986. Charles Gardner et Roy Curtius sont isolés sur une base en Antarctique. Ils participent au programme de recherche d’éventuels signaux en provenance d’une intelligence extraterrestre. Si Charles est pragmatique et expansif, Roy est taciturne et, surtout, obsédé par la lecture de la Critique de la raison pure. Leur cohabitation forcée va virer à l’inimitié à cause d’une lettre : une de celles que Charles a reçues et qu’il a accepté de vendre, sans l’avoir lue, à Roy qui ne reçoit jamais de courrier. La tension est à son comble lorsque celui-ci prétend avoir résolu le paradoxe de Fermi grâce aux textes de Kant. Serait-il devenu fou ? Représente-t-il un danger, alors qu’une tempête éclate à l’extérieur et qu’aucun secours n’est envisageable avant plusieurs jours ? La vision récente du film The Thing, de John Carpenter, n’est pas pour rassurer Charles…
À la fois roman d’aventures drolatique et tour de force littéraire érudit, La Chose en soi nous emporte dans un voyage effréné à travers le temps et confirme l’immense talent d’Adam Roberts.
Une écriture léchée et un incipit accrocheur. On ne peut plus lâcher cette histoire d’une rencontre du troisième type après l’avoir ouverte.
Au delà de l’accroche le roman tiens en haleine et tiens ses promesses au fil des pages. Chaque chapitre nous donne à voir une nouvelle perspective et une perception différente.
Si vous n’avez jamais lu Kant avant cela, vous aurez envie de comprendre l’œuvre et la vie de ce penseur en posant ce livre dans votre bibliothèque...