Mon corps se déficelle. Chacune de ses fibres s’échappe. Bientôt allégée, je pourrai me poser sur la corde à linge, dehors, flotter dans la brise de l’été. L’odeur du vent – des griottes fondantes, du miel, de l’herbe réchauffée par le soleil. Une si belle journée promise et pourtant, mon corps ne cesse de perdre des morceaux. Il lui faudrait un filet de mains pour le recueillir, le recoudre. Je pense à ma mère partie dans ses idées, à mon père au travail et à mes ami.e.s courant comme moi vers un avenir encore trop flou pour y déceler la lumière. Mon ventre m’appelle, un grand vertige le traverse, l’abîme. Le vider pour aller mieux. Le vider et libérer au passage la graisse des bras, des cuisses, des fesses. Le vider et chercher à se rendre très près et très loin à la fois pour pouvoir peut-être se remplir à nouveau. En abordant l’angoisse de manière sincère et sensible, ce roman parle de certaines douleurs qui, à vingt ans, coincent entre la chair et la peau.
Récit fragmenté sur les troubles alimentaires, l'identité, l'amitié, l'amour, la famille... J'aime beaucoup ce type d'écriture habituellement, mais je dois avouer que celui-ci est un peu décousu. Bien écrit, c'était une lecture quand même intéressante.
C'était un genre. Une histoire qu'on tricote, un récit fragmenté où la confiance en soi et les troubles alimentaires prennent une grande place. Une histoire où s'aimer en premier est un apprentissage. C'était beau.
J’ai passé un bon moment en compagnie de Léonce mais ça m’a pris du temps m’attacher à elle. Le fait que le récit soit décousu n’a pas aidé. Il m’est arrivé plus d’une fois de confondre le passé et le présent. Je dirais que je me suis bien ancré dans l’histoire après une centaine de pages. C’est beaucoup mais ça en a valu la peine puisque j’ai dévoré le reste du livre. J’en aurais pris plus. Une belle découverte ♥️
Quoi dire de ce livre? Tant de choses. Tant de belles choses!🌸
Tout d’abord, j’ai adoré les petits détails comme la diversité de genre et la diversité sexuelle dans le roman ainsi que la rédaction inclusive. Je trouve que c’est des petits détails comme ceux-ci qui font toute la différence et qui rendent le roman actuel et à la fois pour tous.
J’ai aimé suivre la narratrice dans ses blessures comme dans sa guérison. Ne souffrant pas de trouble alimentaire, ça m‘a permise de voir différemment cette maladie.
Je me suis reconnue dans le visage de cette génération d’anxieux qui essayent d’être des adultes accomplis dans leur train de vie effréné.
J’ai également dégusté la plume de flavie mot par mot. C’est en autre pourquoi j’ai autant aimé ce livre.❤️
J'ai apprécié de façon générale ce récit décousu, intime et authentique. Ça parle de trouble alimentaire, de perception de soi et du regard des autres, mais surtout d'une quête vers l'amour de soi. Bien que certains fragments m'aient parfois semblé difficiles à attacher au fil du récit, j'ai trouvé que la construction était propice aux thèmes abordés. Certes, j'aurais aimé vivre plus d'émotions, me sentir plus proche du personnage, que j'ai eu du mal à cerner, peut-être à cause de la narration ou du style, je ne saurais dire.
Entre sa vie étudiante et sa vie adulte dans la vingtaine, Léonce doit cohabiter avec plusieurs douleurs qui sont coincées à l’intérieur d’elle. Un grand vertige la traverse lorsqu’elle ressent la peur du vide et la solitude. Entre ses ruptures amoureuses, ses angoisses et ses peurs, Léonce est confrontée à poursuivre sa route en tentant de regarder de l’avant. Sera-t-elle en mesure de se retrouver et d’enfin profiter des petits bonheurs de la vie ? . « Fibres » est le premier roman de Flavie Choinière et j’espère que ce ne sera pas le dernier. Bien que j’aie trouvé le récit un peu décousu, j’ai passé un bon moment de lecture. L’autrice nous parle avec sensibilité et sincérité des troubles alimentaires, de l’anxiété, de l’identité, de la peur d’échouer et du vide, etc. Je me suis reconnue dans plusieurs passages, plus particulièrement dans la deuxième partie du roman. J’ai aussi eu un gros coup de cœur pour la fin de l’histoire qui m’a fait beaucoup réfléchir.
J’ai trouvé ça beau et dur à lire, les deux émotions se confondant au fil de ma lecture. J’ai trouvé très justes les mots qu’elle utilise pour décrire son trouble alimentaire, ce qui me ramenait dans une réalité passée et pénible à me remémorer. J’avais l’impression de revivre ces années de passage à l’âge adulte où l’on s’inquiète parfois de ne pas avoir de manuel d’instructions. “Tu as l’impression que c’est beaucoup, mais c’est juste la vie.” - l’auteure termine son livre sur cette note qui m’apparait résumer l’essence du message qu’elle voulait passer dans cet ouvrage.
Un récit fragmenté qui, une fois assemblé et lu dans son ensemble, nous fait vivre 1001 émotions et nous entraîne dans divers sujets, tous abordés avec douceur et sincérité! J’ai eu besoin de plusieurs pages pour bien m’intégrer dans le récit mais, au final, j’ai aimé ce que j’ai lu! J’espère bien avoir la chance de relire cette autrice dans un avenir rapproché!
Bien qu’au début je me perdais entre les « fibres » de l’histoire, j’ai bien apprécié la plume de l’auteure. Une lecture légère qui fait du bien. Je lui donne un 3,5/5⭐️ « … ma belle-grand-mère Anna me dit: Tu as l’impression que c’est beaucoup, mais c’est juste la vie. »❤️
j’ai bien aimé ma lecture de fibres. la plume de l’autrice est douce, sensible et émouvante. cependant, on s’y perd quelques fois entre certaines anecdotes banals. ce n’était pas une lecture marquante, mais je l’ai beaucoup appréciée tout de même.