
La dernière partie est plus intéressant et plus riche car la narratrice entre en classe prépa et découvre le fossé immense de culture et de savoirs : comment parler un anglais fluide en hypokhâgne quand pendant tout son collège on s’amusait à lancer des boulettes de papier toilette mouillées sur le prof ?
Mais j’ai aimé la prise de conscience de l’adulte sur sa vie : malgré ses voyages et ses expatriations, elle revient dans la banlieue de son adolescence.
Une citation :
J’étais une Robine des Bois de la scolarité. Une communiste du savoir. Je le partageais, je le distribuait à ceux et celles qui en avaient besoin. Prenez, c’est gratuit, et si ça peut faire remonter la moyenne, tant mieux.
L’image que je retiendrai :
Celle des beaux appartements parisiens dans lesquels la narratrice se perd.
Dans ce roman l'autrice nous raconte son adolescence en banlieue parisienne. De problèmes "futiles" comme comment se coiffer ou s'habiller pour se fondre dans la masse adolescente (ok c'est pas futile du tout à 14 ans ce genre de problèmes ^^) aux professeurs désabusés et les difficultés de sortir de la banlieue.
J'ai passé un excellent moment avec ce roman, je me suis plusieurs fois reconnue dans cette adolescente mal dans sa peau alors que je ne suis pas issue de l'immigration et que je n'ai pas grandi en banlieue parisienne. La plume fluide nous dépeint une vision drôle et acide de cette adolescence et de ses désillusions. Sitôt refermé ce roman j'ai commandé le précédent de l'autrice sorti au format poche : Marx et la poupée. Une jolie découverte.
Style enleve, beaucoup d hunour dans ce recit d une adolescente iranienne dans le 93. Et un sacre pied de nez a l ecole agent d’ “ascenseur sociale”. Sympa
This was an easy read. I didn’t love the beginning but it got better as I kept reading. The end leaves you hanging though. I know l’author did that on purpose but I would have preferred to know.
3,75 ⭐️ j’ai beaucoup aimé l’humour de l’autrice mais je dois avouer que j’ai eu de la difficulté avec certains passages où l’on parlait de scolarité. j’ai bien envie de lire son premier roman.