Des passants se croisent dans un square, s'observent, se jaugent furtivement. Quelques jours plus tard, forcés à la réclusion, ils se trouvent confrontés à eux-mêmes, à leur vie intérieure et à la part d'inconnu, de vide ou de chaos qu'elle recèle.
Un soir de pleine lune qui transforme le ciel au-dessus de la ville confinée en un miroir étrange, l’ordinaire des êtres se renverse en extraordinaire et chacun sent sa vie vaciller.
C’est en remarquable observatrice de ses contemporains que Sylvie Germain nous convie à cette valse mélancolique, éphémère constellation de vivants, où le tragique se mêle à la tendresse et à la dérision, le vertige de l'esseulement à la force de l'amitié.
Germain received a doctorate in philosophy from the Sorbonne, and taught it at the French School in Prague from 1987 to 1993. She claimed that philosophy, 'a continuous wonder' to her, was also too 'analytical', and she switched from Descartes and Heidegger to Kafka and Dostoevsky. She grew up in rural France, in an area steeped in mythology and folklore, and she admitted 'that the power of place had a huge effect on me but it was an unconscious one'. That her prose was 'related to the earth ... the soil, the peasants, the trees', was revealed in her first novel, The Book of Nights (1985), which won six literary awards. The second novel, Night of Amber (1987) continued from the first, and was followed by Days of Anger (1989). Despite this three-part structure, Germain claimed that she was 'trying only to express an obsessive image and to explain it to myself. I have no pretensions to creating a mythos. Each book begins with an image or a dream and I try to express that and give it coherence.'
Une lecture intéressante, découpée en deux parties : juste avant et pendant le confinement. Je n’ai pas du tout aimé la première partie, où on assiste à un défilé d’individus assez antipathiques, une description de lieux communs. Entre ces personnages empruntés dans leur quotidien, Sylvie Germain essaie d’y intégrer une vision de la pauvreté et du sans-abrisme, mais tombe dans le misérabilisme. La deuxième partie est interessante car elle parle de cette expérience collective inédite, et face au confinement les protagonistes de cette histoire deviennent plus humains, plus attachants. J’ai aimé la poésie qui se détache de ces pages sur l’attente, l’allongement indéfini du temps. Un moment de réflexion, différentes expériences d’un moment partagé par des millions de personnes.
Joséphine se sent expatriée « à domicile » (à cause des étrangers). Elle n’a jamais eu d’éducation sexuelle. Sa première expérience est un fiasco. Elle s’agace de voir les enfants « laids » hurler dans les aires de jeu. Raciste non-assumée (encore le terme « émigrés »). Elle en rencontre un allongé dans la rue. Il ne comprend pas la langue alors il fait semblant de lire le journal. Guillaume nous abreuve de ses mots fléchés sur la bête etc… Lui et ses trois cartouches de cigarettes d’avance « au cas où… » Toute une galerie de personnages réagissant différemment à la présence de ce malchanceux. Les chapitres et les points de vue s’enchainent à une vitesse folle. Le SDF est chaque fois qualifié par un adjectif différent. Je ne sais plus si j’ai perdu mes notes Ou si je m’étais arrêté là. Phoenix ++