« Ce que t'as fait est tellement con qu'en ce moment je te déteste. Je n'y peux rien, je t'en veux. Tu m'abandonnes comme un vieil emballage de papier ciré souillé par du glaçage de donut séché. Un beigne à l'érable, ton préféré. Je t'en veux. Je t'en veux tellement que, si t'étais pas déjà mort, j'te tuerais. »
Malorie vient de perdre son grand frère tant aimé, Arnaud, dans un bête accident. En vidant son appartement, elle tombe sur un carnet retraçant son récent voyage en solo en Islande. Appelée par les mots d'Arnaud, elle décide de reproduire son roadtrip. Est-ce un hommage ou une tentative de le faire revivre d'une certaine façon ? Peu importe. C'est peut-être simplement ce dont elle a besoin pour faire la paix avec sa disparition. Dans le pays de l'hiver, Malorie traversera des tempêtes de neige, mais également des tempêtes intérieures qu'elle n'aura d'autre choix que d'affronter.
cette histoire en est une de famille et tout ce qui touche à la famille vient me chercher sans bon sens. c’est le deuil, l’acceptation, la peine et l’incompréhension. j’ai eu les larmes aux yeux de la première à la quinzième page à peu près. j’ai eu l’impression de voyager avec Malorie en Islande et de lire — moi aussi — le carnet d’Arnaud. cette histoire, elle est triste, mais douce. je recommande! ⭐️
3,5⭐️ C’était une lecture très agréable, j’ai beaucoup aimé me plonger dans le décor de l’Islande! Malheureusement, les émotions n’étaient pas au rendez-vous pour moi alors que j’ai senti que l’aspect émotif était au centre du livre. Je pense par contre que le livre résonnera beaucoup plus chez d’autres personnes!
Belle histoire qui donne envie de découvrir l’Islande.
Un petit bémol par rapport au personnage principal. Elle est difficile à aimer. Je comprends qu’on a affaire à une fille introvertie avec des enjeux d’habiletés sociales, mais je trouve que c’est drôlement exécuté. D’ailleurs la réaction de la protagoniste à la mort de son frère (ce n’est pas un divulgâcheur) est étrange. On a davantage l’impression que la mort de son frère est un suicide et non un accident. La façon dont elle en parle et la colère qu’elle vit sont étranges en lien avec la mort d’Arnaud. Ça sonne un peu comme s’il avait fait exprès alors que ce n’est pas la réalité.
Le cheminement dans la voyage est quand même crédible. C’est sûr que ça va vite, mais c’est un roman de 200 pages. Personnellement j’aurais pris plus de cheminement psychologique avant le voyage. Compte tenu de la personnalité de la protagoniste ça semble être vraiment hors de sa zone de confort.
Histoire très touchante! Facile de se mettre à la place du personnage principal. Comment je réagirais si je perdais un proche? Vivrais-je mon deuil de la même façon? Ça vient vraiment jouer avec les émotions.
Une histoire aussi belle que les aurores boréales avec de magnifiques images sur le deuil, l’acceptation, la colère, l’amour et finalement la résilience au goût de vivre.
Ce roman me laisse indifférente. Je n’ai pas vraiment embarqué dans l’histoire. Ce n’est pas mauvais, c’est seulement que les personnages ainsi que le contexte me rejoignent moins.
Embrasser le chaos, c’est une histoire de guérison, d’acceptation et de deuil. C’est déchirant et doux à la fois. Par moment, la tristesse de Malorie est presque palpable au travers les pages. Toutefois, sa force intérieure l’amène à repousser ses limites et sortir de sa zone de confort en marchant dans les traces de son frère. C’est un livre qui nous fait voyager en Islande. On s’y croirait tant les descriptions des paysages sont parfaites. Une belle aventure.
Le voyage en Islande que fait le personnage de Malorie pour se soigner de la perte accidentelle de son frère a répondu à mon besoin d’exotisme. J’en ressors avec l’envie de visiter cette île glaciale remplie de sources d’eau chaude.
Toutefois, la façon dont fut racontée la quête du personnage n’a su m’émouvoir. Malheureusement, ce fut donc, un rendez-vous manqué.
Ceci dit, puisque tout est question de perceptions, je suis certaine que Malorie trouvera échos chez d’autres lecteurs.
Les grandes lignes du résumé m’ont grandement charmé : la perte d’un être cher, la guérison au travers un voyage. Cependant, je ne m’attendais pas à autant aimer ce roman! Étant une personne assez tranquille, un peu renfermée, je me suis identifiée à Malorie rapidement et j’ai tant voulu la soulager de son chagrin. Les descriptions de son voyage en Islande m’ont donné envie de partir en voyage. J’ai refermé mon livre dans un état un peu mélancolique et avec la forte envie d’aller visiter mon petit frère et le serrer dans mes bras!
D’emblée, je dois concéder que je ne suis pas une adepte de ce genre de récit, parce que j’ai souvent l’impression que le voyage est un prétexte à faire se succéder des péripéties dans une progression des lieux forcée.
Ceci dit, j’ai bien aimé la quête de Malorie qui, pour s’engager dans le deuil de son frère, s’inspire de son carnet de voyage pour visiter avec lui l’Islande. Le style simple de la narration exposent efficacement le mélange de tristesse, de colère et d’amertume de cette quête, adoucie par les lumineuses aurores boréales et les mystérieux paysages enneigés. Bien que j’aie eu l’impression, à quelques reprises, de me trouver devant des lieux communs, cette histoire n’en demeure pas moins juste et nécessaire.
Ce livre a résonné tellement fort en moi. Sous le thème du deuil fraternel, il m’a ramené au décès de ma sœur et m’a fait revivre beaucoup d’émotions. En plus de nous faire voyager dans les paysages enneigés d’Islande, l’auteure a su aborder avec une grande douceur le cheminement de Malorie dans les différentes étapes du deuil et donne assurément le goût de partir en road trip et sortir de notre zone de confort. Une auteure à découvrir.
Sympathique roman de deuil et de famille, qui nous donne encore plus que jamais l'envie de partir voyager dans une roulotte sur les routes enneigées de l'Islande!
En plus, j'enregistre une rencontre avec l'autrice vendredi, j'ai très hâte!
Extrait : "Mais on ne retrouve pas juste une évolution du deuil de Malorie, mais également une évolution dans sa façon de voir la vie. C’est une jeune femme qui aime beaucoup son confort. Elle habite chez sa mère, elle a un travail qu’elle adore (j’avoue que le fait d’être libraire m’a fait l’aimer encore plus), mais elle est surtout très introvertie et a du mal à se faire des amis. Ce voyage l’a mise au défi sur divers aspects et on la voit se mettre au défi tout au long du voyage pour se sortir de sa zone de confort et on peut voir que c’est efficace."
Ayant perdu mon frère dans un accident de voiture lorsqu'il avait 24 ans, l'année suivant son retour d'un voyage au Costa Rica, la description et le début de se livre m'ont frappée de plein fouet (surtout les funérailles). J'étais certaine d'y retrouver une forme d'apaisement au fil de ma lecture. En avançant dans le livre, non seulement j'ai trouvé Malorie peu sympathique, mais je ne me suis pas retrouvée dans sa forme de deuil. De plus, certains passages m'ennuyaient malgré la grandeur de ce que peut être un voyage. En tant que soeur soudée à son frère, les mois gris qui ont suivi n'étaient pas enclins au voyage comme elle l'a fait ni à toute l'attention qu'elle portait aux détails du voyage, du moins pour ma part... Ma note reste donc très personnelle, si quelqu'un en a retiré du positif tant mieux.
Même si c'est le genre d'histoire qu'on a sans doute déjà lues, c'est bien écrit, chaque page donne envie de lire la suivante. C'est touchant et beau. En plus ça fait un peu voyager. :)
Après les funérailles, Malorie doit vider la chambre de son frère dans l'appartement qu'il partageait avec un ami. Lorsqu'elle tombe sur le journal de bord du voyage qu'il a fait en Islande, elle prend quelques jours à le feuilleter, avant d'annoncer à sa mère qu'elle part une semaine dans ce pays scandinave qui a tant impressionné son frère.
Tout au long du récit et du voyage, Malorie s'adresse à lui, comme une façon de dire au revoir pour la dernière fois.
C'est un livre que j'ai choisi à cause de la couverture. Une histoire qui mélange le beau et le triste. Une écriture touchante qui aura fait couler quelques larmes une fois la dernière page refermée.
"Maman renifle. Son nez est déjà tellement irrité. Son visage entier est un territoire bombardé de désespoir."
"J'aime comment les chutes ont l'air fâchées, au bruit qu'elles produisent en se jetant d'une haute falaise. Leur rugissement bien senti et assumé m'impressionne."
Lumineux. Une sœur qui traverse le deuil de son frère décédé tragiquement en revivant son dernier voyage.
« Depuis quand est-ce que j’ai pris la décision de m’envoler vers les pays nordiques? Ma main se porte instinctivement vers la poche de ma veste. Ton calepin s’y trouve. Je ne m’en suis pas séparé depuis que je l’ai découvert dans ta chambre. Dans ton ancienne chambre. Si c’est toi qui me parles à travers ce cahier de notes, c’est bizarre et même un peu épeurant. Mais entre ruminer ta disparition dans une banlieue grise de la Rive-Nord et être triste et vide à l’autre bout du monde, mon cœur a tranché à mon insu. Je suis prête à te suivre. Si je peux être avec toi une dernière fois en emboîtant tes pas dans la neige islandaise, j’y vais all-in. » Pages 34-35
Le livre m’intriguait beaucoup! J’avais hâte de le débuter. J’ai apprécié voyager avec Malorie sur les traces de son frère. J’ai pu imaginer des paysages magnifiques.
J’ai de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui m’a moins plu dans ce livre... Peut-être que je pensais encore à ma lecture précédente. Sinon, je trouvais que le discours intérieur de Malorie ne collait pas à la personnalité avec laquelle je l’imaginais.
Finalement, pour quelqu’un qui vit la perte d’un être cher, je crois que ce livre peut lui faire beaucoup de bien.
J'ai aimé ce deuxième roman d'Andrée-Anne Brunet. J'étais contente de retrouver sa plume qui me rejoint droit au coeur. Une histoire touchante, remplie d'émotions, qui aborde le deuil avec une grande douceur. Malorie suit les traces de son frère récemment décédé. En sa mémoire, elle découvre l'Islande. À travers des souvenirs et le fil de son périple, on connecte avec les émotions qu'elle vit. La solitude, la colère et la tristesse sont au rendez-vous. C'est immanquable, on a une pensée pour les gens qui nous ont quittés en lisant le roman.