Ces deux romans réunis, deux morceaux d'écriture, deux morceaux de vie, sont une seule et même histoire : "histoire d'amour et de folie, d'amour à la folie entre deux enfants, deux adolescents qui ont un peu trop devancé la puberté pour s'aimer. Gil et Jessica sont les Roméo et Juliette de la foule solitaire. Victime de la bêtise des adultes qui font de son amour un attentat et transforment son rêve en maladie mentale, accusé de viol, interné, sanglé dans une camisole de force, Gil n'a plus que sa petite musique de mots pour dire sa détresse. Car la langue de l'enfance est ici merveilleusement préservée, qui parle d'amour comme à un ours en peluche".
Dans le second roman : "Dix ans après, étudiant assagi, Gil (...) retrouve sa bien-aimée Jessica. Il l'épouse même. Mais le miracle de l'enfance ne peut se reproduire. Condamnés à être adultes, les Roméo et Juliette du Michigan se séparent. Et, par un comble d'ironie, Gil devient psychiatre dans la clinique où il fut interné et soigne l'enfant qu'il était. Terrible paradoxe sur lequel s'achève une œuvre rare".
Howard Buten was an American author living in France. He was also a psychologist, a clown, and a violin player. Buten was the author of five novels, the first of which, entitled When I Was Five I Killed Myself, was published in 1981 and turned into a film under its French title Quand j'avais cinq ans je m'ai tué in 1994.
Le titre m’a attiré et je voulais lire quelque chose sur la psychologie de l’enfant .. Lorsque j’ai décidé de le lire, j’ai lu des critiques et impressions des gens qu’ils l’ont déjà lu sur des blogs, et malheureusement une de ces critiques dévoilait la chose la plus importante de l'histoire: ce que Gil avait fait à Jessica. La chose qu'on ne connait qu'à la fin du livre donc, je la connaissais déjà et ça m'a perturbé. Mais ça ne m'a pas empêchée de mettre un coup de cœur.
Dans « Quand j’avais 5 ans je m’ai tué », Howard Buten nous parle d'un petit enfant, Gil, huit ans, qui est interné dans un centre pour jeunes enfants souffrant de problèmes psychiques. Quel crime ? on dirait qu’il s'est « mal comporté » avec Jessica !! est-ce vrai ? j’en doute, c’était le malentendu éternel entre les adultes et les enfants .. Je ne vous en dis pas plus, à vous de le découvrir.
La langue écrite par Buten, le clown, psychologue et spécialiste des autistes, est une langue enfantine ce qui rend la lecture plus touchante. C'est un livre incontournable sur la réalités des enfants, c’est un très beau livre.
À la lecture de ce « petit » chef d'œuvre : il n'est pas facile d'être enfant …
Un extrait de ce chef-d'oeuvre:
« Je suis à la Résidence Home d'Enfants les Pâquerettes. Je suis ici à cause de ce que j'ai fait à Jessica. Je saigne encore du nez, mais ça fait pas mal, mais j'ai la figure noire et bleue sur la joue. Ça fait mal. J'ai honte. »
Je sais qu’il existe une suite à ce livre qui s’appelle « le Cœur sous le Rouleau compresseur », je vais la lire sans doute ;)
Le récit d'un enfant à qui on légué un crime de grands. Gulp a 8 ans et a été enfermé pour des troubles psychologiques que seule l'incompréhension hâtive des adultes aurait inventé. L'histoire de "Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué" est atypique et ce fond et forme. Le récit de Gulp est écrit dans un vocabulaire d'enfant. Howard Buten a réussi à alterner le vocabulaire d'un gamin avec les rapports médicaux de son psychiatre. Le génie de la verve de l'auteur tient au fait qu'il a récrée l'enfance, en inventant des fautes d'orthographe (le titre est percutant de par l'emploi de l'auxiliaire être au lieu d'avoir)et en imaginant des situations et des récits que seule l'enfance peut narrer. Buten aurait ou donné son roman à écrire à un gamin ou balancé toute l'innocence de ses jeunes années dans "Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué".
Filled with unexpected, dark humour and keen insight into the shaping and developing of the worldview of children, this book illuminates some familiar yet unsettling issues about human nature. As much as I enjoyed the book, the ending left me perplexed.