A Trouville, passé et présent se fondent dans la quête de Marion sur les traces de sa grand-mère Alma, héroïne de la Seconde Guerre. Ancienne Rochambelle, infirmière de la 2ème DB, celle-ci porte en elle un lourd secret qui a hanté toute sa vie... Par l'auteur des Amants de l'été 44. De nos jours, à Trouville, lors d'une remise de médaille pour saluer son action héroïque durant la Libération, Alma est victime d'un malaise. Elle a ces mots : " Pardonne-moi, Lucie... " Car elle porte en elle un secret qui a hanté longtemps son existence hors du commun. En 1944, Alma s'est enrôlée parmi les Rochambelles, ces infirmières et ambulancières de la 2e DB. Elle était au plus près des soldats, de l'Angleterre aux plages du Débarquement, de Paris à l'Allemagne, conciliant son engagement et sa vie de femme. Au sein d'une famille désunie, sa petite-fille, Marion, va chercher à remonter le fil du temps et le passé d'Alma, en interrogeant des témoins de l'époque. Afin de savoir qui est Lucie. Et de découvrir le secret coupable d'Alma... Un roman à la mémoire de ces héroïnes de l'ombre et de l'Histoire que furent les Rochambelles.
Journée des droits des femmes, cette lecture tombe à point nommé. Bien que passionnée par les romans sur la Seconde Guerre mondiale, je dois reconnaître mon ignorance quant aux Rochambelles, des femmes infirmières qui ont suivi le général Leclerc au plus près des combats, de la Libération de la France au nid d’aigle d’Hitler. Des femmes qui à l’image des Résistantes ont risqué leurs vies, héroïnes d’un moment où elles étaient indispensables jusqu’à leur retour au statut de femmes au foyer… Un retour, emplis de souvenirs bons et mauvais de ce qu’elles ont vues et vécues, des traumatismes qui ne guériront pas… On retrouve tous les ingrédients de la collection Terres de France à savoir beaucoup de descriptions, certaines longues et pas nécessaires, c’est le seul reproche que je pourrais faire à cette collection bien que je lise les romans qui m’interpellent.
1er août 1944, Uta Beach, Normandie.
Ambulancière de la 2ème DB, l’horreur de la guerre saute aux d’Alma. Un retour en France attendu mais Lucie, sa collègue et amie a des problèmes de santé mentale qui durant leur mission pourrait bien lui causer des problèmes.
Trouville, de nos jours.
Au cours d’une remise de médaille, Alma fait une crise cardiaque. Avant de sombrer, celle-ci chuchote des mots liés à son passé de Rochambelle. Marion, sa petite-fille est persuadée qu’un mystère entoure les actes de sa grand-mère. Au grenier, elle découvre une photo, début de son enquête tandis qu’Alma est entre la vie et la mort. Le coma de sa grand-mère est l’occasion de réunir la famille séparée à cause de la demeure familiale, la villa Augustine qui s’avère être un gouffre financier pour Marion malgré sa situation financière confortable à l’agence immobilière qu’elle gère avec une amie.
Grâce à sa tante Jeanne, Marion comprend qu’elle ne sait rien de la vie de sa grand-mère, si ce n’est la version de la presse. Ce qu’elle va découvrir est loin de ce qu’elle imaginait.
De son amour pour un soldat, à son enfance au Maroc, de son désir d’être médecin au secret qui entoure son amie Lucie.
La vie d’Alma s’entremêle à la quête de vérité de Marion plongeant le lecteur dans une histoire familiale pleine de secrets, de non-dits sur une période trouble de l’histoire de France.
Bien plus que de connaître l’histoire de sa grand-mère, Marion va voir sa vie et celle de ses proches chamboulées lui permettant de comprendre bien des choses sur sa propre vie, sa propre histoire.
La vérité sur le sort des Rochambelles s’imposant dans un milieu d’hommes, leurs courages et leur retour à la vie civile en tant que femmes au foyer, le sort des bébés dans les orphelinats, des bébés volés, la santé mentale…
Karine Lebert aborde beaucoup de sujets relatifs aux femmes et leur rend un vibrant hommage.
Quand la vérité sur des secrets enfouis brise des familles !
Peut-on pardonner les conséquences d’un amour non-partagé ?
Quand on est prêt à tout pour éviter un scandale entachant la réputation de la Libération et de l’armée française quitte à briser une vie que celle-ci n’a jamais épargnée !
Un récit des plus émouvants et bouleversants qui nous entraîne sur les routes au rythme du combat du général Leclerc… Une ode à la liberté des femmes, à leur effort voire sacrifice pour la liberté de leur pays et d’elles-mêmes, pour que les femmes soient reconnues à leur juste valeurs et pas seulement en tant que femme au foyer, soumises au carcan de la société et des hommes.
Karine Lebert a la passion de l'écriture. Je l'ai découverte avec Ce que Fanny veut..., il y a six ans déjà, lorsqu'elle a rejoint les éditions des Presses de la Cité. Depuis, l'auteure qui possédait déjà à l'époque d’incontestables qualités de conteuse, n'a cessé de prouver son talent de romancière dans d'autres fictions historiques comme Les demoiselles de Beaune ou plus récemment avec sa série des Amants de l’été 44, dans laquelle elle emmenait ses lecteurs dans un passionnant voyage de la Normandie à New-York, sur les traces des « war brides ».
Cette fois-ci, Karine Lebert explore un autre pan méconnu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale avec un roman à la mémoire des Rochambelles, de courageuses et intrépides infirmières ambulancières qui ont participé activement à l’effort de guerre au plus près des soldats, de l’Angleterre aux plages du Débarquement, de la libération de Paris jusqu’à Berlin.
Et quelle histoire ! Grâce à un remarquable travail de recherche, Karine Lebert a su rendre un hommage vibrant à ces infirmières qui ont parfois payé le prix fort la reconquête de notre liberté ! Son récit fascinant et sans complaisance rend compte des difficultés de la médecine de guerre et témoigne des conditions horribles dans lesquelles soldats et soignants ont dû vivre. Aux côtés d’Alma, Lucie et des autres jeunes Rochambelles, le lecteur découvre les horreurs endurées par les combattants, les membres à amputer, les visages défigurés, la douleur, le sang, la peur et l’angoisse qui n’épargnent personne… Saisissantes de réalisme, ces scènes effroyables laissent le lecteur complètement abasourdi ! On en sort chamboulés, essorés comme au sortir d’une lessiveuse !
Si Karine Lebert a parfaitement su relater les actes de bravoure des Rochambelles, elle a également insufflé à son histoire une dimension romanesque qui la rend inoubliable. En parallèle de l’engagement héroïque d’Alma, le lecteur découvre l’enquête pasionnnante de Marion sur les traces de sa grand-mère… Cet autre pan de l’intrigue, basée sur le pouvoir destructeur des secrets douloureusement gardés, le pardon et la culpabilité est particulièrement ingénieux ! Son suspense addictif m'a tenue en haleine jusqu’aux dernières pages !
Addictif et passionnant, Pour l’honneur des Rochambelles est un roman poignant, qu’on lit d’un seul souffle et le cœur battant ! C’est une leçon d’espoir, de courage et de solidarité féminine peu commune, que je ne regrette absolument pas d’avoir inclus dans mon challenge Mars au féminin !
En 1944, Alma, une jeune femme, décide de s'engager dans l'armée comme Rochambelles.
Les Rochambelles étaient des volontaires qui s'engageaient pour conduire les ambulances pendant la 2nde Guerre Mondiale. Elles ont été intégrées au sein de la 2e division blindée du Général Leclerc.
Alma a vécu beaucoup de choses de l'Angleterre jusqu'en Allemagne en passant par la Normandie et Paris.
Quand elle assiste, à l'âge de 96 ans, à une cérémonie pour évoquer son héroïsme, Alma est prise d'un malaise. Mais avant de perdre connaissance, elle va demander pardon à une certaine Lucie.
Marion, la petite fille d'Alma, intriguée par les paroles de sa grand-mère, va alors mener son enquête pour découvrir la signification des dernières paroles de sa grand-mère et découvrir le terrible secret caché...
🗨️ 𝘔𝘰𝘯 𝘢𝘷𝘪𝘴
J'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce roman.
Je ne connaissais pas l'existence des Rochambelles avant de lire ce roman. Cela m'a permis de faire des recherches et de me renseigner sur le sujet.
J'ai beaucoup aimé la double temporalité de ce roman.
On se retrouve vite plongé au cœur de l'année 1944. Comme si on vivait les choses avec l'héroïne.
Un peu déçue: le contexte historique est fort intéressant en effet. J'ai rencontré les Rochambelles que je ne connaissais pas, appris sur leur rôle (très impressionnant !). Ce qui m'a dérangée est la narration alternative : en partie, elle avait du sens par rapport au fond de l'histoire , d' un autre côté, j'ai trouvé Marion et ses histoires personnelles/professionnelles inintéressantes. Le problème pour moi avec la narration alternative est qu'elle interrompt l'histoire principale dans laquelle j'aurais voulu m'immerger totalement. Quelques éléments menant à la conclusion ont été pour moi encore superflus, compliquant trop le thème principal.
Après avoir lu Les amants de l’été 44 et Pour l’amour de Laureen, j’avais très envie de découvrir d’autres livres de Karine Lebert. J’ai adoré celui-ci aussi! Les personnages de Marion et Alma sont très intéressants et la trajectoire d’Alma avec les Rochambelles m’a permis de découvrir un aspect inconnu de la seconde guerre mondiale. Un bel hommage à ces héroïnes qui ont rencontré beaucoup de difficultés à faire reconnaître leur mérite à une époque où le rôle de la femme était si différent de celui de l’homme.
Comme toujours l'écriture de Karine Lebert me capte très rapidement, c'est fluide, agréable et instructif.
Ce roman historique nous parle des Rochambelles, des ambulancières, infirmières présentes au plus près des combats, elles accompagnaient la 2ème DB (division blindée) du Maréchal Leclerc. Des femmes recrutées au Maroc, entraînées, venant de Londres, débarquant par la Manche sur les plages normandes d'Utath Beach le 1/08/1944.
Leur mission : aller à Paris en passant par l'Alsace jusqu'à Berlin. Certaines suivront en Indochine.
Nous allons suivre le destin d'Alma, 96 ans, la grand-mère de Marion la narratrice. Lors d'une cérémonie l'honorant organisée par la ville de Trouville, Alma va être victime d'un malaise. Les derniers mots prononcés étaient "Lucie ! Levasseur ! pardonne moi" . Intriguée, sa petite fille, Marion va enquêter pour comprendre et revenir sur les traces du passé.
Le roman alterne la narration d'Alma à l'époque avec son amie de toujours Lucie Delmas, Brittany, Anne et les autres. Ces Rochambelles nous font revivre l'atrocité et la réalité de la guerre avec un réalisme très fort. Marion nous livre elle sa vision des choses en fonction de l'évolution de ses recherches.
La villa Augustine, magnifique édifice du second empire, datant de 1867, à Trouville est la demeure familiale. Elle est occupée par Alma, Elise sa fille et Marion, elle est un personnage à part entière du récit.
Ce roman est publié dans la collection "Terres de France", Karine Lebert nous fait découvrir sa région de façon magnifique. On voyage en lisant, j'ai appris beaucoup de choses et surtout pris énormément de plaisir.
Je vous le conseille vivement, une très jolie plume.
Ma note : 9.5/10
Les jolies phrases
"Une victoire ! Mais qui nous a laissé un goût amer quand nous avons dû faire face à la méfiance des hommes de Leclerc, à leurs critiques ouvertes, à leurs remarques pas toujours bien subtiles. Les soldats voyaient d'un mauvais oeil cette invasion féminine."
Je serais très fière de pouvoir dire que ma grand-mère a été une grande originale, la suffragette des temps modernes qu'elle symbolisait dans ses jeunes années, mais la vérité, c'est qu'après la Libération elle a fait comme ces femmes qui ont redonné les rênes du pouvoir aux hommes de 1918, à la fois amères et soumises.