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La riposte

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Dans un Paris désagrégé par la crise écologique, la misère a définitivement pris ses quartiers. Au rationnement alimentaire s’ajoutent la violence de l’appareil d’État, la canicule et la maladie. Un mystérieux mouvement, Absolum, placarde ses affiches dans toute la ville et gagne du terrain. Son slogan : « Révolution pour la Terre ».
Dans ce chaos, Jonas est infirmier à domicile. Quand il ne s’occupe pas de ses patients, il se réfugie dans les bras de la jeune Khadija, déterminée à sauver le monde. À 37 ans, Jonas est au contraire désabusé et s’apprête à fuir comme tant d’autres vers le Nord, en quête d’une vie meilleure. Mais peut-il partir si facilement sans se retourner ? Qu’est devenue sa sœur Natalia, sa seule famille, dans la campagne aride privée d’électricité ? Et s’il parvenait à convaincre Khadija de le suivre ?
Perdu entre deux âges, incapable de s’engager comme de rester loyal à un système dont il a su pourtant profiter, Jonas va devoir faire face au murmure d’une grande révolte. Alors qu’il a oublié la dignité de mourir, au cœur de son serment, d’autres, par leurs combats, vont lui réapprendre celle de vivre.
La Riposte nous plonge dans ce qui pourrait ressembler à 2030 avec une grande inventivité et une lucidité féroce. Une invitation littéraire saisissante au monde de demain.

208 pages, Paperback

Published August 8, 2021

18 people want to read

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Jean-François Hardy

3 books1 follower

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews218 followers
August 25, 2021
« C’est cela notre époque, présent indéfini sans passé ni avenir, continuité sans interruption, sans égarements, surtout sans oiseaux. (…) Octobre s’achève encore dans la canicule. » Ainsi s’ouvre, après quelques pages « La riposte », sur un monde dévasté que l’on pourrait envisager de dater vers 2030, quand cette terre fatiguée aura décidé de se débarrasser des humains devenus persona non grata. Jonas, infirmier à domicile, prodigue ses derniers soins avant de partir vers un ailleurs qui ressemble fortement à un nouvel eldorado situé dans le nord du pays. En attendant, il opère ses derniers soins à des patients qui finissent tous par y rester. Tous s’éteignent dans la douleur. Tous meurent. Les médicaments se font rares, Jonas est confronté à d’énormes pénuries et doit faire preuve d’imagination pour les soulager au mieux. L’un de ses patients, Jean-René représente tout ce que Jonas exècre, il « avait des leviers de pouvoir sauver les choses » et n’a rien entrepris. Et pourtant, Jonas fait fi de ses émotions même s’il a conscience qu’à sa naissance « le match nous opposant à la planète était plié : défaite à domicile pour tout le monde. » Les petites doses de morphine administrée afin d’apaiser le corps de ses malades ne parviennent pas à apaiser son esprit revanchard qui fustige tous ceux qui ont brillé par leur inertie. Dans 2 semaines, il partira… voir si l’herbe est plus verte ailleurs, si l’air est plus respirable. « Pour nous comme pour ce monde, il n’y aurait pas d’issue, à quoi bon reconstruire si tout est détruit ? »

À l’heure où je lis ce roman et où je le chronique, nous assistons à une guerre sans merci entre les pro et les anti-vaccins. J’aurais aimé que ce roman sorte plus tôt afin de pouvoir remettre l’église au milieu du village en pointant du doigt les véritables préoccupations que nous devrions avoir. Le Giec publie un rapport extrêmement alarmant sur le climat. Les hommes se préparent à affronter une crise écologique sans précédent : épisodes de canicule, nature qui se déchaîne (récemment encore de terribles inondations se sont abattues sur l’Allemagne et la Belgique), fuite des populations (réfugiés climatiques), recrudescence de la pauvreté, inégalités flagrantes au niveau des soins. Oui, ce roman me donne l’occasion d’émettre une opinion : la terre est en train de nous foutre dehors. « She is kicking us out! » Et en vrai ? Nous le méritons largement !

« La riposte » évoque un accident industriel (explosion d’une usine de produits chimiques). À la suite de cet événement et après mise en quarantaine de tout le quartier, les médecins ont constaté une contamination générale. Le verdict est sans appel : leucémies en masse. Les jeunes filles n’ont plus leurs règles avant l’âge de 20 ans, les autorités encouragent à la stérilisation… La sélection sociale est en marche par manque de médicaments, par disparition des plantes médicinales, par effondrement des chaînes de production. Dehors les hommes !

Face à une canicule sans précédent, le gouvernement décide de tenter une ultime manœuvre pour faire baisser la température : le blanchiment du ciel pour permettre une baisse de 3 degrés de température de la terre en mettant en place un bouclier solaire. Je vous laisse découvrir comment…

Devant ces fatalités, une partie de la population se révolte, un groupe nommé « Absolum » éclôt qui se veut être un mouvement de « Révolution pour la Terre. » C’est là que Jonas observe la détermination de Khadija, qui elle y croit encore, quand lui est bien plus pessimiste sur le sujet. « Je crois avoir décidé là d’arrêter et de sortir par la petite porte de l’Histoire, en choisissant l’heure et le jour. Je ne veux pas mourir avant d’être sûr d’avoir été vivant. »

Alors ? Roman de l’imaginaire, fantasme ou réalité proche ? Jean-François Hardy a été plume au cabinet de la ministre de l’Écologie de 2019 à 2021. Cela vous donne un indice… « La riposte », c’est une forme de clairvoyance sur notre monde actuel qui permet d’imaginer celui de demain, car, ne nous y trompons pas, les batailles évoquées seront à livrer. Pendant que Bezos se paie le luxe d’aller dans l’espace et revient avec une idée politiquement correcte pour justifier son voyage « Nous devons déplacer les industries lourdes et polluantes dans l’espace pour préserver ce sublime trésor qu’est la terre », d’autres luttent pour préserver « l’espoir de retrouver la vie d’avant. ». Les populations, elles, sont de plus en plus en souffrance… Aujourd’hui, en 2021, nous nous battons contre une épidémie, mais aussi contre une recrudescence du nombre de cancers sur des personnes jeunes, sans parler d’autres maladies émergentes…Demain, notre combat, s’il est encore réaliste sera d’une toute autre envergure. Comme l’exprime très bien Jonas « Et gloire à ce monde, à son industrie pétrochimique, à l’agroalimentaire, aux bagnoles et aux avions, qui ont rendu le cancer aussi obligatoire que l’école primaire. » Jean-François Hardy a une plume visionnaire, réaliste, pessimiste. Il met en lumière la révolte, cette riposte de la terre contre ses habitants qui n’ont pas su protéger le trésor qu’ils avaient au creux de leurs mains.

Voici un premier roman perspicace, lucide et psychologue. Nécessaire.
Profile Image for charlie medusa.
598 reviews1,462 followers
March 22, 2023
je trouve ça très très chouette d'avoir des romans qui donnent à voir l'évolution réaliste de nos conditions de vie matérielles d'ici dix ou vingt ans (globalement ça fait : peur, d'autant plus peur qu'on s'aperçoit très vite que tout ce que l'auteur envisage est non seulement possible mais carrément probable)
on reste trop imperméable au protagoniste et la fin est trop abrupte pour que le livre prenne toute l'ampleur que je lui aurais souhaitée, mais c'était un très chouette premier roman !!! gg JF
Profile Image for Sibylle Seys smets.
1,339 reviews21 followers
July 25, 2021
Plutôt 3,5

Un bon livre bien construit, très sombre, limite désespéré, dans un Paris dévasté par les guerres, les maladies et les chocs climatiques.

J aime particulièrement le héros, incapable de se décider à fuir comme à s engager vraiment, errant dans ce futur crépusculaire.
Et puis c est parlant dans le contexte actuel.

Ça se lit très aisément, mais ça manque un peu de souffle et la fin est un peu trop abrupte pour faire un grand roman comme Station Eleven ou d autres.
1,347 reviews57 followers
September 16, 2021
Premier roman d’une ancienne plume du Ministère de l’Ecologie, l’auteur nous offre une vision de la fin de notre monde chez nous, en France.

Il fait de plus en plus chaud, le récit débute en octobre où la canicule sévit encore. Les hivers ne descendent pas en dessous de 25°.

Dans Paris désagrégé par la crise écologique, la misère a définitivement pris ses quartiers. Au rationnement alimentaire s’ajoutent la violence de l’État, la canicule et les maladies.

Un mystérieux mouvement, Absolum, placarde ses affiches dans toute la ville et gagne du terrain. Son slogan : » Révolution pour la Terre « .

Dans ce chaos, Jonas est infirmier à domicile. Quand il ne s’occupe pas de ses patients, il se réfugie dans les bras de la jeune Khadija, déterminée à sauver le monde.

À 37 ans, Jonas est quant à lui désabusé et s’apprête à fuir comme tant d’autres vers le nord de l’Europe, en quête d’une vie meilleure.

Pourtant, avant de partir, il se rend dans le Sud, chez sa sœur qui survit en cultivant le peu de terre sèche qu’elle possède, terre qu’il faut sans cesse nettoyer des couches de pesticides et autres engrais chimiques.

J’ai aimé cette première riposte des hommes contre les forces de la nature : étreindre le feu pour ne pas perdre le peu qu’il reste.

J’ai été moins fan de la seconde riposte, plus idéologique, et qui passe forcément par les armes.

J’ai aimé l’indécision de Jonas : rester avec sa sœur et l’aider ou rejoindre son amour Khadija qui ne rêve qu’au grand soir ?

Comme Jonas, je pense que notre fuite en avant est un désastre, mais à notre petit niveau, que pouvons-nous faire alors que les Grandes Multinationales gouvernent ?

La société qu’il décrit est divisée entre les riches qui peuvent se faire soigner pour leurs cancers en phase terminale, et les travailleurs de banlieue qui subissent. Les autres ont fuit vers le Nord, plus au nord qu’Amsterdam, devenue plaque tournante des réfugiés climatiques.

J’ai aimé certains personnages : le gérant de l’hôtel où dort Jonas, ancien légionnaire qui ne veut plus tuer personne ; Marty le fournisseur de psychotropes quand les pharmacies centrales ne proposent que de l’efferalgan.

La soif de révolution de Khadija m’a fait sourire : la révolution a-t-elle jamais permis un système politique meilleure ?

Je ne voudrais pas non plus trop dévoiler de ce roman dont tous les détails sont malheureusement criant de probabilité de réalisation.

Un roman à la fois écologique, politique mais aussi humain : comme Jonas, quel camp choisir ?

En refermant ce livre, j’ai eu besoin d’herbes et de fleurs, de nuages et de pluie. Pour en profiter tant qu’il est encore temps…

L’image que je retiendrai :

Celle de la poussière qui colle à la transpiration due à la chaleur.

https://alexmotamots.fr/la-riposte-je...
Profile Image for Luniversdekrystel.
62 reviews1 follower
August 1, 2021
Je note 3,5/5 pour ce roman axé dystopie / post-apocalyptique écologique.

Un roman dans l'air du temps, à (faire) lire pour prendre conscience de ce que l'humain fait à la terre depuis des dizaines et dizaines d'années, et que le pire reste clairement à venir.

On se retrouve dans un Paris complètement métamorphosé et asséché par le dérèglement climatique, où la famine et les maladies vont bon train.

On suit un héros qui ne sait pas ce qu'il veut, luttant entre l'envie de quitter la France pour se sauver dans le Nord de l'Europe et entre l'envie de rejoindre sa soeur, à la campagne, dont il n'a plus de nouvelles. Épris d'une jeune femme militante, à la tête d'un mouvement révolutionnaire qui se bat pour la survie et l'écologie, il espère tout faire pour qu'elle change d'avis et parte loin à ses côtés.

Bref, un roman marquant, qui se laisse lire grâce au style fluide de l'auteur, qui a été autrefois "plume" pour le cabinet de la ministre de l'Ecologie. Une histoire engagée, pleine de convictions, d'interrogations, qui pourrait malheureusement se réaliser dans un futur proche...

Malgré cela, je n'ai pas été plus que cela happée par l'intrigue. Oui, le roman se laisse lire. Oui, on a envie de connaître la suite. Mais les personnages ne m'ont pas tant que ça séduite. Ils sont plaisants, mais il manque un petit quelque chose pour vraiment s'y identifier.

L'ambivalence du héros, Jonas, est intéressante. Il alterne entre la volonté égoïste de sauver sa peau et celle de s'impliquer dans le mouvement collectif Absolum, oeuvrant pour une terre meilleure.

Un de mes passages préférés reste peut-être celui où Jonas rejoint sa soeur, à la campagne. Un moment touchant et bouleversant. Une réalité fracassante qu'il se prend en pleine face.

Malgré cela, j'ai trouvé peut-être la scène finale du roman un tantinet trop rapide, trop brute. On comprend sans comprendre...

En conclusion, un roman fictif engagé qui a du potentiel, qui fait réfléchir, mais qui manque d'un petit quelque chose pour devenir un incontournable.

Profile Image for Marie-Helene Fasquel.
Author 24 books16 followers
October 6, 2021
Un roman plus qu'engagé qui nous propose une vision assez apocalyptique du Grand Effondrement (notion chère à certains).
Une panoplie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres, qui tentent de survivre ou vivre, selon leur degré de pessimisme. La plupart d'entre eux se battent, chacun à sa manière : en factions violentes, en essayant de rejoindre des contrées moins affectées (le nord en particulier), en volant pour manger et subvenir aux besoins de sa famille, au péril de sa vie, en soignant les autres pour adoucir ou écourter leurs derniers instants sur terre… et il y a ceux qui n'ont rien compris, qui continuent de gagner le plus d'argent possible, ceux qui mènent des politiques qui ne mènent nulle part justement…
Notre Humanité, les liens qui nous unissent (amitié, amour, famille), la sauvegarde de notre planète et l'urgence de ne penser qu'à ça font partie des thématiques qui rendent ce livre essentiel, qui explore la notion de riposte dans un monde à la dérive. Une langue un peu à la Frédéric Dard (sous le pseudo San Antonio, pas dans ses ouvrages sérieux, injustement méconnus), inventive et féroce.
Pour exemple :
"Et gloire à ce monde, à son industrie pétrochimique, à l’agroalimentaire, aux bagnoles et aux avions, qui ont rendu le cancer aussi obligatoire que l’école primaire."
Que deviendra Jonas, emblématique, par excellence du survivant, du rescapé ? Quels choix fera-t-il, et aura-t-il ? Avec ce livre, la question : "Qu'aurions-nous fait ?" dans telle ou telle période cruciale de notre Histoire doit se conjuguer au futur plus ou moins proche : le moment venu, que ferons-nous ? Et que faisons-nous, maintenant ?
A découvrir. D'urgence.
646 reviews8 followers
August 26, 2021
Ce roman n’est encore qu’une dystopie car même s'il n'y est pas question de pandémie, tous les ravages que nous avons infligés à la planète sont arrivés à un point de non-retour qui n’est pas si éloigné dans le futur. Pour s’en rendre compte il suffit d’écouter les infos, c’est de pire en pire chaque mois !

Dans le Paris contemporain de Jonas, proche de la quarantaine, les cancers et autres maladies règnent en maître ; l'électricité et l'eau sont régulièrement coupés et le ravitaillement est anarchique ! Jonas est infirmier à domicile et fais ce qu’il peut avec ce qu’il trouve, le plus souvent ils les aident à mettre fin à leur vie, sans attendre les souffrances atroces !

Dans cette friche urbaine, il fréquente Khadija, plus jeune que lui et qui s’investit dans un mouvement écologique, “Absolum” qui a pour mot d’ordre “la révolution pour la Terre”. Dans ce chaudron en ébullition Jonas doit décider de son avenir ; partir vers le nord, résister avec Khadija, retourner vers son passé !!

Il faut prendre du recul pour lire ce roman, sous peine de se retrouver très angoissé ou déprimé ou alors réagir et agir ! L’espoir me fait croire qu’une prise de conscience pourrait être bénéfique mais encore faudrait-il que les dirigeants isolés dans leur bulle de luxe et d’égocentrisme le fassent aussi, le pouvoir est entre leurs mains !!

#lariposte #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2021
806 reviews6 followers
May 28, 2025
Dystopie très intéressante et prenante, car elle est très réaliste et très crédible : on y découvre une ville de Paris qui subit tout ce qu'on prédit. Tout ce qui constitue la vie des gens est de l'ordre du hautement probable, et pour cela c'est vraiment bien vu et bien fait. En revanche je me suis moins attachée au personnage principal qui ne sait pas trop ce qu'il veut faire. On attend un récit d'exil et ce n'est pas ce qu'on a. La fin m'a paru un peu abrupte et moins logique car finalement cette riposte ne peut déboucher sur rien, il n'y a rien à reconquérir ou à défendre.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,087 reviews43 followers
September 18, 2021
C'est un premier roman que nous propose Jean-François Hardy. Il a été plume pendant deux ans au cabinet de l'écologie. Il nous propose un roman qui nous transporte dans un avenir proche, une grosse dizaine d'années. Nous sommes à Paris dans les années 2030, la ville n'est plus que l'ombre d'elle-même. Les pandémies font rage, des maladies contractées par la pollution, l'usage abusif des produits chimiques, engrais, produits phytosanitaires etc...

Jonas, notre narrateur, est infirmier, il aide les malades en fin de vie. Il a décidé de tout laisser , de tout quitter pour se diriger vers le Nord, tenter sa chance dans l'espoir d'un meilleur climat et d'une vie meilleure.

Même en hiver les températures avoisinent les 30 degrés. L'eau et les denrées deviennent rares par le fait des incendies de plus en plus fréquents. Le rationnement est mis en place.

Le monde est contrôlé, régenté. La société est divisée et un murmure révolutionnaire - un groupuscule nommé ABSOLUM - fait rage.

Jonas est partagé entre l'amour qu'il éprouve pour Khadija - militante d'Absolum -, le lien familial avec sa soeur Natalia et l'envie de partir. Que faire ? Regarder ce monde en déliquescence ou agir ?

C'est cette question que Jean-François Hardy nous pose en se basant sur des rapports de plus en plus alarmistes du Giec. Quand la fiction rejoint l'actualité, nous sommes en plein dedans , mais est-ce une fiction ?

Que ferions-nous ? Que faisons-nous ?

Un roman percutant, très réaliste que je me suis surprise à vouloir terminer assez rapidement malgré sa noirceur. Une lecture indispensable pour peut-être avoir le sursaut nécessaire pour réagir avant qu'il ne soit trop tard pour sauver notre planète et notre espèce.

Ma note : 8/10


Les jolies phrases

Tout nous oppose. Il croit au pouvoir des Hommes, à la civilisation, au progrès. Je crois que nous ne sommes qu'un tas de terre glaise mal cuite s'effondrant sous son propre poids.

Je ne veux pas mourir avant d'être sûr d'avoir été vivant.

Il fallait des racines plutôt qu'une fuite, c'était donc si simple.

Au fond, on fait la même chose. On essaye de tenir à bout de bras un monde qui craque, on nettoie pour les autres, on fait le propre autour de nous. On se tue pour rien. Sauf que moi j'ai décidé d'arrêter, avant d'avoir le dos en miettes comme elles.

Qu'est ce qui éteint un homme, l'épuisement du chantier, la peur de l'avenir laissé à ses enfants ?

Peut-être simplement, le poids de la vie, celui des morts qui morcellent le chemin jusqu'à soi.

Si je renoue avec le point d'origine, c'est plus facile de comprendre le point d'arrivée.

Un train qui file dans la plaine, ce n'est pas le grand chamboulement que j'escomptais. Mais quand le départ n'est plus, que l'arrivée n'est pas encore, c'est déjà un putain de paradis suspendu.

Tu te rends compte : j'ai oublié la voix de mon père. et celle de maman, je m'en souviens à peine. Il reste quoi alors, si même tes propres enfants oublient le son de ta voix ?

Peut-on vraiment éteindre la race des maîtres ? Celle qui a pris les Noirs d'Afrique pour les coller dans des champs de coton. Celle qui a pillé, massacré, jusqu'à ses propres enfants, pour un mètre de lopin de terre du voisin. Celle qui a crevé les montagnes pour se gaver de charbon, percé les déserts pour y boire le pétrole. Celle qui s'est introduite partout pour chasser les langues indignes, les rituels barbares. La race qui a violé par millions les femmes. La race des seigneurs qui a fait régner sa terreur sur chaque parcelle de peau, dans chaque wagon de métro, dans chaque maison, dans chaque lit. La race qui a ravagé le monde. Serait-ce donc cela qu'il fallait faire depuis le début, choisir ? Partir ou rester, collaborer ou se battre, aimer et mourir peut-être.

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