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La Grande escapade

On rit. C’est étonnant parce que, pris séparément, aucun d’entre eux ne pensait que la situation les pousserait à l’hilarité – or, de façon tout à fait inattendue, ils font contre mauvaise fortune bon cœur et les voilà qui s’esclaffent et qui se mettent à papoter, retrouvant les réflexes de cour de récréation, mais avec cet air de liberté unique qu’apporte avec lui l’Arbalète filant vers Paris.

1975. Tandis que le pays subit les effets du premier choc pétrolier, que les femmes revendiquent leurs droits et que la mixité s’impose dans les cours de récréation, rien ne semble devoir troubler le quotidien des familles d’instituteurs du groupe scolaire Denis-Diderot. À moins que le train du changement ne s’engouffre tout à coup dans les classes et les corps et ne redessine les frontières d’un monde très différent.

242 pages, Paperback

Published January 1, 2021

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About the author

Jean-Philippe Blondel

45 books86 followers
Jean-Philippe Blondel was born in Troyes, France, in 1964. His mother was a schoolteacher and his father worked for the National Railways. Jean-Philippe still lives in Troyes today after attending university in Paris and travelling around the world, including South and Central America, Nepal, India, and most of Europe.

Writing has always been Jean-Philippe’s way of expressing himself. He started writing poems when he was seven, then moved on to short stories as a teen. He wrote his first novel when he was 19. One book that had a profound effect on him as a child was Alice in Wonderland: he tended to identify with the White Rabbit…

Jean-Philippe’s favorite subjects at school were languages: French, English, and Spanish. He remembers telling his parents, at the age of 12, that he wanted to be an English teacher, which he’s been for the last 20 years in a high school.

Since no one in his family was particularly interested in literature, Jean-Philippe often wonders how reading and writing took on so much importance in his life—and at such an early age. However, books became his life-support when, at the age of 17, he lost his mother and brother in a car crash, and his father in another crash four years later.

His novels—for adults, young adults, or teenagers—are always based on everyday life. He writes in the first person because he wants readers to identify closely with the narrator, whom he tries to portray as the person next door. His novella, A Place to Live (2010), takes place in a high school. It is a very special text for him and reading it aloud always evokes strong emotions. He dedicated it to a class which he taught for three years: he had so enjoyed watching his students grow up and evolve that he wanted to offer them something special when they graduated. He read it to them during their last period together, and even now, several years later, thinking about the moment moves him deeply.
Jean-Philippe writes with the earplugs of his MP3 player in. He carefully selects one song before writing, and it becomes the original soundtrack of the novel. He listens to it over and over, sometimes forgetting everything else, including where he is and what he’s doing there. It gives him the opportunity to live two lives at the same time—a fictitious one (because he so identifies with his narrators) and a real-life one. In the latter, he is married to a primary school teacher and has two daughters, aged 8 and 11. His favorite activities are teaching, writing, reading, and rock music. He is working on his eighth novel for adults, which also explores the boundaries between teenagers and “so-called” grown-ups.

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1 star
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Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for Emma.
1,655 reviews80 followers
December 8, 2020
J'ai beaucoup apprécié d'autres livres de cet auteur, en particulier 6h41, mais hélas j'ai été déçue par celui-ci.
Je dois admettre que c'est un bon portrait de la France des années 1970, surtout dans un endroit assez petit, et il y a des passages vraiment hilarants. Mais le contexte des enseignants, des élèves et des parents de l'école primaire ne m'a pas vraitrop vraiment intéressée.
Je ne suis pas sûre non plus d'avoir compris la fin.

I have very much enjoyed other books by this author, especially The 6:41 to Paris, but alas I was also disappointed by this one.
I have to admit it is a good portrait of France in the 1970s, especially in a rather small place, and there are some really hilarious passages. But the context of teachers, students and parents in grade school didn’t really interest me that much.

I posted this on my blog:
https://wordsandpeace.com/2020/12/13/...
Profile Image for Sacha.
35 reviews1 follower
July 12, 2022
2.5

je trouve que ce livre manque cruellement de cadre, il part dans tous les sens et je n’ai pas su me laisser porter par ses descriptions des années 70
le style est assez cohérent mais on s’y perd assez vite alors faites des fiches sur les personnes si vous comptez lire ce livre prochainement
l’auteur ne m’a pas transporté ce qui est fort dommage
je reste sur ma faim
Profile Image for Sophie Torris.
338 reviews4 followers
September 25, 2025
La plume est cocasse mais j'ai trouvé que le propos était survolé. Ça se déroule juste après mai 68, dans une petite ville française où une communauté d'instits est regroupée dans des logements de fonction autour des écoles tout juste mixtes. Portrait de l'enseignement alors que les pratiques sont entrain de changer: Charles Florimond, adepte de Freinet, incarne l'Éducation nouvelle centrée sur l'enfant contrairement à Gérard Lorrain qui, la main leste, applique toujours des méthodes très béhavioristes. Les femmes travaillent avec les petits, jouent les commères ou encore sont acculées aux travaux ménagers ou au devoir conjugal. Le roman fait la part belle également aux enfants de cette petite communauté alors qu'ils grandissent, s'émancipent eux aussi. On voit les mentalités évoluer chez les grands et les petits, les femmes commencent à revendiquer leurs places. Petit roman facile à lire, rigolo, qui peut rendre nostalgique de cette époque (il s'ancre sur des souvenirs communs oubliés: Roger Gicquel est à l'écran), avec pas mal d'éllipses. Je l'aurais classé "roman jeunesse".
Profile Image for Marie-Hélène .
522 reviews12 followers
May 22, 2021
Jolie escapade dans mes souvenirs d'enfance : l'école d'après 68, les vieux instits aux méthodes vieillottes et les difficultés à faire évoluer le "mamouthe" qu'est l'éducation nationale, les fêtes de fin d'année scolaire, les cabanes des gamins et leurs jeux, l'évolution des modes, la place des femmes et leurs désirs d'émancipation...
C'est une lecture plaisante mais la fin est inattendue et un peu tristoune.
707 reviews6 followers
March 8, 2020

Darjeelingdo 08 mars 2020
Les années post soixante-huitardes vécues dans le microcosme d’un groupe scolaire de province : les couples d’instituteurs et leurs enfants , qui vivent un peu en vase clos avec tout ce que cela implique de camaraderie mais aussi de jalousie, de tentations etc...
J’aime bien l’écriture simple et sensible de JeanPhilippe Blondel mais je dois dire que je n’ai pas été conquise par ce roman et suis restée sur le bord du chemin....
Profile Image for Géraldine.
731 reviews24 followers
June 8, 2024
3,5*

Destins croisés dans un milieu d'instituteurs qui vivent dans une petite cité scolaire. Les adultes, les parents.

Un peu trop de personnages parfois, c'est doux mais peut-être un peu trop plan plan.
71 reviews1 follower
February 2, 2024
Une belle analyse de la France des années 70.
Un roman intéressant mais je n’ai pas été captivée par l’histoire en elle-même.
Profile Image for Marie Flower Panda.
428 reviews
March 4, 2022


Avec La grande escapade, Jean-Philippe Blondel nous propose un petit retour dans la France des années 1970, une France très différente de celle que l'on connaît aujourd'hui, où le conservatisme et la modernité s'affrontent et se confondent.

Le début est rocambolesque : le jeune Philippe Goubert n'a rien trouvé de mieux que de se retrouver suspendu à une corniche en jouant avec ses copains. De quoi mettre en émoi tous les habitants de l'école et plus particulièrement, les adultes ! Ces adultes qui sont des enseignants logés dans l'enceinte de l'école et leurs conjoints. Une société à part entière ! Au milieu de ce petit monde, les enfants évoluent et sont les acteurs de tous les changements. Il appartient à leurs parents d'y prendre part et de ne pas en être seulement les témoins passifs. Pourtant, cela n'aura rien d'évident voire même de souhaité pour certains d'entre eux. Quatre familles pour autant de personnages tous plus mémorables les uns que les autres !

Pas besoin d'être né avant 1970 pour apprécier ce court roman. Jean-Philippe Blondel restitue avec brio cette autre époque, sûrement parce qu'il l'a lui-même vécue. Et on se rend facilement compte à quel point la société a changé et continue de changer. La femme est avant tout une mère et une épouse mais modernité oblige, elle peut travailler et laisser place à ses aspirations féministes. L'homme, lui, est le pilier du foyer, l'autorité. Il n'a pas à se soucier de remplir toutes les obligations domestiques, qu'il laisse à son épouse, qui doit jongler entre celles-ci et son souhait d'émancipation. Au milieu de tout ça, il y a les enfants, témoins de l'après 68 et acteurs de la modernité qui s'installe. Ils vont même vivre un des changements les plus marquants : la réforme scolaire. N'en déplaise aux anciens, le Ministère a jugé qu'il était temps de revoir les méthodes de l'enseignement. Pire ! Un nouvel instituteur leur est envoyé ! Qui est ce partisan révolutionnaire ? Parviendra-t-il à se faire une place au sein de cette micro-société ?

"À la mention de Célestin Freinet et des innovations pédagogiques qu'impliquait sa méthode, Lorrain a serré les dents - ainsi donc, Florimont correspondait bien au portrait qu'on lui en avait dressé, celui d'un révolutionnaire, et de la pire espèce : un démagogue."

Dans une société en pleine mutation, il n'est pas évident pour chacun d'y trouver sa place et la peur d'être jugé est sans cesse présente. Pour autant, à aucun moment le récit n'est pesant. Bien au contraire. Les pages défilent les unes après les autres et c'est avec un sourire sur les lèvres que nous suivons l'évolution de ces personnages et (re)découvrons une autre époque, nostalgique pour certains, mouvementée, à n'en pas douter.


Conclusion
A travers le regard de personnages drôles et attachants, Jean-Philippe Blondel nous livre son regard sur la France des années 1970, un regard à la fois nostalgique et critique mais jamais dénué d'humour.

https://flowerpanda04.wixsite.com/pan...
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews14 followers
August 22, 2019
L’année de tous les possibles

Jean-Philippe Blondel poursuit son exploration de la France d’avant dans le milieu éducatif qu’il connaît si bien. Avec «La grande escapade» il nous offre de découvrir le microcosme d’un groupe scolaire dans les années 70.

Tout à la fois plongée dans la France des années 70, étude sociologique et évocation d’un système éducatif en mutation, le nouveau roman de Jean-Philippe Blondel, après Un hiver à Paris et La mise à nu, est avant tout la chronique des souvenirs d’enfance, de cet âge où l’innocence peu à peu s’enfuit pour laisser place à des personnalités qui s’affirment, à des destins qui s’ébauchent, marqués par quelques épisodes inoubliables qui ont valeur de rites de passage.
Pour ouvrir ce roman au goût nostalgique, on retrouve une poignée d’enfants sur la corniche qui court le long du grenier du groupe scolaire, à une dizaine de mètres du sol. C’est Baptiste Lorrain qui a eu cette idée et qui a entraîné toute la bande en haut de l’immeuble pour un jeu qui mêle aventure, audace, danger, adrénaline. Si Pascal Ferrant n’avait pas touché l’épaule de Philippe Goubert et si les pieds de ce dernier ne s’étaient pas emmêlés, ce dernier ne se retrouverait pas les mains accrochées à la corniche. En quelque secondes, il voit son destin basculer… Mais la main secourable d’un pompier, suivi de la gifle retentissante de sa mère vont le ramener sur terre.
La vie autour du groupe scolaire Denis-Diderot peut dès lors reprendre son cours. Les parents se préoccuper de la vie de leurs voisins et leur progéniture faire du terrain vague au bord de la ligne de chemin de fer Paris-Bâle le cadre de leur émancipation et l’endroit où ils vont ériger leur cabane.
Jean-Philippe Blondel, en observateur attentif, va alors dévier des enfants à leurs parents et nous montrer combien ce microcosme – les enseignants et leurs époux ou épouses respectives – va se trouver au cœur des bouleversements d’une société qui n’a pas encore pris toute l’ampleur du mouvement initié par mai 68. Le patriarcat vacille, les principes rigides de l’enseignement vont soudain être traversés de voix discordantes, d’expériences nouvelles. Le jean et le tee-shirt s’invitent dans les garde-robes.
Après la coupure des vacances en famille, les envies d’émancipation se précisent. Alors que Gérard Lorrain rêve de ses prochains grands voyages, son épouse Janick grimpe les échelons de l’entreprise. Baptiste va sur ses quinze ans et prend la direction du collège. Charles Florimont se détache de sa Josée pour rêver à d’autres corps. Celui de Michèle Goubert ne lui déplairait pas. Mais avant cette grande escapade qui donne son titre au roman, il devra éteindre l’incendie provoqué par Reine Esposito. Un joli scandale qui rester dans les mémoires. Mais le point d’orgue de cette année particulière sera ce voyage à Paris dont je vous laisse découvrir les acteurs et le scénario.
C’est avec la palette d’un impressionniste que l’auteur nous raconte ce pays en train de basculer dans une société plus libre, plus ouverte. Par petites touches, il dépeint les courants encore en gestation qui vont déboucher sur une frénésie consumériste. Ayant partagé cette expérience du groupe scolaire – mon père était instituteur – j’ai aussi retrouvé dans ce livre une partie de mon enfance. Et ce joli parfum de nostalgie douce-amère.
1,357 reviews6 followers
August 14, 2019
La grande escapade Jean-Philippe Blondel Buchet Chestel août 2019
#LaGrandeEscapade #NetGalleyFrance.

1975 , une ville de Province, Troyes sans doute, le groupe scolaire Denis -Diderot, école maternelle, école de filles, école de garçons. Un monde à part au sein de la ville. Ses habitants des enseignants , leur famille et leurs enfants. A l'époque on parlait d'instituteurs, ceux qui vivent ici ont eu le privilège d'obtenir un logement de fonction au-dessus de l'établissement dont ils sont le directeur ou la directrice. Leurs gamins se fréquentent. Bien sur il y a des rivalités, des âmes blessées. Bien sûr chaque fait et geste est susceptible d'être épié, noté, enregistré ..
Alors les gamins dans tout cela? Pas toujours facile de fréquenter la classe où le père de son copain sévit! Pas facile de s'épanouir, de se découvrir quand vous êtes traité de balourd, de peureux , que vous êtes gaucher dans un monde de droitier. C'est ce que pense Philippe Goubert du haut de ses 10 ans en ce moment fatidique où il se balance accroché au bord de la corniche les pieds dans le vide à 10 m au-dessus du sol !
1975/1976 sont des années charnières. 1968 a essaimé , les idées, les mentalités commencent à changer, le monde d'hier se craquèle, la femme apparait dans le monde du travail, aspire à s'éloigner des fourneaux, aspire à vivre selon ses aspirations , la mixité à l'école est effective.
Jean-Philippe Blondel nous raconte un monde en mutation, celui des enfants en passe de devenir des adolescents, celui d'adultes en point d'interrogation sur eux-mêmes.
C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je découvre les romans de Jean-Philippe Blondel. Ici je me suis sentie moins à mon aise, j'ai vite étouffée dans cette atmosphère "caserne"mais je n'étais pas la seule . Parents , enfants sont complètement asphyxiés, englués dans leur quotidien. Philippe Goubert réussira à "grandir". Les adultes verront leur vie exploser .Après un début un peu longuet, étouffant même le récit s'accélère, les personnages prennent enfin de l'épaisseur et leur vie s'accélère.
Un grand merci aux éditions bûcher Chastel our ce partage .
Profile Image for miss.mesmerized mesmerized.
1,405 reviews42 followers
August 15, 2019
Le Paris de l’année 1975 est bien différent de celui d’aujourd’hui. La petite communauté du groupe scolaire Denis-Diderot maintient encore l’image de la famille classique et tout marche bien en conformité avec les règles établies depuis toujours. Mais, peu à peu, la façade commence à avoir des fissures, ce sont avant tout les femmes qui commencent à se demander si la vie telle quelle se présente est vraiment ce dont elles rêvaient et celle qu’elles veulent mener. L’introduction de classes mixtes dans l’école alors n’est que le début de changements profonds qui, principalement, circulent autour des femmes.

Jean-Philippe Blondes a créé un microcosme qui – vu du dehors – fonctionne parfaitement et représente un idéal traditionnel. Les familles avec leurs gamins vivent une vie tranquille qui n’est pas perturbée de n’importe quoi. En regardant derrière ce portrait public, une autre image se présente. Les femmes ont le droit de travailler – mais seulement dans la maternelle, être institutrice, ça, c’est bien, mais prof en CM 2, c’est tout à fait autre chose, une tâche pour un homme certainement. Cela ne les empêche pas de rêver et d’imaginer une autre vie.

« On a vécu mai 68, même si on avait déjà la trentaine bien sonné et si on ne comprenait pas toutes les revendications des étudiants. Le monde occidental vit des transformations sociales et sexuelles qui remettent en cause l’ordre établi (...) »

La petite communauté a encore bien de pas à faire, mais c’est le début. Comme les autres livres de Jean-Philippe Blondel, j’ai bien aimé lire celui-ci. C’est avant tout son ton narratif que j’adore. Il y a une légèreté et une gaieté qui permet à l’auteur d’appuyer sur la chanterelle sans être trop dur ou malin. Ainsi, il fait le portrait d’un moment décisif au niveau de la société mais aussi au niveau personnel – c’est bien dans cette année-là que les gamins progressent de l’enfance à l’adolescence, le moment où ils perdent la naïveté et la confiance que tout finira bien.
Profile Image for Eimelle Lect.
17 reviews5 followers
August 25, 2019
Jean-Philippe Blondel fait partie de ces auteurs que j’aime à retrouver et dont j’ai souvent parlé ici, que ce soit pour ses romans adultes ou jeunesse d’ailleurs, un RDV de la rentrée littéraire incontournable pour moi!

La grande escapade Jean-Philippe Blondel Buchet-Chastel
Alors, partons sans hésiter en escapade avec lui!

Cette escapade , c’est d’abord pour le lecteur un bond dans le passé.

L’histoire se déroule dans une ville de province, dans les années 70, essentiellement autour de son groupe scolaire et des logements de fonction des instituteurs.

Cette escapade, c’est pour les personnages une année où tout va basculer. Le monde change autour d’eux, la mixité fait son apparition à l’école, des courants pédagogiques s’opposent entre traditionalisme et pédagogie Freinet, de la rentrée à la fête de l’école, les collègues ne sont plus sur la même longueur d’onde, tandis que les enfants découvrent la vie , et que le féminisme déploie peu à peu ses ailes …

On suit une année de vie autour de ce groupe scolaire, avec son lot d’amourettes et de drames, de rivalités et de mesquineries, de bouleversements et de nostalgie. J’ai eu un peu de mal au début à me retrouver entre les nombreux personnages qui gravitent autour de cette école, avant de bien identifier les uns et les autres et de les suivre avec plaisir !

Un livre qui rappellera sans doute de nombreux souvenirs à ceux qui ont connu l’école de ces années-là, les portraits sont particulièrement bien croqués, une multitude de petits détails du quotidien, la cour, les classes, les logements… immersion totale!

Et pour ceux qui n’ont pas connu ce temps-là, l’escapade prend des allures de découverte socio-historique !

Des personnages attachants, escapade réussie !
Profile Image for Kittiwake.
23 reviews8 followers
September 9, 2019
Tableau d’une époque révolue, dans un monde en pleine mutation, alors que mai 68 n’a pas encore réussi à faire disparaître le ronron de l’enseignement : les pédagogies nouvelles font hurler au fou ceux qui tirent encore les oreilles ou font agenouiller les cancres sur des règles métalliques.

C’est en effet au sein d’une petite communauté de profs, contraints au voisinage imposé par les logements de fonction qu’une petite bande de garçons vit sa vie, comme un entrainement pour la future vraie vie, chacun endossant un costume qui ne lui convient pas toujours : on distingue les futurs chefs, les éternels soumis, les dépressifs , qui s’affrontent dans des querelles vaines.

Entre les adultes, les jeux sont plus dangereux : infidélité, commérages, lutte de pouvoir…


Cette chronique des années 70 est réjouissante, riche d ‘événements et de traditions oubliées. Mais c’est aussi une fine analyse des processus évolutifs d’une société qui sort de son ankylose, avec une jeunesse prête à bousculer les codes et décidés à prendre le relais de leurs ainés qui ont cherché la plage sous les pavés, pour se saisir des armes qui leur donneront l’illusion d’un pouvoir sur la marche de l’histoire.

C’est écrit à la façon d’un documentaire, que les personnages qui défilent rend vivant.

On ne s’y ennuie pas une minute, et surtout sans doute quand on a vécu cette période à l’âge qu’ont les enfants de la Grande Escapade.


#LaGrandeEscapade #NetGalleyFrance
Profile Image for Isabelle Purally.
31 reviews
September 1, 2019
Jean-Philippe Blondel parle des choses simples et des gens sans importance et il le fait bien.
Dans son nouvel opus, il nous entraîne dans le monde de l’enfance au sein d’un groupe scolaire au milieu des années 70.
Philippe, Bertrand, Christian et les autres sont fils d’instituteurs. Après que la cloche ait sonné, la cour de récréation reste leur terrain de jeux car en ce temps-là, les instits habitaient dans des logements de fonction au-dessus des salles de classe.
Dans ce microcosme, on s’aime, on se déteste, on s’épie.
Les femmes tentent de se libérer du joug de leur mari pour un peu plus de liberté, mai 68 est passé par là. La prochaine rentrée verra l’arrivée des filles dans cet univers réservé jusque-là aux garçons. Certains s’en réjouissent, d’autres s’en inquiètent.

Avec « La grande escapade », Jean-Philippe Blondel observe les changements d’une société en pleine mutation.
Il se dégage de ce roman une saveur douce-amère qui en fait tout le charme. Si Jean-Philippe Blondel flirte parfois avec une forme de nostalgie, il n’y cède jamais. Il regarde le passé avec une tendresse mêlée d’un brin de causticité. Et c’est bien ce ton que j’apprécie souvent dans ses livres, un ton qui me rend l’auteur si sympathique et qui me touche au plus intime.
Profile Image for Marie-Christine Wattiez.
323 reviews4 followers
July 8, 2019
La grande escapade c’est le we à Paris qui ne va pas se passer du tout comme prévu , surprises au rendez vous .
Le style est très vivant , JP Blondel a un réel talent de conteur .
L’époque c’est le début des années 70 , les écoles deviennent mixtes , les femmes commencent à revendiquer leur indépendance , les jeunes filles ne s’habillent plus comme leur mère comme ça s’est fait pour les autres générations, elles mettent des mini jupes .
On est tout au début de la contestation de l’autorité , ça se voit ici entre les deux instituteurs , Lorrain adepte de la punition corporelle et Florimont aux nouvelles méthodes qui s’opposent .
On part en vacances en France en famille , on ne divorce pas ( encore )
C’est l’enfance qui s’en va tout doucement avec l’arrivée de l’adolescence, un monde disparu à jamais si lointain et si proche à la fois
L’évocation des Rubettes m’a fait sourire , j’avais le disque à la maison et bien entendu je n’ai jamais oublié la mélodie .
Première incursion dans l’univers de Jean - Philippe Blondel et certainement pas la dernière .
Un grand merci à NetGalley pour sa confiance , merci aussi aux Editions Buchet Chastel .
1,518 reviews58 followers
October 30, 2019
Si j’ai eu un peu de mal au début avec les prénoms et noms des personnages, les prénoms de leur mère et père respectif, ainsi que leuir profession (je ne devais sans doute pas être très concentrée), au bout d’un certain nombre de pages, je suis arrivée à entrer dans le roman.

J’ai (presque) retrouvé l’école de mon enfance (qui venait tout juste d’être mixe) et la pédagogie par le coup de règle.

Je me suis attachée peu à peu aux différents personnages.

Une intrigue se met doucement en place : y aura-t’il adultère au groupe scolaire ?

On assiste à l’arrivé d’une pédagogie axée sur l’élève, ce qui secoue certains instituteurs, mais rassure les parents qui n’ont pas voie au chapitre

Un excellent moment de lecture, même si la fin légèrement fantastique m’a paru étrange.

L’image que je retiendrai :

Celle de la moleskine, très présente grâce aux carnets et aux sièges du train.

https://alexmotamots.fr/la-grande-esc...
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