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Au printemps des monstres

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Ce n'est pas de la tarte à résumer, cette histoire. Il faut procéder calmement. C'est une histoire vraie, comme on dit. Un garçon de onze ans est enlevé à Paris un soir du printemps 1964. Luc Taron. (Si vous préférez la découvrir dans le livre, l'histoire, ne lisez pas la suite : stop ! ) On retrouve son corps le lendemain dans une forêt de banlieue. Il a été assassiné sans raison apparente. Pendant plus d'un mois, un enragé inonde les médias et la police de lettres de revendication démentes, signées "L'Etrangleur" ; il adresse même aux parents de l'enfant, horrifiés, des mots ignobles, diaboliques, cruels.
Il est enfin arrêté. C'est un jeune homme banal, un infirmier. Il avoue le meurtre, il est incarcéré et mis à l'écart de la société pour le reste de sa vie. Fin de l'histoire. Mais bien sûr, si c'était aussi simple, je n'aurais pas passé quatre ans à écrire ce gros machin (je ne suis pas fou). Dans cette société naissante qui deviendra la nôtre, tout est trouble, tout est factice. Tout le monde truque, ment, triche.
Sauf une femme, un point de lumière. Et ce qu'on savait se confirme : les pervers, les fous, les odieux, les monstres ne sont pas souvent ceux qu'on désigne.

768 pages, Paperback

First published August 18, 2021

33 people are currently reading
289 people want to read

About the author

Philippe Jaenada

30 books50 followers
Philippe Jaenada est né à Saint-Germain-en-Laye où ses grands parents maternels possèdaient le restaurant Le Grand Cerf.

Issu d’une famille de pieds-noirs récemment revenue d’Algérie, il a grandi dans une banlieue pavillonnaire de Morsang-sur-Orge dans l’Essonne. Après des études scientifiques, il s’est installé à Paris en 1986 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années.

Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L'Autre Journal. Les sept premiers romans de Philippe Jaenada sont d'inspiration autobiographique. Outre ses livres, il écrit des articles pour le magazine Voici

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88 (24%)
2 stars
23 (6%)
1 star
8 (2%)
Displaying 1 - 30 of 49 reviews
Profile Image for Marion.
283 reviews111 followers
September 8, 2021
Je finis ce livre après avoir écouté l’interview de Philippe Jaenada dans « Boomerang » et je reprends leur expression : c’est un livre monstrueux. Monstrueux déjà par sa taille (presque 800 pages), par la densité de ce qui y est raconté, le fourmillement de détails, de lieux, de dates, de noms. Monstrueux par l’intrigue elle-même, la contre-enquête de l’auteur du meurtre du petit Luc Taron, dans les années 1960. Pendant le premier tiers du livre, dans un rythme haletant, Jaenada nous propose de revivre l’enquête et la recherche du coupable, les quarante jours de mystère autour de celui qui se fait appeler « l’Etrangleur », puis sa capture et son procès. Et puis, après 250 pages de convictions, il démonte les preuves une à une. Et plutôt que de se concentrer sur l’Etrangleur, il va plutôt fouiller sur les monstres, les vrais, tous ceux qui gravitent autour. J’ai été complètement happée par ce récit, j’ai laissé Jaenada m’emmener où il voulait, me faire croire ce qu’il voulait, je me suis perdue dans tous ces méandres et j’ai adoré.
Profile Image for Najib.
373 reviews36 followers
September 14, 2021
D’abord, je ne connaissais pas Philippe Jaenada et j’en ai entendu parler seulement à cette rentrée littéraire de 2021 car certains journalistes ont parlé de son nouveau roman enquête ‘Au printemps des monstres’ qui paraît-il est une histoire vraie…Ce pavé de plus de 800 pages ne m’a pas effrayé ni découragé et je me suis dit, on y va même si au fond de moi même, je me disais que cette lecture va beaucoup me retarder dans mon objectif de lire 50 romans en 2021 !
Le premier quart du livre est indigeste car dans chaque page il y a 4/5 nouveaux personnages et on ne sait pas s’il faut les mémoriser pour la suite ou pas ?…Chose curieuse, l’auteur parle souvent de Patrick Modiano (prix Nobel de littérature) et de sa famille en plein milieu de cette contre enquête sur un meurtre commis sur un enfant voici plus de 50 ans.
Apres avoir lu un bon tiers du livre, je me suis dit que c’était le moment d’exercer ‘le droit du lecteur à l’abandon’ car ça a continué avec 4/5 nouveaux personnages pour chaque page et des histoires qui n’ont ni queue ni tête que l’auteur nous oblige à lire et oublier immédiatement car non essentielles.
Mon verdict ne dépasse guère les 2 ⭐️
Profile Image for Mathilde Roux.
Author 3 books9 followers
September 7, 2021
Un vrai Jaenada: travail colossal, acharnement à comprendre, humour récurrent (souvent lorsque la colère menace de vous engloutir). Sujet atroce, personnages immondes, il faut s’accrocher pour garder un infime espoir. Parce que finalement, un jour, un auteur vous rendra sans doute justice. Un auteur courageux autant que nécessaire.
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
September 25, 2021
Depuis une bonne dizaine d'années Philippe Jaenada déterre (oui, c'est de l'humour noir, je subis sa détestable influence) des faits divers célèbres et pas si nets que l'on croit s'en souvenir. "La Serpe", il y a quelques années, était un démontage ahurissant du triple meurtre du château d'Escoire où, non content de disculper le suspect numéro un (d'ailleurs acquitté), devenu ensuite un de ses confrères en écrivant "Le Salaire de la peur", il trouvait un coupable beaucoup plus crédible.
Dans "Au printemps des monstres" il s'attaque au meurtre du petit Luc Taron, le lendemain du jour de 1964 où lui-même, Philippe Jaenada, venait au monde. L'affaire, sordide et sans attrait particulier à première vue, avait déclenché une véritable flambée médiatique en raison des revendications gouailleuses et odieuses du crime par des lettres anonymes signées "XXX" puis "L'Etrangleur" (pourtant le petit Luc n'avait pas été étranglé) et des prises de position spectaculaire du père de la malheureuse victime. On avait fini par mettre la main sur "L'Etrangleur", un jeune élève infirmier nommé Lucien Léger ; condamné par les assises en 1966, il devait rester quarante-et-un ans en prison. Selon Philippe Jaenada, à tort.
"Au printemps des monstres" en est un lui-même, un monstre de 750 pages où Jaenada reprend intégralement le dossier, qu'il complète par ses propres trouvailles, et par celles de quelques amis et prédécesseurs qu'il remercie, loin de se contenter de les citer, en faisant d'eux de véritables personnages du récit. Le livre est construit en trois parties : la première rapporte les faits et démonte méticuleusement l'hypothèse de la culpabilité de Lucien Léger — auteur incontestable des lettres de l'Étrangleur, il était probablement incapable de faire du mal à une mouche. La deuxième, à la recherche de la vérité, explore les tenants et aboutissants de l'affaire et la vie de ses protagonistes, et là le sol se dérobe sous les pieds de l'enquêteur : à peu près tous ont des choses à cacher, et pas reluisantes (ce qui n'implique d'ailleurs pour aucun qu'il soit un assassin). Après avoir dégoûté méthodiquement ses lecteurs de l'humanité, Jaenada consacre la troisième partie à la femme de Lucien Léger, dont il est postulé qu'elle était folle. Et qui est probablement l'être le plus sensé et le plus sympathique de toute la collection ; si les autres sont les monstres, elle est le printemps.
Le résultat, au-delà du fait divers, est remarquable en ce qu'il restitue le parfum d'une époque, encore marquée vingt ans plus tard par la guerre et ses frontières morales vacillantes, et de divers milieux sociaux dont l'entrecroisement donne lieu à une sinistre comédie où personne n'admet être celui qu'il est. Jaenada ne pouvait que rencontrer ici la manière et l'univers de Patrick Modiano, à qui il rend donc d'humoristiques hommages, jusqu'à ce que son dossier lui fasse un cadeau à ce sujet…
Il fallait évidemment nous faire avaler tout cela. Le récit de Jaenada, qui se donne à lire comme le compte-rendu d'une enquête, est en réalité construit de façon extrêmement méticuleuse ; manipulateur, le narrateur abat ses cartes au bon moment pour leur donner tout leur poids, donnant ainsi un sens à ce qui pour lui n'a dû être d'abord qu'un horrible désordre. La chronique de ses mésaventures médicales, qui vient de loin en loin ponctuer l'exposé des recherches, des faits et des conclusions, est à la fois un véritable "memento mori" (la coïncidence entre la naissance de l'auteur et la mort du petit Luc ayant marqué le premier) et un faux fil rouge chronologique qui achève de nous mettre à sa merci. Le style, lui, est apparemment négligé, familier, rempli de parenthèses et de parenthèses dans les parenthèses ; mais c'est précisément par son style que Jaenada se donne un personnage d'enquêteur foutraque, une sorte de Columbo littéraire doté d'une jolie sacoche (enfin, lui la trouve jolie, c'est l'essentiel) et d'une ironie à couper au couteau, défascinante, noire, hilarante, souvent vengeresse, qui ramène le lecteur du côté de la "common decency", lui met la main sur l'épaule pour l'aider à affronter les miasmes pointés par l'autre main.
Profile Image for Alice.
1,700 reviews26 followers
September 14, 2021
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Au Printemps des Monstres ?
"J'adore les enquêtes de Jaenada. Non, je crois que ce mot n'est pas encore assez fort. Sulak est l'un des livres qui m'a le plus marquée en onze ans de blog, la Petite Femelle n'est pas loin derrière. Alors ce n'est pas peu dire que c'est avec joie que j'ai appris la parution de celle-ci et je remercie les éditions Mialet Barrault pour l'envoi."

Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"1964. Le petit Luc Taron, onze ans, disparaît. Avant même que l'on ait le temps de s'en inquiéter, le corps est retrouvé au pied d'un arbre, dans la forêt. Puis les journaux, la police et les parents commencent à recevoir des lettres du meurtrier..."

Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"D'abord et avant toute chose, c'est passionnant. Dense, sur 750 pages, mais passionnant. La plume de Jaenada, ses digressions, son humour permettent le parfait équilibre avec tout ce que l'histoire peut avoir de glauque. Et elle est glauque. Son travail d'enquête aussi impressionne. Et puis, il nous balade, nous présente les faits d'une façon, puis d'une autre et ce nouveau point de vue change tout. Mais justement, le problème, c'est que ça ne semble être qu'une question de point de vue. Si je dois le comparer à ses précédents ouvrages, ce que je ne peux m'empêcher de faire, je constate que la finalité ici m'échappe. Enfin, ce n'est pas vraiment le bon terme, j'ai bien compris où il voulait en venir mais je ne suis pas sûre qu'il y a arrive, à mon grand regret. À part avoir prouvé que dans cette affaire tout le monde ment, oui, absolument tout le monde, même cette "femme, un point de lumière" que nous vante la quatrième de couverture, et qu'absolument tout le monde est dégueulasse, même ceux qui ne devraient pas l'être, il n'aura pas vraiment réussi à me convaincre de l'innocence de l'accusé ou me le faire apprécier."

Et comment cela s'est-il fini ?
"Attention, Jaenada ne promet rien, il répète à de nombreuses reprises qu'on ne saura jamais mais je ne peux m'empêcher d'être un petit peu déçue (mais comprenez-moi bien, un petit peu déçue par cet auteur, ça reste quand même un grand livre). Quant à son indulgence pour les femmes, elle me fait sourire, mais je regrette tout de même qu'il ne soit pas allée parler à celle, la seule, qui est toujours en vie, et peut-être sait..."


http://booksaremywonderland.hautetfor...
Profile Image for Mélanie.
915 reviews185 followers
October 22, 2021
Ce livre est monstrueux. Par sa taille, oui, mais par la densité du récit que Jaenada nous raconte. Dans un rythme haletant, l'auteur nous plonge au coeur de l’enquête du meurtre du petit Luc Taron, les quarante jours de mystère autour de celui qui se fait appeler « l’Etrangleur », puis sa capture et son procès. Mais qui sont les monstres, les vrais, qui gravitent autour de celui qui fut désigné ? Entre preuves et convictions où est la limite ?
L'auteur nous emmène et nous perd, sans jamais nous lâcher. Epatant.
Profile Image for Annie Pelletier.
29 reviews3 followers
January 30, 2022
Je triche! Je ne l'ai pas terminé, je suis à la moitié. Je vais reprendre ma lecture éventuellement. J'ai beaucoup aimé la première moitié, mais c'est un gros livre. Il y a juste trop de livre à lire... ;-)
Profile Image for Macqueron.
1,033 reviews17 followers
October 5, 2021
Quel souffle! (surtout pour un auteur qui fume 2 paquets par jour) et il en faut pour tenir en haleine les lecteurs sur 800 pages sur la base d’un (horrible) fait divers.
Mais Jaeneda n’en est pas à son coup d’essai. Comme dans la Serpe, il commence par présenter le fait divers de façon extensive comme il a été présenté au grand public, avant de creuser, jusqu’à déterrer les monstres qui habitent cette affaire. Le tout est accompagné des commentaires, avis et anecdotes de l’auteur, qui rendent le livre vivant (on rit, on apprend, on se divertit). Il nous donne aussi de ses nouvelles, précise ses investigations (jouant d’ailleurs sur plusieurs tableaux chronologiques). En fait, on est un peu au bistrot avec l’auteur autour d’un verre (ou trois ou six), et il nous raconte son histoire (ultra documentée), ses recherches er sa vie. La conclusion sur la touchante Solange apporte le dernier éclairage sur l’affaire. Le verbe se fait plus léger, le cynisme est moins présent. Sans réponse claire, l’auteur a pourtant réussi à passionner, sans décevoir, et à dresser le tableau d’une France d’après-guerre trouble
Profile Image for Jake Goretzki.
752 reviews155 followers
December 6, 2021
Stunningly immersive, rambling humane auto-fiction covering the bottomless semi-mystery of a boy's murder in 1964, which led to Lucien Leger (who'd posed as 'The Strangler') becoming the longest serving prisoner in France until his ultimate release.

Besides the obvious interest of the case itself - which Jaenada explores in remarkable depth, though with no claims to being a sleuth or being able to prove anything, it's a remarkably good study of the period, in all its seediness, grime and economic precarity. In some proper backwaters.

Ultimately, it's a portrait of human corruption, sleaze and untruths, with (almost) nobody coming out of it looking good. The revelations, for example, about Jacques Salce (who purported to be a 'resistant' and a deportee), are fascinating. The boy's father, Yves Taron, is a dodgy little crook. Mrs Taron - bent as a three bob note. Everybody is a liar and nobody is who they seem. To some extent, it's the work of the readership-chasing press, partly, but also of the countless players, officials and judges. We labour about fake news and the disappearing truth today - well, here it's happening at full pelt five decades ago.

All the while, through Janaeda's sometimes flaky, sometimes bilious lens, it's a human project (not some righteous lecture or dossier) and is at times very lyrical. His passion for visiting locations (as if to summon the dead) is rather marvellous and honourable; his asides in hospital (getting his medical complaints seen to) are often quite funny. His interjections and parentheses during citations from official sources are refreshingly brash (lots of 'pull the other one' and 'You utter crook').

So, yes, it's unbelievably long and hardly joyous, but very readable. The truth is stranger than fiction, and hell genuinely is other people.
Profile Image for Suzytornade.
292 reviews7 followers
September 18, 2022
C'est du Jaenada, soit on adore, soit on déteste ! Moi j'adore ce style particulier de l'auteur et surtout le personnage Jaenada auquel je me suis attachée et auquel je me suis davantage intéressée qu'à l'histoire en elle-même, parfois trop compliquée, trop longue ou trop lourde à lire. Ces moments d'angoisse partagée quand il découvre son kyste, quand il lit ses analyses biologiques ! C'est très drôle, très dans l'autodérision, dans les digressions comme d'habitude avec de multiples parenthèses ouvertes, très impliqué aussi (et surtout) quand il défend des personnes maintenant décédées, qui ont été accusées à tort, dans un vrai cirque médiatique. C'est cela que j'aime d'ailleurs dans les livres de Jaenada : la défense de la personne accusée à tort, dont le sort va être scellé par la Justice et qui va les réhabiliter post mortem. La défense également de l'environnement humain en ces périodes tourmentées quand il va notamment décrire la vie de Solange, vraie victime en plus du petit garçon assassiné. Un vrai chevalier :) J'aurai aimé un jour que Jaenada s'intéresse au petit Grégory.
Profile Image for Manon.
218 reviews12 followers
August 17, 2022
Passionnant: et il faut que le récit le soit pour tenir ces presque 800 pages. Il m’a fallu du temps pour me lancer dans cette (très) longue lecture. Malgré quelques longueurs j’ai beaucoup apprécié ma lecture et j’ai adoré suivre Philippe Jaenada dans ses recherches et réflexions (il a su parfaitement m’embarquer et me convaincre!).
C’est un travail colossal qu’il a entrepris et réalisé avec brio; tout au long du récit on découvre tous les détails de « l’affaire » Luc Taron, enfant décédé dans les années 60.
Au-delà de l’enquête, le livre pousse à une vraie réflexion sur le système judiciaire, qui n’est pas à l’abri d’erreurs, aux conséquences lourdes sur les femmes et hommes qui y sont confrontés.
Profile Image for Aliceclem.
87 reviews2 followers
September 15, 2024
C’était si long. Je n’ai jamais autant sauté de pages … et pourtant j’adore habituellement les « true crime » qui entrent dans les moindres détails (Leatitia ou la fin des hommes de Jablonka ; L’accusé de Grisham ; Trial by ambush de Clark ; L’Adversaire de Carrère) mais là … la vie perso de l’auteur ? La vie de Modiano ? Sans absolument aucun rapport avec le sujet du livre ? La vie de la naissance à la mort d’absolument chaque personnage, même secondaire ? Non vraiment c’est trop pour moi.
Dommage, car les parties en lien avec le sujet sont passionnantes.
Profile Image for Julay .
467 reviews2 followers
December 17, 2023
C'est précis, détaillé, plus méticuleux que le travail d'un archéologue, mais surtout, c'est absolument passionnant (et frustrant parce qu'on n'aura jamais la réponse).

Parfois, ça part dans tous les sens, mais Jaenada fait régulièrement des rappels de faits/personnes évoquées précédemment pour éviter que le lecteur ne s'y perde.

Le tout est agrémenté d'une bonne dose de sarcasme et de digressions pleines d'auto-dérision sur la vie de l'auteur, j'ai beaucoup aimé.
Profile Image for Romane Pl.
479 reviews11 followers
September 2, 2025
Chapeau bas l'artiste. C'est toujours fort bien sourcé et passionnant. Merci Monsieur.
Profile Image for Pascal.
910 reviews1 follower
October 19, 2021
La longueur de l'ouvrage (+700 pages) et le récit qui tourne toujours autour d'un même fait divers (l'assassinat d'un enfant dans les années 60) rend la lecture longue et parfois ennuyante...mais heureusement le style de l'auteur (des commentaires truculents, des bons mots, des saillies amusantes, et le récit de ses déboires personnels (une intervention chirurgicale) sauvent le tout. On en garde un bon souvenir, même si cela aurait pu être concis, précis, en gardant le style et le suspense de l'enquête, qui comme dans d'autres romans de l'auteur est bien menée et détaillée.

5 reviews7 followers
April 30, 2023
Trop de details, beaucoup de repetitions...on s y perd. Style mediocre. J ai rarement eu autant de mal a finir un bouquin.
Profile Image for Stephanie.
432 reviews2 followers
August 9, 2021
Comme pour La serpe et La petite femelle, Jaenada disseque un vieux fait divers qui a marqué la France.
En mai 1964 un petit garçon de 11 ans est assassiné et pendant 1 mois, un homme qui se surnomme l'Etrangleur va inonder les journaux et la police de message pour les inviter à l'arrêter.
Lucien Léger sera donc effectivement arrête pour ce crime qu'il va immédiatement confesser.
Mais si les choses étaient si simples, Philippe Janaeda ne se serait pas intéressé à l'affaire.
Contrairement à La serpe et La petite femelle, cette histoire est terriblement complexe et malheureusement on s'y perd un peu.
Un peu trop long aussi, on se fatigue à ressasser les mêmes éléments sans arriver au résultat escompté.
Heureusement que la plume de Janaeda est toujours aussi spéciale et agréable.
Profile Image for Pilou.
54 reviews
November 24, 2021
Bon ok c'est 800 pages mais comme son précédent livre, c'est une enquête bien menée qui pousse à la réflexion, avec une touche d'humour qui ne fait pas de mal dans ce genre de livre, donc cela valait largement le coup de se taper les 800 pages.
J'ai vraiment eu de la peine pour Solange Léger c'est vraiment triste, commencer sa vie comme ça et la finir comme ça...
Profile Image for Brigitte Irion.
121 reviews4 followers
November 28, 2021
Passionnée par ce livre jusqu’au deux tiers que j’ai lu avec bcp de plaisir et que j’ai ensuite abandonné car je m’y perdais dans tous les personnages satellites, et le livre m’est tombé des mains. Par contre comme j’aime beaucoup cet auteur je continuerai à le lire
Profile Image for Sophie.
264 reviews
October 26, 2022
J'ai toujours été interessée par les faits divers. J'écoute régulièrement des podcasts à ce sujet, donc forcément, j'ai déjà entendu parler Philippe Jaenada de son ouvrage et de cette affaire en particulier, notammen dans l'Heure du Crime. Il s'exprime bien, donne son point de vue sans ambiguité, montre qu'il est fort bien documenté. Et puis il y a quelques semaines, une connaissance m'en a parlé comme de son auteur préféré. Très bien, il était donc temps d'essayer.

L'affaire Luc Taron ou Lucien Léger, selon qu'on parle de la victime ou du condamné n'est pas nouvelle pour moi. Elle est d'autant plus remarquable qu'elle a donné lieu à une véritable agitation sociale après le meurtre et que l'opinion publique a peut-être pesé lourd sur le verdict.

Jaenada écrit bien, c'est plaisant, notamment ses petits commentaires sarcastiques via lesquels il donne son opinion. Pas conventionnel mais pas désagréable. Plus le livre avance et plus il se perd dans des détails et prend le temps de se répeter pour ne pas nous perdre en chemin. Forcément cela accumule des pages, c'est redondant, on sent que le tout manque de structure et a été un peu écrit au fur et à mesure. Il faut reconnaitre cependant qu'au vu de la quantité de détails énoncés, la mise en place d'une structure claire n'est pas évidente. De mon point de vue, il aurait du alléger le tout en renoncant à bien des infos insignifiantes et indigestes, pour éclairer son propos.

J'ai plus de souci avec ses digressions fréquentes sur sa vie personnelle (ou pire, sur Modiano, quel est le rapport avec la choucroute, vraiment?). Si j'avais souhaité en savoir plus sur sa biographie, j'aurais choisi un autre de ses ouvrages.

Par ailleurs, je le trouve extrêmement péremptoire. Cet homme sait. Voilà, pour lui il n'y a pas de doute et donc on ne devrait pas en avoir non plus. C'est bien d'avoir des convictions, ca l'est moins de penser qu'elles doivent impérativement partagées. En particulier ses discours bien pensants, sur le malheur et la souffrance des prisonniers, la cruauté de la perpétuité, etc. Si ces passages s'étaient éternisés, j'aurais cessé de lire. Dans l'ensemble Jaenada est trop convaincu de ce qu'il raconte et donc les déductions coulent de source! Et nombres de ses arguments sonnent un peu creux (c'est comme ca, parce que ca ne peut pas être autrement).

J'ai l'impression qu'il a pris beaucoup de plaisir à aller fouiller dans l'histoire des protagonistes et peut-être même encore plus de pouvoir les salir, en ne faisant de Léger qu'un "petit monstre" parmi les autres. Sauf que, quand bien même la mère de Luc Taron aurait couché ici et là (ce qui n'est absolument pas prouvé via son livre, mais supposé puis présenté comme un fait), ca ne rend pas la prestation de Lucien Léger moins immonde! Qu'il ai ou non été un meurtrier, il a passé plus d'un mois à déverser sa bile dans les journaux, à parler de ses futurs enlèvements et meurtres. C'est loin d'en faire une personne respectable. Salir la mère de la victime n'y changera rien et ne grandit pas l'auteur.

L'ouvrage me donne beaucoup trop l'impression d'être un réquisitoire pour l'innoncence de Lucien Léger, tant pis si on perd le lecteur et si on se perd dans des détails sans intérêts par la même occasion.

La troisième et dernière partie me laisse pour le moins sceptique, car je ne vois pas bien le rôle que vient jouer Solange dans cette histoire...

Les 200 dernières pages, j'avais juste envie d'en finir. Et finalement, elles sont inutiles. Jaenada se perd dans un semblant de biographie de Solange, qui n'apporte rien à l'histoire. On sent qu'il a été ému par l'histoire de cette jeune femme et veut lui donner une forme d'éternité mais c'est juste ennuyeux et sans rapport avec le crime.

J'en ressors pas plus avancée qu'avant. 750 pages pour juste donner sa conviction profonde, même avec un gros travail de recherche, ce n'est pas suffisant. Je ne suis pas convaincue.
1,352 reviews58 followers
May 20, 2022


De l’affaire du petit Luc Taron, je n’avais jamais entendu parler.

Dans ce livre, l’auteur se lance sur la piste du ou des réels assassins. Parce que le coupable emprisonné, même si il s’est auto-proclamé Etrangleur XXX, n’est pas le bon.

Si j’avais apprécié les précédents ouvrages de l’auteur sur le même principe : on prend une affaire qui a défrayé la chronique, on explique pourquoi le coupable ets en prison, et puis on démonte point par point les pièces du dossier pour aboutir à un autre coupable. Si j’avais apprécié les précédents ouvrages de l’auteur, dis-je, je dois dire que j’ai fini par lire celui-ci en diagonale.

Certes, c’est excitant de revenir sur les lieux. Mais 60 ans après, forcément, tout à changé.

Les digressions de l’auteur à propos de sa santé m’ont moins intéressées, comme si je m’y étais habitué.

J’ai toutefois apprécié de retrouver Modiano dans ce livre fleuve, car, comme l’auteur nobélisé, l’action se situe dans les années 60 avec des personnes interlopes au passé trouble.

Mais, comme le cite l’auteur : « Dans Encre sympathique, en 2019, Modiano, l’éternel Modiano, se pose des questions, plus encore que d’habitude : « Si je continue à écrire ce livre, c’est uniquement dans l’espoir, peut-être chimérique, de trouver une réponse. Je me demande : faut-il vraiment trouver une réponse ?

L’image que je retiendrai :

Celle du sac matelot de l’auteur dont il ne se sépare jamais.

https://alexmotamots.fr/au-printemps-...
322 reviews
December 31, 2021
Surprenant.
C'est l'adjectif qui colle le mieux à ce livre que j'ai aimé lire et découvrir. Il m'a été offert par une amie, et je ne connaissais pas du tout cet auteur et son oeuvre.
Le livre m'a surpris, donc. Parce qu'il ne ressemble pas du tout à ce que je lis d'habitude : une enquête sur un meurtre d'enfant qui a vraiment eu lieu ? Pas du tout ma came... Et puis surtout, il y a ce style d'écriture, totalement digressif, une sorte d'art de la parenthèse très maîtrisé, plein d'humour noir et cynique (sur un infanticide : surprenant, vraiment...).
Le tout fait que j'ai aimé cette lecture. J'ai passé toute la première partie à me demander comment il allait bien pouvoir écrire 800 pages sur ce fait sordide et je l'ai compris que tiers du livre : l'auteur a une thèse, et ce livre est une enquête pour la prouver. Cela m'a dérangé, car je trouve cela trop facile d'être d'accord avec un narrateur au style aussi agréable et drôle, j'avais peur de ne pas être objectif. En me renseignant maintenant sur Jaenada, c'est visiblement sa spécialité. Soit. Et puis tant pis, en y réfléchissant, trop peu de gens ont pris la défense de ce Lucien Léger, il méritait bien ces 800 pages pour le faire.
Il n'empêche que je l'ai trouvé trop long et répétitif à plusieurs moments, et que je me suis un peu forcé pour le finir vite, mais cette découverte le méritait.
Profile Image for Anthelia  Amazes .
395 reviews67 followers
December 31, 2022
J’aime beaucoup Jaenada. Son humour, son goût pour la justice et la digression, son immense travail de recherche, mais me frapper 905 pages à décortiquer les mensonges de personnages tous plus laids les uns que les autres afin de tenter de prouver l’innocence d’un autre personnage pas moins laid m’a été parfaitement indigeste.
Il y a trop de monstres pour moi dans ce Printemps des Monstres.

« Avant de continuer, il faut que je dise, même si cela me parait superflu, que j’ai, évidemment, plus encore de sympathie, d’indulgence si c’était nécessaire, d’affection pour les filles et femmes dont ils profitent que pour les vieux ados noceurs qui papillonnent de l’une à l’autre, en battant faiblement de leurs ailes grises et poudreuses. Eux le font pour leur plaisir égoïste, elles, souvent, par nécessité, ou obligation. Peu importe d’ailleurs elles font ce qu’elles veulent, pour les raisons qu’elles jugent valables, c’est leur temps, c’est leur corps, elles ne lèsent personne, ne blessent personne d’autre qu’elles-mêmes éventuellement, n’abusent personne - elles savent bien qu’elles n’ont pas besoin de jouer la comédie de l’amour, et même si elles s’en donnent la peine, si certains ont envie d’y croire, ou si certains sont assez présomptueux ou vaniteux pour y croire, c’est leur problème.»
Profile Image for Clémence Corday.
194 reviews2 followers
September 16, 2022
900 pages avalées d une traite.

Philippe jaenada nous tient en haleine et ce jusqu à la dernière page.

Cette fois ci il tente (et y arrive) de réhabiliter Lucien léger, condamné pour le meurtre d un enfant (la peine de mort assure pour ce genre de crime), Luc taron.
Pourtant coupable tout désigné, jaenada s evertue à dénouer petit à petit certains nœuds de l affaire, et à nous emporter avec lui dans tous les lieux de l'affaire.

On en apprend davantage sur Lucien, sur le père taron qui n est pas la victime que l on pourrait croire.. Mais on apprend aussi à connaître Solange, la femme de Lucien, pour laquelle jaenada consacre même une partie entière.
Il y'a de quoi... Sans doute l un des personnages les plus insaisissables.. Certains la pensaient folle, manipulable... Je pense qu elle était rien de tout ça.
Elle était coincée dans un temps qui n'était pas le sien. Avec ses vêtements colorées, elle tranchait avec la morosité de l époque. Elle apporte un vent de fraîcheur dans ce roman et est une jolie parenthèse.
Du début à la fin sa vie fut chahutée, fracturée.

Bref un chef d œuvre comme tout ce que touche jaenada.

Il a l'art et la manière de remettre en lumière de vieilles affaires criminelles.
35 reviews1 follower
December 18, 2021
J'écris rarement de revues mais je le fais ici, car j'espère qu'elle pourra aider à la diffusion de cet incroyable ouvrage sorti récemment.
J'avais lu de Jaenada "la petite femelle", que j'avais beaucoup aimé mais ici, l'auteur est monté de deux crans. L'enquête, que l'on devine d'une longueur marathonienne, est proprement délirante d'ampleur et pour dire le minimum, remet tout en question.
Dans ce fleuve d'information, d'enquête, de plongée dans le passé, on découvre pêle-mêle des faux-résistants, des escrocs hypocrites, des histoires que le plus fou des romanciers n'aurait pas osé inventer. Tout le monde, ou presque, baigne dans une aura de monstruosité.
Le style est celui de Jaenada, intercalant dans ce long récit des passages plus légers sur son dentiste par exemple, mais sait faire ressentir toute la cruauté de l'histoire, sans pathétisme, juste à la pure lueur des situations. Il faut également souligner, plus encore que dans la petite femelle, que le travail sur la structure (je ne peux en dire plus sans spoilers) est proprement fascinant.
Un livre qui parle d'une affaire de meutre oubliée, sur presque 800 pages, et dont pourtant on ressort transformés.
Author 6 books18 followers
November 4, 2021
Quel bonheur quand j’ai appris que Philippe Jaenada sortait un nouveau livre. Et en plus, il entre dans mon challenge lecture! Il s’attaque ici au meurtre du petit Luc Taron qui date de 1964. L’affaire, à l’époque, avait déclenché une véritable flambée médiatique en raison des lettres anonymes signées « L’Etrangleur » qu’on avait fini par arrêter, un jeune élève infirmier, Lucien Léger, qui allait devenir le plus ancien prisonnier de France (il est resté 41 ans en prison). C’est un sacré pavé que ce livre de près de 800 pages découpé (comme souvent chez P. Jaenada) en trois parties : la première rapporte les faits et ce qui a été dit/écrit sur le sujet à l’époque. La deuxième détricote l’hypothèse de la culpabilité de Lucien Léger et la troisième se concentre sur celle à qui personne ne s’est jamais intéressée (car diagnostiquée folle) : la femme de Lucien Léger. Contrairement à La serpe et La petite femelle, on se perd un peu dans cette histoire et certaines redondances finissent par lasser. Heureusement que le style de P. Janaeda est toujours aussi foutraque mais génial!
8 reviews
April 12, 2022
Je n'ai pas réussi à finir, désolée. Il y a trop de parties qui se répètent, ça tourne un peu en rond. Pourtant j'avais accroché à l'écriture et les sauts entre l'enquête sur un fait d'hiver ancien et le présent de l'écrivain, sa monomanie, et son goût pour aller chercher les détails. Aussi les libertés stylistiques, les clins d'oeil au lecteur, qui faisaient que je me sentais bien dans ce livre et que j'étais prête à lire le tout.
Héla, outre la longueur du texte, certaines tirades sur la bien-pensance de certains personnages se disant vertueux mais cachant beaucoup de cadavres dans leurs placards, je suis d'accord que ce n'est pas joli-joli, mais à quoi bon "refaire le portrait" et le procès d'un anonyme mort et enterré depuis longtemps, comme si il n'y avait pas des individus peu reluisants qui habitaient toujours notre monde et qui mériteraient bien quelques remarques bien senties ? Bien sûr un mort ne risque pas de faire un procès en diffamation mais du coup certaines envolées sur la mesquinerie d'un tel ou d'un tel me sont apparues comme autant d'épées dans l'eau.
Profile Image for Panda Laveur .
193 reviews1 follower
January 20, 2022
Première lecture de cet auteur et je ne suis pas sûre d'avoir envie de me plonger dans un deuxième...
La taille ne m'aurait pas dérangé si la lecture avait été plus fluide. Dire que l'auteur aime les digressions est un euphémisme, on trouve des parenthèses dans des parenthèses dans des parenthèses et on finit par se perdre entre les différentes anecdotes personnelles, historiques et littéraires. Heureusement que l'auteur a suffisamment d'humour pour faire passer la pilule mais ça n'en reste pas moins une lecture souvent pénible
Profile Image for Maurice Fontaine.
213 reviews4 followers
April 23, 2023
Monstrueux en effet, un livre de Jaenada qui comme souvent multiplie les allers retours entre l’enquête et la vie de l’auteur, qui inclut ses réflexions souvent drôles et qui contrebalancent la noirceur de certains faits ou de certains protagonistes.

Passionnant au début, mais le livre inclut une troisième partie que j’ai trouvé peu utile, qui dilue le propos et me fut difficile à finir. Dommage car le reste est passionnant.

3 étoiles donc, mais c’eût pu être 4 étoiles sans cette dernière partie.
Profile Image for Lulu.
73 reviews
August 3, 2022
Je suis une inconditionnelle de Jaenada! Ses histoires d’autofiction, ses romans avant Sulak, ses digressions, ses méthodes de tapir enragé pour fouiller les histoires de Sulak, Dubuisson, Girard et maintenant Leger. Là pour une fois, j’ai un peu peiné et me perdais dans les détails de l’affaire. MAIS. Ça reste du Jaenada, j’ai souvent hurlé de rire comme avec TOUS ses livres, et m’en suis quand même délectée, jusqu’aux dernières lignes, magistrales. Vivement le prochain.
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