La gauche doit-elle défendre la nation ? Crise du projet européen, mises en cause des frontières, retour des nationalismes et xénophobie font chaque jour l’actualité. Le dépassement des frontières nationales, qui semblait un temps aller de soi, n’était-il pas une erreur de diagnostic ? Dans des sociétés plurielles, comment peuvent coexister des populations qui ne disposent pas, à l’origine, d’une histoire partagée ? Toutes ces interrogations furent débattues par la gauche européenne au cours de son histoire. Dans cet essai novateur élaboré à partir du monde germanophone, Jean-Numa Ducange restitue ce grand débat qui occupa les têtes pensantes du socialisme, comme le quotidien des militants. Dans la seconde moitié du xixe siècle, les premiers partis socialistes durent se confronter à une évidence : l’extension du marché et du capitalisme, pas plus que les luttes des travailleurs à l’échelle internationale, n’ont conduit à la disparition des nations. Le Parti social-démocrate allemand n’est à l’époque pas seul à proposer des solutions, mais nul n’a alors plus d’influence à l’étranger : de Paris à Moscou, il fascine. Surtout, lui et son alter ego autrichien sont confrontés aux problèmes posés par la coexistence de multiples nationalités, tandis que la question coloniale s’impose sur le devant de la scène.
J’ai dû le lire et le ficher pour les cours donc je n’étais évidemment pas très motivée, surtout que j’ai du mal à lire vite et je déteste qu’on m’impose une date de fin de lecture… J’ai eu du mal à commencer, c’était un peu trop technique et détaillé pour moi. Mais finalement c’était sympathique, j’ai bien aimé le lire (même si j’ai un peu lu certains passages en diagonale) ! Merci les historiens, merci la confrontation des sources (et pas merci Marx et Engels pour la défense du colonialisme). Overall c’était un livre super intéressant en vrai j’ai validé NB : Je ferai un update une fois que j’aurais ma note de fiche de lecture — J’ai eu 16😎