« Dans le magasin, Françoise n’en finit pas d’oublier pourquoi elle est venue. Deux ampoules pour la lampe du guéridon, du scotch double face pour un coin du lino du cellier, sans quoi elle finira par y rendre l’âme un jour, et un radiateur d’appoint pas trop lourd et efficace, c’est-à-dire tout moi. »
Ce roman est celui de nos zones d’activité, de nos fourmilières de solitudes, de nos villes nouvelles ; des routes, des chemins, des rayons que nous empruntons pour tâcher de nous y trouver. Au cœur de ce feu humain qui couve, le défaut d’un radiateur d’appoint, narrateur de ces destins et témoin de nos froids, nos joies, nos espoirs, nos certitudes déçues, nos petits courages, nos soleils, nos faiblesses inutiles et nos lâchetés d’enfant.
Aurais-je pensé qu'Alex Lutz serait un écrivain merveilleux ? Je ne sais guère, je le savais doué mais il s'agit là d'un talent que j'ignorais. J'ai adoré ce roman, dans lequel je retrouve le naturel que j'ai tant aimé dans d'autres comme La Caissière ou Normal People. On n'embellit pas, on ne décrit pas, mais on donne à voir et à ressentir. Si vous désirez lire une histoire difficile, mais réaliste et belle, alors foncez. Lire Le radiateur d'appoint, c'est comme se plonger dans son propre récit, un peu chaotique mais finalement plein d'amour.
Une écriture virevoltante pour décrire des personnages perdus dans les méandres de leur vie. Belle trouvaille que ce radiateur-spectateur dans un monde sans espoir pour bcp mais où l’Amour, au final, devrait subsister.
Un radiateur pas cher, qui ne crée que des ennuis aux vendeurs, et à Françoise qui va subir les vapeurs toxiques de l’autocollant impossible à enlever qu’il fallait pourtant enlever.. cela permettra à son fils de prendre le temps de venir, de rencontrer Colette la grande amie de Françoise et même Alya la caissière qui s’en veut tant de n’avoir pas insisté auprès de Françoise quand elle a acheté le radiateur... Françoise qui lui a offert cette bague... et Collette sans nouvelle de Thibault qui va se sentir si méprisée et s’en prendre au chef de magasin hospitalisé au même endroit que Françoise, qui deviens criminelle dans un instant de désespoir... Thibault ne l’avait pourtant pas oubliée, c’est juste Alya qui l’a retardé !
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Excellent livre qui offre un regard à la fois drôle, sensible et mélancolique sur les petites choses laides qui composent le quotidien des différents personnage. Ce radiateur d'appoint rend intéressants des gens et des choses auxquels on aurait à priori accordé aucune attention. Une ambiance qui rappelle un peu le film "le grand bain" ou encore les livres de Samuel benchetrit.